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vendredi 30 décembre 2016

Top 10 des plus belles pochettes d'album de l'année 2016

Le collectif Digitives boucle 2016 en vous livrant son classement des dix plus belles pochettes d’album de l’année. Découvrez les coulisses et les secrets de fabrication de ces illustrations en passe de devenir des incontournables.




#10

Artiste : HXLT
Titre : HXLT
Artwork : photographie - Kyle La Mere

















Pour son premier opus, le rappeur chicagoan Nigel Holt aka HXLT fait le grand saut à travers un artwork au timing millimétré. Un exercice périlleux synonyme de grande première tant pour l’artiste que le photographe Kyle La Mere à l’origine du cliché. Après avoir choisi minutieusement le lieu et l’angle de prise de vue, le photographe n’eut que trois essais pour immortaliser cette chute vertigineuse. La troisième tentative fut heureusement la bonne et donna un résultat spectaculaire, suspendu dans les airs. Pour les plus curieux, une vidéo dévoile les coulisses de la prise de vue.


#9 

Artiste : Fear of Men
Titre : Fall Forever
Artwork : Fear of Men

















Déjà lauréat de notre top 10 en 2013, Fear of Men revient cette année avec l’album Fall Forever. Artistes touche-à-tout, les membres du groupe ont laissé de côté les pièces de marbre empruntées à l’Antiquité qui furent un temps leur marque de fabrique, pour miser cette fois-ci sur l’or. Une pochette homemade qui met en scène des statues dorées enlacées dans une prise de vue qui laisse plâner le doute, entre douceur et violence. Une édition limitée de l’album est sortie en juin 2016 comprenant un vinyle dont la texture fait écho à l’identité visuelle du groupe.

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#8 


Artiste : Wilco
Titre : Schmilco
Artwork : Joan Cornellà x Stefania Lusini
















Le groupe de rock chicagoan Wilco a fait appel au cartooniste Joan Cornellà pour illustrer la pochette de son 10e album. Une grande première pour l’illustrateur espagnol, réputé pour son style haut en couleur et teinté d’humour noir. Aidé par la designer graphique Stefania Lusini, Cornellà livre une série de dessins aussi drôles qu’absurdes en parfaite résonance avec la tonalité de l’album “Schmilco” caractérisée par le chanteur Jeff Tweeder de “joyeusement négatif”.




#7

Artiste : Young Thug
Titre : Jeffery
Artwork : photographie - Garfield Larmond / stylisme : Alessandro Trincone
















Loin d’être un rappeur comme les autres, Young Thug en impose, tant par sa verve musicale que par sa capacité à transcender les codes de la masculinité. L’artiste navigue entre les genres et ce, dès la couverture de son album en arborant une pièce signée du styliste italien Alessandro Trincone dont le travail gravite autour de l’androgynie. Issue de la collection “Annodami” et choisie par le rappeur lui-même, cette robe inspirée du kimono se veut genderless. Pour obtenir un artwork haute-couture et empreint d’élégance, il aura toutefois fallu 1h30 pour enfiler la pièce et plusieurs heures supplémentaires pour trouver l’ajustement parfait.



#6

Artiste : Suede
Titre : Night Thoughts
Artwork : Photographie - Lucy Ray / Direction artistique : Paul Khera, Brett Anderson, Mat Osman, Neil Codling and Didz Hammond.















La sortie de l’album Night Thought en novembre a été célébrée au Roundhouse à Londres et lors de cette soirée, les spectateurs ont pu assister à la projection d’un film produit par l’artiste Roger Sargent (qui a immortalisé des centaines de concerts de rock : The Libertines, The Kooks, AC/DC). 
Devant la toile, se cachaient les membres du groupe qui ont joué la bande originale de ce film en direct, avant de laisser place au vrai concert.
Visionnez le trailer du film et pour découvrir la suite, le DVD est inclus avec le vinyle.



#5

Artiste : Lucius
Titre : Good Grief
Artwork : photographie -  Molly Moormeier et David Swanson (dont le portfolio compte de nombreux artistes de taille tels que Jack White, The Kills, HAIM etc.) 
/ design - Tika Buchanan (qui a aussi réalisé le clip "Go Home")












Lorsque l’on interroge les deux chanteuses de Lucius sur le sens de cet artwork, ces dernières préfèrent laisser libre cours à notre imagination. Alors que l’on devine facilement la première “figure” du duo en la personne de Wolfe, on ne sait si elle embrasse (au sens propre et figuré) le néant, le chagrin ou bien si au contraire, elle trouve réconfort dans l’obscurité. Le mystère demeure également quant à l’identité de la personne étreinte. Et même si l’histoire dit qu’il s’agit bien d’Holly, deuxième moitié du tandem, il s’agit ici d’un détail tant l’esthétique de l’image s’impose naturellement à nos yeux.

#4

Artiste : Flume 
Titre : Skin
Artwork : Jonathan Zawada

















Pour la sortie de son album Skin, le musicien australien a choisi le concept store Space15twenty à Hollywood pour une soirée electro-florale. Le temps d’une exposition, Flume a formé un duo avec l’artiste Jonathan Zawada, un compatriote expatrié à LA, qui a signé l’identité graphique de l’album.

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Space15Twenty

Pour chaque single, l’artiste a imaginé une pochette végétale, qui se trouve sublimée dans cette galerie, imprimée avec élégance sur d’immenses voilages.


#3

Artiste : Shura
Titre : Nothing's Real
Artwork : Louise Z. Pomeroy

















Artiste-Pop originaire de Manchester, Shura signe en 2016 un album aux sonorités très 80s qui connaît un franc succès à travers le monde. Le coup de pouce vient du groupe Tegan and Sara qui l’a invité à assurer la première partie de sa tournée, permettant à Shura de côtoyer un large public.

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Côté design, c’est l’artiste londonienne Louise Z. Pomeroy qui joue de ses crayons et propose une palette audacieuse, entre collage, coloriage et détails à gogo.


#2


Artiste : Santigold
Titre : 99c
Artwork : photographie - Haruhiko Kawaguchi a.k.a. Hal / direction artistique : Marc Jacobs & Santi White















Critique de la société de consommation, apologie des breloques à moins d’un dollar, Santigold est représentée sur cette pochette entourée de ce qu’elle considère comme ses essentiels, difficile à croire pourtant, que la queen de Brooklyn porte des Crocs ! L’artwork est signé Haruhiko Kawaguchi, artiste adepte du rangement sous vide qui met ses pairs en sachet. Le photographe fait habituellement son marché en discothèque ou dans la rue, repère et met en scène des couples, parfois nus, parfois habillés.

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source : mcm.fr

Un univers pop qui se prête aussi bien à la scène à travers costumes, pancartes, publicités hard discount pour une immersion des plus totales en plein temple de la consommation.


#1

Artiste : NZCA/LINES
Titre : Infinite Summer
Artwork : Christopher Balaskas

















Quand il ne tourne pas aux côtés de Metronomy, Michael Lovett se consacre à son projet perso baptisé NZCA/LINES. Après avoir signé un premier opus au son minimaliste, ce dernier réinvente son style musical en nous faisant voyager dans le futur. Inspiré des oeuvres littéraires d’Asimov, Arthur C. Clarke ou encore JG Ballard, Lovett enchaîne avec brio les tubes interstellaires avec pour toile de fond l’univers futuriste imaginé par l’illustrateur américain Christopher Balaskas.


Une série graphique peinte à la main rendant hommage aux illustrations de science-fiction des années 70/80. A travers ces différents tableaux, Lovett nous invite pour un voyage en technicolor à la découverte d'autres dimensions.


mardi 22 décembre 2015

Top 10 des plus belles pochettes d'album de l'année 2015

Pour la cinquième année consécutive, découvrez la sélection Digitives des plus belles couvertures d'album de l'année. En plus du visuel, nous vous dévoilons les coulisses et secrets de fabrication de ces pochettes devenues désormais incontournables.





#1


Artiste : BATTLES
Titre : La Di Da Di
Artwork : Dave Konopka

















Déjà lauréat de notre classement des plus belles pochettes en 2011 et 2012, le groupe Battles sort son 3e album La Di Da Di et sa pochette trouve cette année encore une place dans le Top Digitives. Ancien directeur artistique et actuel guitariste/bassiste, Dave Konopka signe d’une main de maître toutes les pochettes d’albums et affiches de concerts de son groupe. Une boulimie créative parfaitement illustrée et devenue véritable marque de fabrique pour Battles. Le petit-déjeuner est servi, bon appétit !


#2

Artiste : Drenge
Titre ; Undertow
Artwork : Matthew Cooper

















Le groupe de rock alternatif anglais Drenge nous emmène en plein coeur du comté du Derbyshire, au nord de l’Angleterre, pour son dernier album “Undertow”. Un lieu qui aura inspiré l’écriture des chansons tout comme le choix de l’artwork dont la photo a été prise au coucher du soleil, un soir de janvier. On distingue sur la pochette, une mustang vintage dont la présence mérite d’être saluée tant les chemins de forêt étaient accidentés à cette période de l’année. 20/20 donc pour cette couverture d’album aux allures de film de science-fiction.   


#3 


Artiste : Petite Noire
Titre : La vie est belle / Life is beautiful
Artwork : Lina Iris Viktor

















Yannick Ylunga, chanteur et compositeur de Petite Noire s’improvise modèle pour cette pochette d’album élevée au rang d’art. A la réalisation, on retrouve Lina Iris Viktor, plasticienne et designer talentueuse qui à travers l’utilisation du marbre et de la malachite, représente la rencontre de deux continents : l’Afrique et l’Europe dont le chanteur puise ses origines. Un métissage culturel présent également dans ses compositions dont il qualifie le style de “noirwave”.



#4 


Artiste : Mansfield TYA
Titre : Corpo Inferno
Artwork : Théo Mercier & Mansfield TYA

















La pochette lauréate Made in France de cette année est attribuée au duo Mansfield TYA pour leur album Corpo Inferno. Épaulées par Théo Mercier, un plasticien français, le duo pose avec en son centre une statue d’Hygie.  Lors d’une entrevue avec le magazine Next (Libé), Théo Mercier expliquait la symbolique de sa photo :”Je voulais que la statue apparaisse comme cette tierce personne imaginaire qui se créé lorsque deux artistes forment un duo… Une sorte d’enfant, de troisième oeil.”


#5 


Artiste : Wild Ones
Titre : Heatwave
Artwork : Savannah Mark

















Wild Ones arbore fièrement les couleurs de son deuxième opus à travers la veste portée par la chanteuse du groupe Danielle Sullivan, griffée du nom de l’album “Heatwave”.
Pour ceux qui souhaiteraient découvrir le visage et la voix cachés derrière cette silhouette, l’artwork réalisé par la photographe Savannah Mark prend vie au sein de la vidéo promo de l’album :





#6


Artiste : Obey City
Titre : Merlot Sounds
Artwork : Yumna Al-Arashi

















Le DJ et producteur américain Obey City nous offre une immersion totale à l’écoute de ses compositions aux tonalités issues de la soul, de la funk ou encore de l’électro. Un océan d’influences qui fait écho à une direction artistique imaginée autour de l’eau.
Une métaphore filée puisque l’on retrouve cet élément à la fois dans les clips de l’artiste et à travers les très beaux clichés noir et blanc de la photographe Yumna Al-Arashi qui a réalisé l’artwork de Merlot Sounds ainsi que celui du précédent opus “Champagne Sounds”.




#7



Artiste : Enter Shikari
Titre : The Mindsweep
Artwork : Luke Insect

















Derrière la pochette du 4e album du groupe britannique Enter Shikari, on retrouve Luke Insect, qui, après une première écoute à l’aveugle de Mindsweep, a eu l’idée de représenter un cerveau “mis à nu”. Cette effervescence synaptique serait donc l’effet supposé d’une découverte musicale sur notre cortex cérébral.

Afficher l'image d'origine


La sortie de l’album en janvier 2015 a également permis au groupe de prendre la température côté public. avec l'ouverture d'un pop-up store dans le quartier de Camden à Londres. Le temps d'une journée, les fans ont pu aller à la rencontre du groupe, découvrir leur univers au détour d’une expo centrée sur l’artwork de Mindsweep.



#8




Artiste : Marquees
Titre : Hand Crank Radio
Artwork : Sophie Morille & Teddy Locquard

















L’EP “Hand Crank Radio” des 4 nantais de Marquees a vu le jour au terme d'une campagne de financement participatif sur KissKissBankBank, fin juillet 2015. Leur premier album psyché/60 est inspiré des films classiques de la SF et des romans d’anticipation. Outre ses compositions originales, l'album se démarque à travers son artwork réalisé par Sophie Morille (création et réalisation de l’origami géant) et Teddy Locquard pour la conception de la photographie.



#9



Artiste : C Duncan
Titre : Architect
Artwork : Christopher Duncan

















Christopher Duncan est un artiste écossais doté de multiples facettes. Il signe son premier album “Architect” sous le label Fat Cat après avoir envoyé une démo enregistrée sur son ordinateur. Musicien et chanteur depuis sa plus tendre enfance, il développe aussi une fascination pour l’art, le design et l’architecture. Tiraillé par toutes ces passions, c’est tout naturellement que Christopher Duncan s’offre le plaisir de créer ses propres pochettes. Inspiré par Google Street View pour réaliser ses visuels, il peint et crée un nouveau monde où le moderne côtoie le classique.





#10


Artiste : Fall Out Boy
Titre : American Beauty/American Psycho
Artwork : idée originale, Pete Wentz

















Fall Out Boy sort l’album American Beauty/American Psycho en janvier 2015 avec l’intime conviction de détenir l’artwork de l’année. En effet, c’est durant le tournage du clip éponyme que le chanteur a l’idée d’immortaliser l’ado “psycho” au visage grimé du drapeau US. Loin d’eux l’idée de véhiculer un message politique, le groupe veut simplement rendre hommage aux Etats-Unis.

Ils nourrisent l'espoir que leur pochette devienne aussi mythique que celle de Nevermind de Nirvana. Le maquillage est signé Hee Soo Kwon, qui collabore entre autre avec la série The Walking Dead. Pour la sortie de l’album début 2015, les fans du groupe ont lancé sur les réseaux sociaux un véritable mouvement, se maquillant le visage à l’image de la pochette.

jeudi 10 décembre 2015

[Art urbain] Sortie du livre "25" de l'artiste Philippe Baudelocque

Philippe Baudelocque dévoile "25", un ouvrage qui retrace les moments forts d'un projet artistique hors du commun. 25 comme le numéro de la rue et le nombre de fresques qui ont comme particularité d'avoir fait le tour du monde sans quitter leur unique mur situé en plein coeur du 3e arrondissement de Paris.

"25", premier ouvrage de l'artiste Philippe Baudelocque

De juin 2009 à décembre 2013, l'artiste livre toute la complexité et fragilité de son travail devant les yeux ébahis des passants avec sa série baptisée "Cosmic animals".

Une pièce qui s'est jouée 25 rue du Pont-aux-choux avec comme personnage principal la devanture d'une échoppe tombée en désuétude, ramenée à la vie par Philippe Baudelocque à travers la réalisation d'un bestiaire des temps modernes.

L'artiste devant une de ses fresques, 25 rue du Pont-aux-choux (Paris, 3e)

Unité de lieu, d'action et peut-être de temps, car si le travail de l'artiste s'étale sur 4 ans, l'unicité de l'endroit et du support semble, elle, avoir figé le temps. Une parenthèse enchantée qui prit toutefois fin en janvier 2014, avec la disparition du mur et canvas de prédilection de l'artiste.


En témoignage de ce projet artistique à la renommée mondiale, la parution de l'ouvrage "25", dans lequel Philippe Baudelocque nous offre un aperçu en images de ses animaux cosmiques.




Un bel objet de 296 pages au sein duquel l'artiste réussit une fois de plus à fixer le temps pour nous laisser contempler la beauté fascinante de ses œuvres aux tracés d'une perfection millimétrée et à la complexité riche en motifs et formes géométriques.


Retrouvez l'artiste Philippe Baudelocque pour une signature-dessin de son livre "25"
Samedi 12 décembre, de 16h. à 19h
Galerie du Jour Agnès B
44 rue Quincampoix -75004 Paris

L'ouvrage est disponible à la commande sur : http://www.25philippebaudelocque.com

lundi 16 mars 2015

Artsy, l'art mondial en ligne et accessible à tous

Démocratiser l'art en le rendant accessible à tous, ceci en un simple clic ? C'est la mission que s'est lancée Artsy, une plateforme en ligne mettant à la disposition des internautes un catalogue riche de centaines de milliers d’œuvres d'art. Visite guidée au cœur d''une galerie virtuelle où vous pourrez suivre, liker et même acheter vos œuvres préférées.

"Artsy’s mission is to make all the world’s art accessible to anyone with an Internet connection."
Telle est la devise d'Artsy, qui, depuis 2012, s'emploie à démocratiser le monde de l'art, souvent taxé de microcosme élitiste, en proposant un catalogue en ligne d'oeuvres d'art internationales.

Un chantier titanesque que Carter Cleveland a décidé d'entreprendre en s'inspirant du modèle des plateformes de streaming musical. C'est donc à l'image de Pandora, que cet ingénieur informaticien fraichement diplômé de l'université de Princeton a souhaité créer un site basé sur la découverte et la curation d’œuvres d'art en s'adressant à différents types de profil, qu'il s'agisse de mécènes, de galeristes, de collectionneurs ou de simples amateurs d'art.

Découvrir

 

Avec son catalogue riche de plus de 250 000 œuvres d'art, Artsy place la découverte artistique au cœur de l'expérience utilisateur :
  • Le "Art Genome Project"
Derrière cet intitulé aux accents scientifiques se cache un système de classification et de contextualisation des données permettant de décrire au mieux artistes, oeuvres et mouvements artistiques. Ainsi, on compte 1200 termes caractéristiques appelés "gènes" ayant été définis par l'équipe d'Artsy avec l'aide de galeries partenaires, de musées et d'utilisateurs. Chaque œuvre d'art se voit attribuer environ 25 gènes. La mise en place de cette taxonomie permet d'améliorer grandement l'expérience utilisateur en permettant la découverte de nouvelles œuvres d'art.
  • La curation
Toujours dans ce souci de rendre l'art accessible au plus grand nombre, Artsy permet de se créer facilement et gratuitement un compte afin de pouvoir suivre ces artistes préférés. En moins d'une minute, la plateforme vous invite à choisir vos mouvements artistiques, artistes et musées favoris.

Aperçu du processus de création de compte

Vous pourrez alors par la suite recevoir des notifications personnalisées concernant l'actualité d'un artiste ou d'un musée auquel vous vous êtes abonné.

  • Des pages "artiste" personnalisées
Une chose est sure, Artsy sait mettre en valeur le travail des artistes, ceci, en leur dédiant des fiches au design léché au sein desquelles l'internaute peut retrouver biographie, photos d'oeuvres HD, articles exclusifs ou encore dates d'expositions à venir.

Aperçu de la page de l'artiste Ed Ruscha

Chaque œuvre bénéficie également de sa propre fiche comprenant ses caractéristiques (titre, date, technique, format etc.), son lieu d'exposition et sa disponibilité. A noter, le bouton "view in room", très utile pour visualiser une œuvre en "contexte réel".

Fiche du tableau Higher Standards/Lower Prices d'Ed Ruscha

Les galeries et musées ne sont pas en reste avec, depuis décembre, l'ajout d'une vingtaine de grands musées français.

Enseigner

 

Artsy met également en avant la portée pédagogique de sa plateforme, avec sa classification pointue des oeuvres et la possibilité pour les enseignants de télécharger des visuels  HD d'oeuvres d'art et de faire découvrir à leurs élèves les coulisses de leur création à travers sa section "In the studio" où l'on peut découvrir, par exemple, un reportage-photo au cœur du studio du street artist JR.


Collectionner

Artsy joue également le rôle d'intermédiaire entre la galerie et le collectionneur en permettant l'achat d’œuvre depuis la plateforme allant de 100 $ jusqu'à 1 million. Le site ne prend pas de commission sur les transactions, toutefois, les galeries doivent souscrire à un abonnement mensuel pour pouvoir être référencées sur la plateforme.

Quand on sait que près de 25% des 20-30 ans ont acheté leur première œuvre d'art en ligne sans jamais l'avoir vue physiquement, d'après une étude réalisée en 2014 et que 55% des sondés (tous âges confondus) ont acheté une reproduction à tirage limité directement par le biais d’une plateforme web au cours des douze derniers mois, le marché de l'art en ligne a de beaux jours devant lui.

mardi 23 décembre 2014

Top 10 des plus belles pochettes d'albums de l'année 2014

Pour la quatrième année consécutive, découvrez la sélection Digitives des plus belles couvertures d'album de l'année. En plus du visuel, nous vous dévoilons les coulisses et secrets de fabrication de ces pochettes devenues désormais incontournables.

# 1

Artiste : Chet Faker
Titre : Built On Glass
Artwork : Tin & Ed

















Pour son premier album, l’australien Nicholas James Murphy, officiant sous le nom de scène Chet Faker, n’a rien laissé au hasard. Encensé par la critique, “Built on Glass” est le fruit du mariage réussi entre musique électro minimaliste et influences issues de la soul et de la folk.
Un minimalisme que l’on retrouve d’ailleurs dans la direction artistique signée Tin & Ed. Le duo a souhaité travailler sur la coexistence de la force et de la fragilité, deux thèmes centraux de l’album “Built on Glass”, matérialisée à travers une série de natures mortes comme cette main sur la pochette de l’album, portant les stigmates d’un passé douloureux. Élu meilleur artwork 2014 aux Aria Awards, cette cover restera incontestablement gravée dans les esprits.

# 2

Artiste : Afghan Whigs
Titre : do to the beast
Artwork : Amanda Demme

















Après 16 ans d’absence, le groupe de rock alternatif américain revient sur le devant de la scène avec “Do to the Beast”, son 7e opus. Un retour synonyme de changement : nouveaux membres, nouveaux arrangements musicaux et une pochette d’album au visuel percutant.
Pour la réalisation de l’artwork, le chanteur d’Afghan Whigs, Greg Dulli, a souhaité mettre à l’honneur le travail d’une amie de longue date : la photographe américaine Amanda Demme en choisissant un de ses portraits en noir et blanc. L’artiste n’a jamais souhaité livrer d’explications sur son oeuvre, Greg Dulli a lui été attiré par la  violence qui se dégage de cette photo laissant penser à une explosion.

# 3

Artiste : Foster The People
Titre : Supermodel
Artwork : Young & Sick

















La couverture de Supermodel a été réalisée par Young & Sick, un véritable labo d'art qui donne autant dans l'illustration et le design que dans la musique et la mode. Déjà sollicité par le groupe pour leur premier album (Torches, 2011), Foster The People a cette année vu les choses en grand.

crédits : howard-f

En effet, en lieu et place du teasing habituel, le groupe a utilisé l'artwork du disque pour créer une impressionnante fresque de plus de 30m sur les murs de Los Angeles. Le street artist californien Daniel Lahoda a accompli ce travail titanesque du 29 décembre 2013 au 9 janvier 2014.
Découvrez le time-lapse de la création de cette fresque.


# 4 

Artiste : Spoon
Titre : They Want My Soul
Artwork : Todd Baxter

















Pour son 8e album, le groupe de rock américain Spoon nous fait remonter le temps avec une identité visuelle basée sur un thriller psychologique tout droit sorti des années 70.
Une idée originale que l’on doit au photographe Todd Baxter qui, loin de se cantonner à la réalisation de l'artwork, a proposé tout un univers pour “They want my soul” avec une série photographique et un clip pour le single “Inside Out” aux allures de science-fiction. 


# 5

Artiste : Karen O
Titre : Crush Songs
Artwork : Karen O

















L'année 2014, ou la consécration pour la chanteuse des Yeah Yeah Yeahs ? Elle co-écrit un titre avec Spike Jonze pour la BO du film Her, 'The Moon Song' qui sera même nommé aux Oscars. Puis vient son album 'Crush Songs' qui parle d'amour et du passé. Les chansons n'avaient pas pour vocation de sortir sur un album. Écrites en 2007 dans l'intimité de son appartement New-Yorkais, elles sont une invitation à remonter le temps, celui où la chanteuse pensait ne plus jamais pouvoir tomber amoureuse suite à une rupture douloureuse qui aura notamment inspiré le titre poignant : “Maps”.



A l'image de l'artwork au stylo bic, le disque est livré avec des anciennes notes, témoins d'un passé que la chanteuse semble enfin assumer.


# 6 

Artiste : Eagulls
Titre : Eagulls
Artwork : Andy Jones

















Le photographe Andy Jones a réussi le pari de faire vivre l'artwork du groupe anglais Eagulls (déjà sollicité pour les singles de l'album éponyme). La recette miracle serait d'appartenir au même courant : le brit punk.


En feuilletant le portfolio du photographe, on y découvre des clichés captant les délires de notre décennie, sans instagram mais dans une ambiance plus punk-polaroïd.
Une voiture brûlée au milieu d'une cité déserte, comme un appel à l'aide, un cri de révolte au pays de la couronne : le punk n'est pas mort.


# 7

Artiste : The Twilight Sad
Titre : Nobody wants to be here and nobody wants to leave
Artwork : DLT Design
















Pour son nouvel album, le groupe de rock écossais “The Twilight Sad” poursuit sa collaboration avec DLT Design, illustrateur attitré du label Fat Cat Record. Le groupe semble avoir trouvé l’interlocuteur priviliégié, capable de traduire au mieux ses chansons en images. 


Contrairement à  “Fourteen Autumn & Fifteen Winters”, leur précedent opus, l’identité du nouvel album de the Twilight Sad se veut beaucoup plus lugubre et mélancolique, en accord avec ses chansons telles que “Sometimes I Wished I Could Fall Asleep” ou encore “Never Was The Same”.


# 8

Artiste : Interpol
Titre : El Pintor
Artwork : David Calderley - Graphic Therapy

















Au-delà de l’idée astucieuse de l’anagramme comme titre d’album, le groupe de rock qu’on ne présente plus, a souhaité mettre en valeur la sonorité et l'harmonie de ces deux mots ainsi que leur complémentarité avec l’image de fond. C’est à partir d’études de mains datant des années 30 que le designer graphique David Calderley a créé l’artwork d’’El Pintor” en ajoutant au passage une couleur supplémentaire à la signature visuelle du groupe symbolisée par l’alliance du rouge et du noir.

Shepard Fairey, "Eveything is wrong" (Brooklyn, 2014)

Autre temps fort pour “El Pintor”, la réalisation d’une fresque pour le single “Everything Is Wrong” par le street artist Shepard Fairey reprenant les éléments clés de l’artwork principal avec la présence des mains et d'anagrammes.

# 9

Artiste : The Drums
Titre : Encyclopedia
Artwork : Dom Smith

















Avec “Encyclopedia”, The Drums annonce la couleur dès la pochette de l’album avec une composition réduite au tandem Jonathan Pierce et Jacob Graham. Ces anciens membres, que le duo considèrent désormais comme des fantômes du passé, sont représentés par des places inoccupées sur un canapé. Loin d’être un détail, cette réduction d’effectif immortalisée par Dom Smith, a permis aux deux comparses de retrouver leur liberté artistique d’antan. Une série de symboles vient apporter une touche de légèreté à cette ambiance pesante, chacun représentant une chanson de l’album, le microscope, par exemple, pour la chanson “Let Me See Who You Are”.


# 10 

Artiste : Temples
Titre : Sun Structures
Artwork : Abbie Stephens, Zoë Maxwell (photo) / Thomas Caslin (design)
















Originaire de Kettering dans le Northamptonshire, les membres du groupe Temples sont des adeptes assumés du homemade côté production, ils prouvent une fois de plus leur attachement à leur bourgade en posant "local" pour la pochette du disque. Ce cliché présente un bâtiment "The Triangular Lodge" qualifié de délire architectural, datant du XVIe siècle, à Kettering. Cette bâtisse regorge de références au chiffre 3, pour la Sainte Trinité que l'on retrouve à maintes reprises tout autour du monument.

crédits : Skyscan Aerial Photolibrary

Fondée par Sir Thomas Tresham entre 1593 et 1597, le Triangular Lodge fait figure d'OVNI dans le paysage architectural anglais, à l'image de Temples dans celui de la musique.

Et vous, quel est votre artwork préféré ?