mercredi 30 mars 2011

[Focus] Ra Ra Riot, la musique de chambre aux accents pop-rock

A chaque mois son [focus] sur le blog Digitives, et pour mars un article consacré à Ra Ra Riot, un groupe aux antipodes du duo détonant Sleigh Bells à la noise pop assourdissante, que nous vous présentions en février.

Wes Miles, Mathieu Santos, Alexandra Lawn,
Rebbeca Zeller, Milo Bonacc

L'aventure Ra Ra Riot débute sur les bancs de la fac de Syracuse (NY) où les membres du groupe, alors encore étudiants, se font connaître grâce à des concerts organisés au sein de leur campus. Leur particularité : jouer de la musique pop-rock en y ajoutant des instruments tels que le violoncelle et le violon.
6 mois seulement après sa création, la troupe impressionne par la qualité de ses performances live et se voit invitée à participer au CMJ, un des grands rendez-vous musicaux new-yorkais.


The Rhumb Line (2008)

Après la sortie en 2007 d'un EP éponyme, l'album The Rhumb line sera la consécration pour ce groupe désarmant de maturité. A la première écoute, leurs chansons semblent joyeuses et pleines de légèreté, or dès que l'on  se penche sur les paroles, la vérité est tout autre. Les chansons de Ra Ra Riot abordent les relations sentimentales sous un angle cynique avec pour exemple "Can You Tell" qui, loin d'être une déclaration d'amour, évoque la crainte des sentiments négatifs que peut engendrer l'amour inconditionnel.



The Orchard, 2010

Fort de son succès outre-atlantique, le groupe sort en 2010 The Orchard,  second opus de 9 morceaux mixés par Chris Walla (Death Cab From Cuties) et Rostam Batmanglij (Vampire Weekend). Le quintet nous invite cette fois-ci à une ballade estivale au plein coeur de leur verger. Avec the Orchard, les mélodies se veulent résolument plus pop et les paroles d'une sensibilité particulière.




A travers ces deux albums, Ra Ra Riot réussit alors l'impossible : nous faire fredonner des mélodies empreintes de mélancolie et d'amertume en prenant soin de nous épargner les effets secondaires.

Mélanie G.

lundi 28 mars 2011

Nouveau design, nouveau logo pour le collectif Digitives !

Le collectif Digitives est fier de vous présenter sa nouvelle identité graphique et surtout son tout nouveau logo, réalisé par Laurence Bentz, graphiste et illustratrice.




Elle a su retranscrire l'identité du collectif tout en apportant cette touche artistique si particulière qui lui est propre. Nous la remercions encore une fois pour sa gentillesse, son sens de l'écoute et son immense talent. Et pour accueillir comme il se doit son logo, le blog We are digital natives a revêtu son design de printemps, plus léger et plus aéré, en adéquation avec cette nouvelle identité visuelle !

En plus de notre compte Twitter, vous pourrez désormais nous retrouver sur Facebook et vous tenir au courant de nos dernières actualités en exclusivité. Natifs ou migrants digitaux, devenez fans du collectif Digitives sans plus attendre !

vendredi 25 mars 2011

Original Folks, la pop délicate et lumineuse

Jacques Speyser fait partie du groupe Original Folks, un quintette pop strasbourgeois en activité depuis 2005. Il nous parle de ses influences, des ambiances éthérées de ses chansons et des nombreux projets du groupe pour 2011. Le groupe se produira le 29 mai au Hall des Chars dans le cadre du festival Strasbourg-Chicago.



Vos mélodies sont très aériennes, en les écoutant on a plus l'impression de se trouver en Amérique, dans de grands espaces sauvages, baignés de la lumière du soir, qu'à Strasbourg.

Effectivement,Strasbourg ne s'impose pas forcément en écoutant cette musique. Elle est inspirée par des choses qu'on écoute, principalement des groupes anglo-saxons, autant d'Amérique que d'Angleterre. Ce sont des disques qu'on a écouté pendant des années et qui nous influencent plus, peut-être, que ce qu'on peut recevoir sur un lieu particulier.

Quels genres de disques ?

De la musique pop principalement, des années 60 jusqu'à maintenant. Les Beach Boys, les Smiths dans les années 80, Pavement dans les années 90, ou encore des artistes comme Ron Sexsmith.

Et ces ambiances anglo-saxonnes, les travaillez-vous ou viennent-elles naturellement ?

Je pense qu'elles viennent naturellement, simplement du fait d'être très fan de ce genre de musique, et de l'idée, ou plutôt de l'envie de perpétuer ça. Sans avoir la prétention d'amener quelque chose de neuf, l'idée est plutôt de perpétuer un genre qui me plaît énormément, et me parle intimement. C'est s'inscrire, non pas dans une tradition, mais dans des choses qu'on apprécie, simplement.

Common Use, le premier album d'Original Folks, est sorti en 2009, un successeur serait-il sur les rails pour 2011 ?

Oui, un deuxième album est en cours. On a commencé à l'enregistrer il y a un certain temps. On le prépare, doucement mais sûrement, et il sortira, on l'espère, avant la fin de l'année 2011.

D'autres projets pour 2011 ?

Une tournée qui s'annonce juste avant le printemps. On va jouer avec Roméo & Sarah et A Second of June du label Herzfeld à Paris, Brest, Rennes et Mulhouse pendant une semaine.

Mais l'actualité principale, même si elle s'inscrit sur la durée, c'est la préparation de cet album. Pour moi, l'important est l'objet-disque. Je suis moins friand de concerts, je suis attaché à l'objet et à ce qu'on en fait intimement. Même si, avec le temps, en se connaissant beaucoup mieux - car il s'est passé des années entre le premier album et celui qu'on est en train de préparer, et nous avons beaucoup répété ensemble - , je pense qu'il y a quelque chose qui s'est passé, à la fois humainement et musicalement. On se sent plus à l'aise. Nous avons aussi une direction peut-être un peu plus pop, plus emportée. Je pense qu'on aspire plus à ça actuellement. Le tempo est plus soutenu, avec plus de légèreté dans les mélodies et dans l'interprétation.

Quel est l'apport de la dynamique de groupe dans Original Folks, par rapport aux projets plus personnels qui vous aviez mené jusque là ?

Pour moi c'était assez neuf, même si j'avais déjà fait des groupes auparavant, je n'amenais pas de chansons. Original Folks est un groupe que j'ai initié avec des amis. Je me retrouvais pour la première fois en situation de groupe, véritablement, avec mes chansons. D'habitude je tiens beaucoup à faire les choses de manière très carrée, à ce que ce soit très en place, mais dans le groupe on apprend à se lâcher. Tout le monde amène quelque chose, ce qui donne une identité collective intéressante et très enrichissante. En faisant les choses tout seul on se met des barrières, là il y a beaucoup de choses qui s'ouvrent.

L'influence des projets individuels des autres membres du groupe (Roméo & Sarah, Unfair to facts...) se fait-elle ressentir ?

Oui, pratiquement tout le monde a un autre groupe avec ses propres compositions, et effectivement on en ressent les effets. Au fur et à mesure que certains s'affirment, ils influencent d'avantage nos compositions. Ce que chacun ressent et a envie de faire, il essaie de l'amener dans le groupe. Pas en forçant les choses, ça se fait assez naturellement, mais les sons peuvent être amenés à changer en fonction des recherches de chacun.

Comment cela se traduit-il ?

Il y a plusieurs phases. J'amène une chanson qui est plus ou moins définie et dont la structure est plus ou moins claire et arrêtée, et ensuite tout ça évolue au gré des répétitions et de l'apport de chacun, puisque chacun va interpréter la chansons à sa manière, va l'entendre à sa façon. Tout ça finit par se faire collectivement et pas de manière individuelle. Mais cela ne se traduit qu'en musique. Les paroles, c'est la dernière étape, la plupart du temps je ne les fais qu'avant d'enregistrer les chansons. Avant on fait beaucoup de concerts, sans paroles.


C'est cette dimension d'échange qui vous a attiré dans le projet Strasbourg-Chicago ?

J'ai vu la première édition du festival, avec la dernière soirée où tout le monde jouait ensemble. C'est quelque chose d'assez appréciable, quelque chose qu'on connaît par ailleurs avec le Herzfeld Orchestra où tout le monde se rejoint de manière ponctuelle. Et ce principe à l'occasion du festival peut être vraiment sympa. Je pense que ça peut donner une dynamique, quelque chose d'assez particulier qui est lié à une période donnée, à des humeurs particulières, ce qu'on vit à ce moment là, et la rencontre de gens. C'est forcément intéressant.


Une interview du collectif Digitives, avec Audrey Canalès 


Retrouvez le podcast de cette interview sur le site du festival Strasbourg-Chicago, et en écoute sur la playlist Digitives. Pour plus d'information sur le groupe Original Folks, consultez leur page facebook et le site du label Herzfeld.

mercredi 23 mars 2011

Les trois étapes incontournables pour trouver la typo idéale

Première étape : trouver la bonne police


On ne le présente plus, DaFont reste le site incontournable pour trouver la police dont vous rêvez.

Grâce à un catalogue recensant plus de 12 000 typos téléchargeables pour la plupart gratuitement, se procurer une police devient alors un jeu d'enfant. L'un des points forts du site est le classement par thématique, optimisant vos chances de trouver la bonne police.




Pour ceux qui n'auraient pas trouvé leur bonheur avec DaFont, d'autres sites similaires sont disponibles :

Abstractdafont : ce site offre un catalogue de 13 000 polices avec un système de notation permettant de s'informer sur les modèles les plus plébiscités.
Acidfonts : des milliers de polices sont également téléchargeables gratuitement sur ce site qui se démarque par un design plus épuré et une présentation moins anarchique.
Modern life : se destine aux passionnés du web 2.0 qui pourront retrouver les polices des sites "social media" les plus emblématiques et ainsi s'en inspirer.

Outre les catalogues en ligne, il vous est surement déjà arrivé de croiser une police sur un site web et de vous arracher les cheveux pour trouver son nom. Whatthefont met un terme à votre frustration en vous permettant d'uploader un fichier ou de spécifier l'url du site qui a retenu votre attention.

Deuxième étape : tester sa police


On observe souvent une incompatibilité entre la sélection et l'intégration de la police au sein de son site web. Il est en effet difficile d'anticiper le rendu qu'aura une typo avec le seul aperçu proposé par le catalogue en ligne. Le site Typetester s'avère très utile lors de votre phase d'intégration car il permet de comparer simultanément jusqu'à trois polices différentes sur un même écran avec la possibilité de leur appliquer divers attributs (couleur, espacement etc). Une fois votre sélection définie, le code css peut être généré depuis le site.


Troisième étape : rester à l’affût des dernières tendances

On le sait, les tendances web se succèdent à une vitesse folle engendrant par conséquent un travail de veille inéluctable pour tout utilisateur qui souhaiterait rester à la page. Le blog Ilovetypography, comme son nom l'indique est consacré exclusivement à la typographie et fait figure de référence dans le milieu du webdesign. Mis à jour quotidiennement, le site décrypte les dernières tendances en matière de police. A conserver précieusement dans vos favoris !


Si au terme de cet article, vous êtes toujours "sans police fixe", le collectif Digitives a la solution ultime : "So you need a typeface" un graphique ingénieux réalisé par Julian Hansel, qui vous permettra à coup sûr d'identifier votre police idéale.

cliquez sur l'image pour voir la version originale

Et en bonus, "FontFace" une vidéo très réussie sur le thème de la typographie réalisée par le studio Atipo



Stéphanie M.

lundi 21 mars 2011

Test utilisateurs : pourquoi ? comment ?

Au cours de cette étape décisive qu'est l'optimisation d'un site internet, les ergonomes ont souvent recours a un outil extrêmement utile et performant : le test utilisateur, également appelé test d'utilisabilité. En effet, confronter un site internet à une utilisation "réelle", réalisée par des personnes extérieures au projet, peut être une étape décisive dans l'étude de l'ergonomie et de l'utilisabilité de ce site. Elle peut soit confirmer, soit infirmer les décisions prises au sujet de l'arborescence, du contenu ou du design.


Qu'est-ce qu'un test utilisateur ?

Un test utilisateur consiste à mettre en scène de la manière la plus réaliste possible l'utilisation d'un site internet par un groupe de personnes choisies pour leur ressemblance avec vos "internautes-types". La mise en oeuvre d'un test utilisateur requiert un logiciel d'enregistrement de l'écran afin de pouvoir revenir sur les actions des testeurs, et, en fonction du besoin, de matériel d'enregistrement (caméra, micros...) ou d'un logiciel d'eye-tracking pour étudier le comportement visuel d'un utilisateur sur la page.


Pourquoi mettre en place un test utilisateur ?

Le test utilisateur permet d'identifier les éventuels problèmes de votre site avant son lancement : c'est un gain de temps et d'argent. Dans le cas d'un site pré-existant, il peut vous permettre d'améliorer votre taux de transformation.

Faire appel à un public externe est essentiel à un certain stade du projet, car l'équipe qui travaille sur le site est bien trop impliquée pour avoir un avis objectif et se défaire des habitudes déjà acquises sur ce futur site.


Comment procéder ?

  • Avant le test :

Identifiez votre cible pour constituer un échantillonnage efficace de participants. Selon Jakob Nielsen, le grand spécialiste mondial de l'ergonomie, 5 utilisateurs suffisent à soulever 80% des problèmes d'un site internet. D'autres spécialistes s'accordent à dire qu'il est préférable d'avoir recours à un groupe de 8 à 10 personnes. Ce critère est laissé libre à l'appréciation de chacun, pour des raisons évidentes de budget. Cependant, il semble préférable de morceler le test en réalisant plusieurs tests espacés, à différentes étapes de la conception du site, et en procédant à des corrections entre chaque test. Dans le cas d'une refonte, il est intéressant d'inclure au panel de testeurs des utilisateurs familiers du précédent site afin d'étudier leur capacité d'adaptation à la nouvelle interface.

Établissez ensuite un plan de test "standard", en fonction des objectifs de votre site : trouver facilement et rapidement le formulaire de demande de devis, trouver le prix d'un article sans avoir à l'ajouter au panier... Ce plan de test comporte une liste de tâches à effectuer, des point-clés, des scénarios d'utilisation, des questions... Attention cependant à ne pas fixer un cadre de test trop strict. Chaque utilisateur a ses habitudes, et ce n'est pas parce qu'il ne passera pas par l'endroit exact où vous souhaitez qu'il passe que le test en sera raté.

Il est très important de mettre les utilisateurs en confiance dès le début du test, en leur expliquant que ce ne sont pas eux qui sont testés, mais bien le site internet. Au contraire, signifiez-leur que leurs erreurs, loin d'être gênantes, sont très utiles car révélatrices des erreurs de conception du site (et pas de l'utilisateur). Présentez-leur le site et laissez-leur quelques instants afin qu'ils puissent se familiariser avec l'outil (sauf si cela devait entrer en conflit avec le protocole de test). Veillez à commencer le test avec des tâches faciles à réaliser, cela permettra aux utilisateurs de découvrir le site et de se détendre.


  • Au cours du test :

L'observateur prend note des erreurs, des hésitations, des incompréhensions et de toutes les difficultés que les utilisateurs rencontrent, du nombre de clics nécessaires à la réalisation d'une tâche ainsi que de la rapiditité avec laquelle ils effectuent les tâches requises. Il est également essentiel de recueillir leurs impressions au cours du test, et notamment leur degré de satisfaction, un critère signifiant de l'utilisabilité d'un site. Incitez-les à verbaliser leurs actions. En cas de problème, n'hésitez pas à lui demander son avis sur les améliorations possibles, cela peut s'avérer extrêmement instructif. Évitez cependant de leur venir en aide au cours du test, car leur comportement doit être le plus proche possible d'un comportement typique. La phase de test ne doit pas être trop longue, afin que la concentration du panel d'utilisateurs ne se relâche pas. Il est préférable d'introduire des instants de pauses si le test devait durer plus d'une heure.

  • Après le test :

Toutes les données recueillies vont ensuite être confrontées à des objectifs d'utilisabilité (quel pourcentage d'erreur est acceptable ? Les tâches sont-elles effectuées plus vite ou moins vite que sur l'ancien site...) et analysées. La satisfaction des utilisateurs sera également étudiée et prise en compte dans le processus décisionnel. En fonction de la marge d'erreur acceptable, des recommandations seront émises par l'ergonome afin de procéder à des aménagements, ou, dans le pire des cas, à une refonte complète.


Le test utilisateur représente un engagement certain en termes de temps et d'argent, mais c'est un élément fondamental dans la conduite d'un projet. Si vous n'avez pas les moyens de faire appel à un professionnel, il vous est tout de même possible de réfléchir vous-même à un protocole de test simplifié, que vous pourrez soumettre à un groupe de collègues ou d'amis extérieur au projet.

Stéphanie M.

jeudi 17 mars 2011

Bloggers day of silence for Japan


En hommage aux disparus de la terrible catastrophe qui frappe actuellement le Japon, le collectif Digitives s'associe au mouvement Bloggers day of silence for Japan. Il n'y aura donc pas de publication demain sur le blog.

Vous pouvez venir en aide aux victimes en effectuant un don sur le site de la Croix-Rouge.

mercredi 16 mars 2011

Le top 10 Digitives des sites internet les plus beaux et les plus originaux

Aujourd'hui le collectif Digitives vous propose sa sélection des 10 sites internet les plus beaux, les plus originaux, ou, en tout cas, ceux qui nous ont le plus tapé dans l'œil ! Ce classement est bien sûr hautement suggestif, alors n'hésitez pas à nous suggérer vos sites internet préférés dans les commentaires.

1. Le plus rock & roll


Interactif et amusant, le site du groupe The Strokes se démarque par sa présentation sobre, masculine et inventive. Une bonne publicité à l'occasion de la sortie de leur nouvel album.

2. Le plus géométrique


Des couleurs poudrées qui viennent adoucir le rigorisme des formes géométriques, des visuels nombreux et élégants, le site de l'Opéra National du Rhin est une merveille.

3. Le plus ludique


Le site dontclick.it propose une expérience de navigation toute particulière, puisque le clic est interdit ! On apprend à sélectionner les éléments de manière différente, en effectuant des gestes précis ou en respectant un timer.

4. Le plus élégant


Le portfolio de l'artiste Nora Rose Travis est un modèle de raffinement et d'élégance. Un parfait exemple de site internet à page unique. Dans la même veine, le site de la graphiste Lucia Soto.

5. Le plus professionnel


Le site de l'agence de design britannique Seymourpowell est à son image : élégant, racé, professionnel. Le découpage de la page en trois bandes verticales est particulièrement intéressant.

6. Le plus expérimental


magneticNorth, autre agence de design, propose elle aussi une navigation originale. Il s'agit ici de dessiner  des formes avec sa souris pour faire apparaître un projet, une news ou une recherche.

7. Le plus photogénique


Le ton est donné, et l'accent mis très clairement sur les œuvres de la photographe américaine Valerie Phillips. Un parti pris intéressant pour ce type de portfolio. Dans le même esprit, on retrouve du très inclassable groupe Die Antwoord, ou encore le site de vente en ligne Blixt & Dunder.

8. Le plus graphique


Les pages du site de l'agence digitale creativespark fourmillent de petites illustrations toutes plus magnifiques les unes que les autres. Les amateurs d'illustrations animalières peuvent également aller faire un tour sur  Beavory, site de l'artiste et native digitale Keren Mack.

9. Le plus bluffant

Une navigation originale mais rendue assez difficile par l'abondance de contenus. Cependant le site de Kenjiro Harigai est un véritable bijou.

10. Le plus illustré
    Et pour finir, notre coup de cœur. Le site de l'illustratrice Lotie est beau et élégant, et l'expérience de navigation tient de la promenade onirique. On pourrait simplement lui reprocher un léger manque d'ergonomie. Dans le même esprit, on retrouve les très jolis sites de Mademoiselle Dimanche ou de La Lutine.

    Et en bonus, parce qu'on a reçu une très très lourde pression de leur part mais aussi parce qu'on les aime bien, on vous rappelle que le site d'AtypicStore n'est pas mal non plus :



    Ce tour d'horizon vous a-t-il inspiré ?

    Stéphanie M. & Mélanie G.

    lundi 14 mars 2011

    Sowetrip vs Spotted by locals : le tourisme 2.0

    Le collectif Digitives vous propose, ce lundi, un comparatif entre deux "trip planner" incontournables afin de préparer au mieux votre voyage. Sur son ordinateur ou son smartphone, le tourisme est désormais 2.0 grâce à une communauté soucieuse de partager ses bonnes adresses et de faire de votre voyage une expérience inoubliable.


    Sowetrip.com est ce qu’on appelle un “trip planner” nouvelle génération, qui a pour vocation d’aider à la concrétisation d’un voyage court type week end en Europe grâce aux recommandations des autres utilisateurs. Les français Nicolas Giboire, Thibaut Mallecourt et Baptiste Cayol, jeunes diplômés, se sont lancés début 2010 à la conquête du tourisme 2.0 en développant l’idée d’une grande communauté de voyageurs « nouvelle génération » prêts à partager leurs bons plans. sowetrip.com a reçu le prix du concours national du meilleur business plan 2009, organisé par l'ESCP Europe, Ernst & Young et Paris Business Angels.

    Le site se présente comme une plateforme communautaire permettant de partager son expérience d’un week end dans une ville donnée via un Tripbook. Ce carnet de voyage 2.0 promet une vision touristique unique, puisque l’utilisateur a soumis sa propre expérience étape par étape, avec critère de genre, budget etc. Sur la page principale du tripbook, l’itinéraire apparaît sous forme de cartographie, légende et description à l’appui ainsi qu’une estimation du budget à prévoir pour réaliser les différentes étapes. On peut apporter sa pierre à l’édifice grâce à l’ajout de mot-clefs sur les lieux et noter le tripbook sur une base de 1 à 5 étoiles. Le site vous donne l’opportunité de préparer minutieusement votre week end ou alors si vous voyagez sur un coup de tête, l’application pour iPhone (gratuite) sera votre allié pour un week end inédit.

    La liste de critères pour optimiser sa recherche

    Nous avons réalisé une enquête afin de vérifier la crédibilité et la mise à jour des données du site.
    En vue d’un week end à Madrid et avant d’acheter un guide de voyage papier, nous allons voir ce que ce site a dans le ventre.
    Première étape, on tape sa destination dans la barre de recherche ou on sélectionne une destination parmi les entrées déjà présentes sur le site : après un bref coup d’oeil, Madrid est dans la liste. Vient alors la sélection des critères : nous partons entre amis, plutôt à la mode, curieux, fêtards et possédant un budget moyen.
    Premier constat agréable : un choix de centre d’intérêts réduit à l’essentiel, optimisant ainsi les matchs avec les tripbooks déjà crées.

    Premier bémol : un bandeau discret apparaît nous précisant qu’aucun résultat ne correspond exactement à notre requête, qu’à cela ne tienne, on nous propose 179 résultats approchants.


    Pour terminer nous avons réalisé une enquête en sélectionnant des bars et boîtes de nuit à Madrid et les avons soumis à une Madrilène pour vérifier si effectivement cela rentrait dans nos critères. Niveau budget en général ce fut tout bon, par contre les boîtes de nuit qui nous ont fait de l’oeil s’avèrent être tout sauf trendy, plutôt plouc en fait.

    Chaque tripbook contient une mine d’informations et de bons plans, à vous de faire le tri et de glaner des infos un peu partout pour vérifier si cela correspond réellement à vos attentes. Par contre, nous vous recommandons de vous en tenir à la recherche pure, car la création d’un tripbook s’avère compliquée, présence de divers liens corrompus, impossible d’éditer le tripbook, il faut le concevoir d’un trait, et dernier point noir : il faut se perdre dans les conditions générales pour trouver comment supprimer un compte crée. Bref, faîtes comme nous, pour profiter au maximum, rien de mieux que de connaître des gens sur place : adoptez un “local”.


    Spotted by locals,  faites confiance au guide


    Véritable alternative au traditionnel guide touristique papier, Spotted by Locals offre une sélection des meilleurs endroits à découvrir en Europe. La plateforme compte ainsi 33 destinations européennes dont les bons plans ont été dénichés par des bloggeurs avisés appelés “Spotters”.
    N’est pas “Spotter” qui veut, seule une poignée de personnes sont retenues par ville et répondent à des critères précis.

    En 2008, Sanne & Bart van Poll, un couple de voyageurs avertis originaire d’Amsterdam décide de lancer un site facilitant la recherche d’informations pour l’e-touriste amené à préparer une excursion dans une capitale européenne.
    Leur objectif : recommander des lieux loin des circuits très touristiques ou des clichés attendus. Pour se faire, le couple a écumé pendant 6 mois 21 capitales européennes afin de sélectionner les 120 premiers Spotters. En effet, comme nous l'avons évoqué précédement, Spotted by Locals fait appel à des blogueurs amoureux de leur ville. Ceux qui ont été retenus à l’issue d’un entretien avec les fondateurs maitrisent la langue locale mais également l’anglais afin d’écrire des contenus ayant pour but principal de retranscrire fidèlement l’âme d’un lieu et sa spécificité.


    Grâce à cette pleine immersion offerte par ses “Spotters”, le site a remporté plusieurs prix depuis son lancement tels que le Lonely Planet travel blog award (très célèbre guide touristique), le “best travel blog award” par le travel mole et également un prix dans la catégorie “voyage” par le très populaire site Mashable. Soucieux de toucher une communauté importante de voyageurs, Sanne & Bart décident de diversifier les supports de diffusion en permettant aux utilisateur de Layar, un navigateur utilisant la réalité augmentée de rechercher des informations sur leur site grace à la fonction photo de leur smartphone - non sans rappeller le principe de Google Goggles que nous vous avions présenté dans un article précédent.
    Depuis 2010, un pdf est également téléchargeable par les internautes au prix de 3,99 euros et fait office de guide pour chacune des villes avec les derniers billets postés ainsi qu’une carte et un index.

    Parmi les 33 villes actuellement disponibles, nous avons voulu comparer les lieux retenus pour Madrid avec ceux de Sowetrip. 5 spotters au profil différents permettent à l’e-touriste de découvrir de bonnes adresses selon ses centre d’intêrets.

    Les 5 spotters madrilènes

    Parmi le panel de bloggeurs, on peut ainsi suivre les recommandations de Teresa Juan Lopez, une journaliste née à Madrid  qui saura conseiller toute personne à la recherche du côté cosmopolite et festif de la capitale. Plus qu’un simple annuaire avec les informations basiques concernant un lieu, le Spotter apporte son propre regard et ressenti dans ses billets publiés. Teresa décrit par exemple l’art de rue propre à la capitale madrilène dans une note illustrée par une de ses photos. Cette démarche permet ainsi d’offrir à l’internaute une totale immersion pour planifier au mieux son voyage.

    Depuis février, les 33 destinations sont disponibles sur iphone ( 3,99€ par ville) et permettent à l’utilisateur de voyager sereinement au gré des recommandations des spotters.
    Spotted by Locals fait donc figure de concurrent sérieux au bon vieux guide du Routard et se démarque très largement de sowetrip par sa richesse de contenu et son ergonomie.

    Et vous, quel guide 2.0 choisiriez-vous ?

    Justine P. & Mélanie G.

    vendredi 11 mars 2011

    Le web au service de la créativité : Free crappy portraits

    Selon la légende, cette expérience artistique venue d'une autre galaxie est née d'un opportun accident du vidéaste et musicien chicagoan RJ Buckler, qui l'empêcha d'aller faire une balade en roller avec sa complice Alyssa Ochs. En lieu et place de la dite balade, ils décident d'installer une table pliante dans un parc et de dessiner les passants. A leur manière. Leur maxime pourrait se résumer de la manière suivante : si tu sais tenir un crayon, tu sais dessiner.



    Ils sont très vite rejoints par la graphiste Sarah Krzyzek, ce qui leur permet d'envisager de façon tout à fait réaliste de crappy-portraitiser les presque 7 milliards d'habitants de notre belle planète. Sur cette lancée, ils décident en toute logique de créer le site Free Crappy Portraits. Rj et ses deux acolytes invitent alors les internautes du monde entier à leur envoyer par e-mail une photo accompagnée d'un petit texte de présentation leur permettant de cerner au mieux leur personnalité et leurs attentes. Le succès du site est tel qu'ils doivent à présent faire appel à des "artistes" invités afin de faire face à la demande exponentielle. Le résultat est plus qu'édifiant, et publié sur leur site. On vous laisse juges :

    God's Gift 2 Women
    The Ballad of Matt Collander
    To Tim, With Love
    too many arms and hands - the justine bateman chronicle


    Les plus masochistes peuvent même faire imprimer leur portrait sur un t-shirt, un sweat, un mug, ou encore un tapis de souris. De quoi régaler votre famille et vos amis pour Noël.

    Chez Digitives, on n'aime pas être en reste niveau tendance et créativité, alors on a décidé de vous offrir notre propre crappy portrait home-made, dans un élan de grande générosité artistique. Et pour se sentir moins seules, on a ajouté au portrait les "Digitives du coeur". Pardon à eux par avance (et pardon à tous ceux qu'on aurait aimé faire apparaître sur le portrait, mais on n'avait pas beaucoup de place). 

    Les Digitives et les presque-Digitives


    (Si ce billet vous a inspiré, envoyez-nous vos fan-arts à l'adresse digitives@gmail.com, on se fera un plaisir de les publier).

    Stéphanie M.

    mercredi 9 mars 2011

    PageRank : la fin d'un mythe

    Tout internaute soucieux d'optimiser le référencement de son site web est loin d'ignorer l'existence du PageRank, une donnée qui fait couler beaucoup d’encre.
    Régulièrement, on peut lire des articles se perdant en conjectures à chaque annonce de modification de l’algorithme ou prétendant connaître toutes les subtilités du PageRank.
    Il ne s'agit en realité qu’un facteur parmi plus de deux cents autres sur lequel se base l’agorithme du moteur de recherche Google pour générer ses résultats.
    Le collectif Digitives adopte un tout autre ton, dans cet article, en vous donnant quelques clés pour comprendre le rôle de cet indicateur et apprendre, avant toute chose, à cohabiter avec !



    Qu'est ce que le PageRank (PR) ?

    En 1998, Larry Page, co-fondateur de Google met au point l'algorithme d’analyse des liens qui participe au système de classement des pages Web mieux connu sous le nom de PageRank.
    Chaque page d’un site se voit attribuer un score (une notation représentée sur une échelle de 1 à 10) proportionnel au nombre de fois que passe un utilisateur par cette page. Ainsi plus la somme des Page Rank des liens pointant vers votre page sera grande plus votre propre PR sera important.
    Deux critères principaux d’évaluation : le nombre de liens externes pointant vers votre page web et la qualité du lien ( la pertinence du site web qui renvoie vers votre page)


    Le PageRank, un outil en constante évolution


    Autrefois, les référenceurs avait recours massivement aux soumissions et échanges de liens, notamment grâce aux annuaires, permettant d’augmenter de façon drastique le PR. Google avait alors encore une vision relativement quantitative pour déterminer la popularité d’un site web. Le niveau d'exigence a néanmoins été revu à la hausse par le moteur de recherche avec la mise en place de filtres et de critères qualitatifs afin d’enrayer les campagnes de linking abusives. Google se penche donc de plus en plus sur la sémantique, la pertinence des liens ainsi que le comportement des utilisateurs.

    Chaque fois qu’une recherche est effectuée, l’algorithme de Google va sélectionner les pages les plus pertinentes en fonction des mots-clés saisis. Elles sont ainsi classées selon la valeur de leur PageRank, la page ayant le plus haut PR figurera donc en première position.

    Différencier PageRank réel et “Toolbar PageRank”

    Si vous utilisez la barre d’outils Google, vous avez déjà sûrement pu remarquer un indicateur représenté par une jauge verte. Il s’agit du fameux PageRank, un outil permettant d’avoir une idée sur la visibilité de votre site. Cependant, il arrive que le PageRank de votre site soit nul (site web récemment crée) ou peu elevé alors que vous bénéficiez d’un bon positionnement.
    A l’inverse, de nombreux internautes restent dubitatifs en voyant leur positionnement stagner alors que leur PageRank augmente. Il est ainsi primordial de savoir que les données affichées par cet indicateur n’influent pas sur le classement de votre site. Mis à jour environ une fois tous les trois mois, vous n’observerez donc pas de changement immédiat sur votre score même si vous comptez une dizaine de liens de qualité.
    Seul le PageRank réel a un impact sur les résultats de recherche. Ce PR est mis à jour en temps réel, si vous avez aujourd’hui de nouveaux liens entrants, votre score augmentera dès le passage du robot. Google n'a pas intérêt à fournir un outil révélant en temps réel les impacts de vos optimisations sur les résultats de recherche au risque de mettre en péril son algorithme attirant toutes les convoitises.


    Le PR de la google toolbar est-il alors utile ?

    Lorsque vous êtes à la recherche de partenariats / d’échange de liens, cette fonctionnalité vous permet néanmoins de vérifier le score "moyen" de la page qui constituera un lien entrant pour votre site. Le but étant d’obtenir des backlinks venant de sites dont le PageRank est égal ou, dans l'idéal, plus important pour optimiser votre référencement.



    De nouvelles règles du jeu pour le PageRank?

    En mai 2010, Google a optimisé le PageRank en mettant une fois de plus la priorité sur la visibilité d’un lien (sa position au sein d’une page) et sa pertinence. Fini donc le classique footer rempli de dizaines de liens en police 8, finis les commentaires à but strictement publicitaire remplis de liens redirigeants vers vos pages ou encore les barres de navigation de votre site regorgeant d’url de sites réputés pour leur link-farming. Un lien doit ainsi plus que jamais se démarquer par son placement au sein d’un site et sa pertinence.


    Le PageRank: l'adopter ou l'oublier ?


    Difficile de tirer des conclusions concernant cette donnée, qui n'est au final, que la partie visible d'un algorithme dont la complexité semble encore échapper à la majorité d'entre nous. Le PageRank n'est néanmoins pas négligeable dans toute stratégie d'optimisation du référencement et peut être couplé à d'autres outils tel que Yahoo site explorer qui permet également de recenser les liens entrants et sortants de votre site.
    Vous l'aurez compris l'avenir de votre positionnement ne se jouera pas sur votre score PageRank mais sur le comportement que vous aurez adopté lors du développement de votre site web.
    Soyez donc consciencieux dans l'élaboration de vos partenariats en choisissant des sites pertinents et en proposant en retour un site web aux contenus riches et seo-friendly !


    Pour les plus téméraires, la page wikipedia consacrée au PageRank présentant les équations de l’algorithme simplifiée. 

    Mélanie G.

    lundi 7 mars 2011

    Dix conseils pour optimiser l'ergonomie de votre site

    L'ergonomie web, on en parle beaucoup sans vraiment savoir précisément de quoi il retourne. Nous vous proposons aujourd'hui une introduction à l'ergonomie web, afin de saisir les mécanismes objectifs qui font qu'un site est ou n'est pas ergonomique. 




    A quoi sert l'ergonomie ?

    Dans un premier temps, à fournir au visiteur de votre site une expérience de navigation agréable. Il est absolument nécessaire que l'internaute puisse trouver facilement et rapidement l'information qu'il cherche sur votre site, sans avoir à "fouiller" dans toutes vos pages, ni même à utiliser votre moteur de recherche interne. En termes plus techniques, il doit répondre à des critères d'utilisabilité. C'est encore plus vrai pour un site d'e-commerce. Si l'internaute éprouve des difficultés à trouver le produit qu'il recherche, son prix ou encore les conditions et tarifs d'expédition, il y a fort à parier qu'il ira acheter le produit sur le site de votre concurrent. L'ergonomie n'est donc pas une notion à prendre à la légère. Par extension, l'ergonomie a un impact certain sur la fidélité de vos visiteurs. En effet, si leur première expérience de navigation sur votre site a été satisfaisante, il est encore une fois plus que probable qu'ils y reviendront.


    Comment rendre son site ergonomique ?


    1. Se mettre à la place de l'internaute

    L'idéal est d'envisager cet aspect dès la phase de conception de votre site. Mettez-vous à la place de l'utilisateur, et réfléchissez à ce qui vous plaît / vous rebute dans l'utilisation d'un site internet. Observez également comment sont conçus des sites qui fonctionnent bien.


    2. Observer son comportement

    Prenez le temps d'étudier le profil-type de vos internautes. Leurs habitudes de navigation et leurs attentes ne sont pas les mêmes, et leur rapport à l'ergonomie sera bien évidemment différent. L'âge a une influence majeure, c'est évident, les internautes les plus jeunes ont une capacité d'adaptation plus aisée. 


    3. Prendre garde au design et aux éléments visuels

    Pour commencer, il faut s'assurer de la cohérence graphique entre les pages, cela va sans dire. L'internaute ne doit pas penser qu'il a changé de site entre deux pages. Attention à ne pas trop surcharger le design, cela nuirait aussi à l'ergonomie du site. Les éléments primordiaux de votre message (contenu textuel, produit...) ne doivent pas être noyés au milieu des éléments graphiques. Évitez également les éléments clignotant, ou les publicités trop envahissantes. Ces dernières doivent également être placées de façon à ne pas être confondues avec du contenu. Ne les placez donc pas aux emplacements de la bannière ou du menu par exemple. La colorimétrie et la typographie ont également une influence très importante sur l'ergonomie. Restez donc en harmonie avec la charte graphique de votre entreprise, et privilégiez les polices web (Georgia, Verdana...).


    4. Étudier l'arborescence

    C'est la base de votre site, cet élément fondamental mérite donc toute votre attention. Essayez donc de mettre en place une arborescence la plus simple et la plus claire possible, en limitant les sous-niveaux de navigation. Choissisez des intitulés précis et parlants, et placez vos menus bien en évidence (en règle générale : horizontalement sous la bannière ou verticalement, en haut à gauche).


    5. Limiter le temps de chargement des pages

    Il n'y a rien de plus énervement qu'une page dont le chargement n'est pas instantané, ou quasi-instantané. Ce genre de handicap peut facilement vous faire perdre des internautes. Veillez donc au poids de vos images, de vos pages, et à la puissance de votre serveur.


    6. Conserver le fil d'ariane

    Egalement appelé breadcrumb, ce petit élément, souvent présent par défaut dans les CMS, permet à l'internaute de savoir à tout moment à quel endroit du site il se situe. Il est indispensable pour les sites possédant des sous-niveaux de navigation. Même s'il doit rester discret afin de ne pas être confondu avec un élément de titre par exemple, il doit être suffisamment visible pour être utile.


    7. Soigner les contenus

    Nous l'avons déjà vu lors de précédents articles, sur un site internet, le contenu est roi. Inutile donc d'accumuler les visuels décoratifs s'ils risquent de prendre le pas sur le message que vous souhaitez faire passer.


    8. Respecter les règles de l'accessibilité

    L'accessibilité fait également partie de l'ergonomie d'un site internet. Si votre site respecte ces standards, il y a de grandes chances pour qu'il soit également ergonomique !


    9. Éviter les contre-affordances

    Les internautes possèdent un certain nombre d'habitudes de navigation, également nommées affordances : les éléments soulignés sont cliquables, la navigation principale se trouve en évidence, en cliquant sur le logo on retourne à la page d'accueil... N'essayer pas d'aller contre ses habitudes, cela perturberait grandement la navigation de vos visiteurs, et ne les inciteraient pas à rester sur votre site ou bien à y retourner. D'un autre côté, ne jouez pas trop non plus de ces affordances (ne pas mettre de lien vers l'accueil dans la navigation par exemple), car tout le monde ne possède pas toujours les mêmes réflexes.


    10. S'adapter aux équipements

    Beaucoup de sites sont aujourd'hui consultés sur des écrans très grands, ou très petits. Evitez donc les extrêmes en matière de résolution de votre site, afin qu'il puisse s'adapter au mieux à tous types de supports. Il en va de même pour les navigateurs, l'inter-opérabilité est fortement recommandée. Si votre site à une vocation informative, n'hésitez pas à fournir une version imprimable de vos articles et de vos pages.


    Nous reviendrons dans un prochain article sur l'ergonomie web appliquée à la page d'accueil de votre site. En cas de doute quand à l'ergonomie de votre site internet, n'hésitez pas à faire des tests, à requérir l'avis d'internautes fidèles ou non de votre site, et, bien sûr, à faire appel à un professionnel du web qui saura vous conseiller efficacement.

    Stéphanie M.

    vendredi 4 mars 2011

    10 applications qui feront de vous une rockstar

    Cette semaine, Digitives a le plaisir d'accueillir une nouvelle contributrice à la plume avisée en la personne de Justine. Native digitale et passionnée de musique, son éclectisme lui permet de nous faire découvrir les talents de demain et les derniers gadgets à la mode. Pour ce premier article, cap sur une sélection d'applications au service  d'une création musicale très originale.

    Le succès des jeux vidéos Rock Band et Guitar Hero a largement prouvé que loin des cours de solfège barbants, la pratique de la musique suscite un vif intérêt, de la part d’un public plutôt vaste, que l’on soit musicien de formation ou simple amateur, on aime s’essayer à un riff électronique endiablé ou bien une impro de batterie sur des airs connus de tous. Encore faut-il s’approprier les engins proposés par les constructeurs, et force d’acharnement, peut-être espérer faire un combo survolté en enchaînant les notes de groupes de légende comme Aerosmith ou encore Queens of the Stone Age. Pas si simple de s’improviser musicien. Pourtant la musique virtuelle est devenue en peu de temps un business florissant et ludique que les développeurs se sont empressés de faire fructifier. Ainsi, sur l’app store d’Apple sont apparues diverses applications qui permettent de transformer votre iPod ou iPhone en instruments de musique, souvent simplifiés, parfois utiles, les Digitives ont selectionné pour vous un panel d’incontournables à vous procurer d’urgence !

    Certains développeurs ont misé sur le côté traditionnel et on adapté l’Pod/iPhone pour se rapprocher au plus juste des instruments. Voici une sélection des instruments classiques revisités à la sauce Apple :


    PocketGuitar


    Avis aux guitaristes, cette application vous promet la sensation de jouer comme sur un réel instrument, ainsi on peut pincer les cordes, les gratter, faire des effets et choisir parmis 6 instruments : La guitare classique, la guitare electrique, la basse entre autres. Voir une démo sur "Nothing else Matters" de Metallica.

    Télécharger PocketGuitar (payant)


    Ocarina (par Smule)


    Souffler dans le micro de son iPod/iPhone et revivez vos années collège grâce à cette application qui transforme votre appareil en une flûte, le petit plus c’est qu’une communauté a vu le jour et permet d’écouter les notes de ses compatriotes. Laissez vous envoûter par ce iphone-all-band accompagné par un guitariste sur la mélodie de Led Zeppelin - "Stairway to Heaven".

    Télécharger Ocarina

    Pocketshaker

    Pocket Shaker étonne par sa panoplie complète de percussions : Conga, castagnette, tambourin, maracas, de quoi accompagner n’importe quelle mélodie, il suffit de secouer, tapoter, gratter pour actionner l’instrument.

    Un petit tuto de l’app vous aidera à bien manipuler les bizzareries que l’on peut trouver dans ce panel de percu.

    Télécharger Pocketshaker

    KanonDrum

    Les doigts remplacent les baguettes sur cette mini batterie virtuelle. Les sons de la grosse claire, des cymbales et de la caisse claire sont relativement fidèles à ce que l’on peut entendre sortant d’une vraie batterie, le tout en moins encombrant évidemment. On s’amuse à taper au hasard au début, puis le développeur a pensé que ça pouvait lasser, pour remédier à cela, sont mis à disposition de l’utilisateur quelques bandes sons que l’on peut accompagner à la batterie : Michael Jackson, Van Halen pour n’en citer que deux. 



    Ellatron

    Dans l’app store, on peut facilement trouver des simulations de piano ou clavier mais le format iPod ne fera pas de vous un successeur de Mozart. Nous avons donc sélectionné une application qui propose un mellotron, instrument qui faisait fureur dans les années 60 (Pink Floyd ou autre Beatles en étaient férus). Deux claviers superposés et des bandes sons pré-enregistrées vous permettront une utilisation convénable, bien qu’ergonomiquement ce clavier est difficile à dompter.

    Télécharger Ellatron

    Et pour équilibrer les choses, voici une sélection d’outils permettant la pratique de la musique électronique, avec entre autres platines, séquenceurs et boîtes à rythme.

    SoundTap


    Une application qui contient des sons pré-enregistrés tels que les sons de la ville, du décollage d’un avion, de détonations, mais l’originalité de cette app réside dans son beat maker, en effet le Daft Punk en herbe qui sommeille en vous peut mixer sur 4 beat pré-enregistrés et les agrémenter de ces sons futuristes.






    Beatmaker

    Une déclinaison plus  “pro” et payante cette fois-ci, parfaitement complète qui permet l’enregistrement des mix, l’exportation des fichiers en divers formats, recommandée pour les utilisateurs qui sont familiers au monde du mix car hautement technique.

    Télécharger Beatmaker


    Baby Scratch


    Une version gratuite qui permet une brève initiation au scratch. Une platine et une seule bande son, on s’essaye au rewind, on lance les fameux Hit Me/Drop it comme les pros. Peu exploitable à terme, il s’agit-là d’un simple gadget inutile donc indispensable.


    Cette application vous permet -à la condition de posséder un micro - d’enregistrer une voix, une guitare et plus, jusqu’à 4 véritables instruments (un à un) puisqu’elle transforme votre appareil en magnétoscope 4 pistes, sympa pour réaliser une maquette à bas coût.







    Band

    Pour terminer, ne serait-il pas plus simple de concevoir une application réunissant tout ça ? 
    Hello! Band s’invite sur votre appareil mobile et permet de jouer n’importe quels instrus et de les mixer ensemble. Facile!







    Justine P.

    mercredi 2 mars 2011

    Travail collaboratif en entreprises : les nouveaux outils de communication interne

    On en entend beaucoup parler ces derniers temps, les emails n'ont plus la côte en entreprise. Reçus en trop grand nombre (sans compter les nombreux spams et emails groupés qui ne nous sont pas directement destinés), trop lourds, leur lecture est bien souvent chronophage et peut même être considérée comme une source de stress. Nombreuses sont donc les entreprises qui cherchent des solutions pour remplacer l'email et gérer efficacement leur flux d'information. La société Atos Origin a d'ailleurs récemment fait la une en annonçant qu'elle souhaitait renoncer totalement aux courriers électroniques internes dans les 3 ans à venir. Intel et Canon France ont initié le mouvement en lançant des journées sans email afin de faire prendre conscience à leurs collaborateurs que leur bien-être au travail se trouverait amélioré par une diminution des envois superflus. Mais alors, comment se passer concrètement de l'email ?



    En premier lieu, on pense tout naturellement aux réseaux sociaux. Leur développement est considérable, et selon une étude rapportée par le Monde, les Américains communiqueraient désormais plus par leur biais qu'en envoyant des emails. Soit, mais on voit mal les entreprises faire appel à des plateformes comme Facebook pour leur communication interne, ni faire passer des propositions commerciales par Twitter. Dans ce cas, quelles sont les possibilités qui s'offrent aux entreprises ?

    Asana, logiciel social d'entreprise

    Lancé il y a quelques semaines par deux anciens de Facebook, Dustin Moskovitz et Justin Rosenstein, Asana s'annonce très prometteuse sur le marché des logiciels d'entreprise. Frustrés de la façon dont était gérée la collaboration entre les différents intervenants d'une même équipe, Moskovitz et Rosenstein ont décidé de développer leur propre solution destinée aux entreprises. La plateforme est pour le moment disponible en bêta privée, mais elle s'ouvrira petit à petit au public au cours de l'année. L'avantage de ce logiciel est que tout passe au travers du navigateur de l'utilisateur. Son objectif est donc de réduire au maximum l'envoi de l'email et les réunions inutiles et d'obtenir l'outil le plus simple d'utilisation possible. Leur cible est très large, et les fondateurs espèrent que l'usage d'Asana s'étendra au-delà de l'entreprise. Néanmoins, Asana ne s'apparente absolument pas à facebook. L'idée est simplement de faciliter et d'optimiser le travail en équipe, notamment en permettant de créer des taches, de les assigner et de mettre à jour en temps réel l'avancée du travail.

    Basecamp, la collaboration on the cloud

    La finalité de Basecamp est quelque peu différente, puisqu'il s'agit plus spécifiquement d'un logiciel de gestion de projets en ligne. Grâce à sa simplicité d'utilisation et ses nombreuses fonctionnalités (to-do listes, suivi des deadlines, stockage de fichiers en ligne ou encore messagerie instantanée), Basecamp a déjà séduit plus de 5 millions de clients depuis son lancement en 2004. A noter, il existe une version gratuite de Basecamp, certes limitée, mais qui peut s'avérer suffisante pour la gestion de petits projets.

    Lync, la messagerie instantanée

    Ce logiciel client de Microsoft (disponible entre 2007 et 2010 sous l'appellation Office Communicator) propose une alternative aux emails grâce à des fonctionnalités de messagerie instantanée, mais aussi de VoIP et de vidéoconférence. Son avantage est d'être parfaitement intégré avec Outlook, encore très utilisé en entreprise.

    Yammer, la solution de micro-blogging

    Cette plate-forme, inspirée de Twitter, permet aux employés d'une même entreprise d'échanger des messages courts à l'intérieur d'un réseau privé. Des groupes peuvent être constitués afin de suivre l'avancement des projets, et les profils des utilisateurs précisent leur fonction et leur domaine d'expertise, ce qui permet d'identifier facilement les interlocuteurs privilégiés d'un projet. A noter : ce service est gratuit pour les particuliers.

    Et pourquoi ne pas utiliser les outils de Google ?

    La solution qui reste la plus simple et la moins coûteuse pour la communication interne autour de projets de faible ampleur est l'utilisation des outils de Google. En effet, ils intègrent la messagerie instantanée avec Google chat, l'agenda partagé ou encore la possibilité de travailler conjointement sur des documents. Ces fonctionnalités certes basiques sont facilement exploitables à un plus haut degré de professionnalisme avec un peu d'imagination et de débrouillardise !

    Enfin, si cet article ne vous a été d'aucune utilité et vous a plongé dans le désespoir le plus total car vous êtes au chômage, reprenez courage, car il existe un réseau social fait pour vous ! Il s'appelle Parobook et, en résumé, peut-être considéré comme un réseau de soutien entre chômeurs, et accessoirement, comme une plateforme de recherche d'emploi. Malheureusement, Parobook n'est disponible qu'en espagnol, pour le moment du moins, mais gageons qu'il rencontrera très vite un succès européen. Vous en rêviez, le web 2.0 l'a fait.

    Stéphanie M.

    mardi 1 mars 2011

    Playlist #4

    Beck - Ramona (Scott Pilgrim vs the world ost)
    Born Ruffians - Nova Leigh
    Breakbot - Baby I'm yours
    Daft Punk - End of line (Tron ost)
    Justice - Phantom pt. II
    Le Tigre - Deceptacon
    Local Natives - Warning sign (Talking Heads cover)
    Metric - Dead disco
    Metronomy - She wants
    Pj Harvey - Grow grow grow
    Velvet Underground - Venus in furs
    The White Stripes - Jolene



    Digitives