vendredi 24 février 2012

Hyuro, le street art aux formes oniriques

Après avoir consacré un premier volet sur le street art espagnol à travers le portrait d'Escif, le peintre révolutionnaire, découvrez aujourd'hui son alter ego féminin, Hyuro dont les oeuvres sont une véritable invitation au voyage.

Albal, Espagne (2010)

Originaire d'Argentine, l'artiste vit depuis trois ans en Espagne, plus précisément à Valence où sa rencontre avec une figure phare du street art va bouleverser sa vie. Outre l'admiration qu'elle voue pour le travail de l'artiste Escif, ce dernier va la convaincre de passer de la peinture sur toile à la réalisation de fresques en milieu urbain. A l'instar d'Escif, les oeuvres de Hyuro se caractérisent par la finesse de leur exécution et leur sobriété.

(2010)

Son passage de la toile à la rue est également synonyme de profonds changements au sein de sa démarche artistique. Dès son arrivée en Espagne, Hyuro choisit de laisser de côté l'art strictement décoratif en privilégiant le fond à la forme. Même si son style se veut évolutif, l'artiste s'applique à rester dans des teintes sombres afin de sensibiliser davantage le public au message véhiculé.

Valence, Espagne (2011)

A travers ses réalisations, Hyuro évoque des sujets qui la touchent directement telles que ses peurs et inquiétudes. Des maux universels que l'artiste illustre à l'aide de personnages évoluant à mi-chemin entre un monde réel et onirique. Quant à la réalisation de l'oeuvre en elle-même, Hyuro laisse peu de place à l'improvisation, des croquis sont réalisés en amont afin de limiter le temps d’exécution ainsi que la marge d'erreur lorsqu'elle se retrouve en face du mur. L'artiste ne donne d'ailleurs aucun nom à ses oeuvres qu'elle se contente simplement de numéroter, une manière de laisser libre le choix de l'intepretation à tout spectateur.

Escif x Hyuro (2009)

Outre l'admiration qu'elle voue à son mentor Escif, Hyuro a eu l'occasion de signer avec lui de nombreuses fresques. Une complémentarité évidente qui ressort dans chacune de leurs collaborations, où les univers se rejoignent avec perfection en démultipliant la force des thématiques abordées.

Difficile alors de ne pas voir en Hyuro, le pendant féminin d'Escif dont la poésie et l'onirisme ont su donner au street art espagnol ses lettres de noblesse.

mercredi 22 février 2012

Expositions interactives, quand le multimedia investit les musées

Musée interactif ou exposition multimedia, de nombreuses structures tentent depuis quelques années le virage du multimédia afin d'inciter les jeunes à pousser leurs portes ou à découvrir de nouvelles formes artistiques. Que ce soit dans la conception ou dans la scénographie de leurs expositions, ou simplement dans leur communication, ces musées ont décidé d'innover. Même s'il reste encore du chemin à parcourir, passons en revue quelques unes de ces initiatives qui méritent d'être saluées.


En France...

  • Le musée du Quai Branly


Avec une muséographie résolument moderne, le musée du Quai Branly fait figure de modèle dans le renouveau des espaces d'exposition. Cette démarche de proposition d'une expérience nouvelle trouve également sa continuité dans les documents multimédias qui sont proposés au public. Extraits de films, photographies mais aussi scènes de la vie quotidiennes viennent illustrer une période ou une civilisation. Des installations interactives permettent au visiteur d'être immergé dans le sujet. 
A noter : de nombreuses ressources multimedia sont également disponibles sur le site du musée, dont une "visite" 3D permettant de visualiser certains objets du musées en volume, des programmes interactifs ainsi que des "albums" de certaines collections sont proposés en versions mobiles pour tablettes.



  • Historial Charles de Gaulle

Véritablement centré autour de l'outil audiovisuel et l'utilisation du multimedia, l'historial Charles de Gaulle a poussé très loin le concept d'interactivité. Le parcours du visiteur suit le parcours historique qui n'est présenté pas sous forme d'objets mais de documents d'archives ou de décryptage, sonores et visuels, qui le rendent bien plus vivant. La scénographie a été conçue pour apporter au musée un aspect pédagogique et ludique bien loin des musées "à l'ancienne". Avec une salle multi-écrans, des alcôves permettant une démarche plus individuelle et volontaire d'approfondissement de l'exposition et des dispositifs interactifs disponibles tout au long de l'exposition, l'historial Charles de Gaulle a de quoi séduire les visiteurs de musées les plus réticents... A noter : un espace pédagogique très riche est proposé sur le site internet du musée, afin de préparer au moins la visite pour les plus jeunes.

  • Tim Burton, l’exposition - Cinémathèque française

Conçue par le Museum of Modern Art de New-York en 2009, et présentée à partir du 7 mars à la Cinémathèque Française, l'exposition Tim Burton a été conçue pour refléter les nombreuses facettes artistiques du célèbre réalisateur américain. Une rétrospective intégrale de ses œuvres (mais également des projections de films choisis par Burton) sera naturellement associée à l'exposition présentant de nombreux dessins, peintures, photographies, sculptures, costumes et extraits de films. Mais l'aspect le plus innovant de cette exposition se retrouve dans sa stratégie de communication. En effet, chose rare, une bande annonce a été créée par l'artiste lui-même pour promouvoir l'exposition, et une très jolie chronologie interactive de la carrière de Tim Burton est proposée sous forme de timeline sur le site de la cinémathèque, avec des images, la bande annonce de chaque film ainsi que des renvois vers leurs fiches respectives sur le site spécialisé IMDB. A noter : un concours de film d'animation autour de Tim Burton et de son œuvre est organisé par la cinémathèque en association avec Dailymotion. Tous à vos tablettes !


Exposition Tim Burton à la Cinémathèque... par lacinematheque

… et à l'étranger

  • L'International Spy Museum de Washington

L'International Spy Museum de Washington est l'un des plus riches musées consacré à l'histoire de l'espionnage dans le monde. Il présente les techniques, les outils et l'histoire de l'espionnage sur près de 6 000 m². L’interactivité a bien sûr été un médium de choix pour ce type de sujet puisque les nouvelles technologies ont pris une place prépondérante dans l'histoire de l'espionnage au fil du temps. Des présentations audiovisuelles expliquent l'importance de maintenir une bonne couverture pour ses activités d'espionnage ou comment mettre en place des écoutes efficaces... A noter : pour les anglophones, de nombreux jeux et missions dignes des plus grands espions sont proposés sur le site du musée.


  • Le 9/11 Memorial de New York

Situé sur l'emplacement des tours du World Trade Center, le 9/11 Memorial est destiné à rappeler à la mémoire de chacun ces événements tragiques. De nombreuses installations interactives et participatives y sont proposées, afin que chacun puisse découvrir et partager son expérience autour des attentats du 11 septembre. A noter : une application mobile est proposée par le mémorial afin de guider le visiteur et de lui rappeler les événement qui ont eu lieu.


Gageons que ces initiatives devraient se multiplier dans les années à venir afin de moderniser la muséographie. Et vous, avez-vous eu l'occasion de découvrir des installations interactives ?

lundi 20 février 2012

BeMyApp, les week-ends 100% applications mobiles

Vous avez une idée d'application mobile révolutionnaire, mais aucune compétence en développement ? Vous êtes designer et vous aimeriez approfondir vos compétences dans le domaine du design d'apps ? Vous ne connaissez rien à tous ça mais vous aimeriez beaucoup savoir comment on crée une application pour smartphone ? Les week-ends BeMyApp sont pour vous !

 Le concept : réunir des profils variés (développeurs, designers, créatifs et porteurs d'idées, webmarketeurs, chefs de projet, artiste, etc...) le temps d'un week-end pour créer de A à Z des applications mobiles inventives. Les idées sont présentées en une minute le vendredi soir. Celles qui sont retenues par le jury disposeront de 48h pour leur mise en œuvre. Une équipe se forme autour du porteur d'idée pour mener à bien une première version du projet. Le dimanche soir, un groupe professionnels décerne le prix du jury, tandis qu'une équipe de bêta-testeurs pré-sélectionnée élit celui du public. Certains projets seront ensuite accompagnés par des sponsors afin de les peaufiner avant leur sortie publique.

Mais au-delà de la création d'applications, le but principal des week-ends BeMyApp reste l'échange. Des profils aux compétences très diverses se retrouvent le temps d'un projet autour d'une idée qui les séduit, et s'enrichissent aux contacts des autres. Le concours, dont l'inscription est entièrement gratuite, permet aussi de tisser des liens et d'étendre son réseau professionnel. C'est aussi l'occasion de découvrir de nouvelles techniques, que l'on soit débutant ou spécialiste des applications mobiles.

 A ce jour, une vingtaine d'applications ont déjà été créées lors des week-ends BeMyApp, et ce pour différents types d'OS mobiles tels que iOS, Android, Bada, Windows Phone et même en HTML5. Des concepts particulièrement intéressants ont ainsi vu le jour, autour de sujets variés tels que la géolocalisation de lieux adaptés aux personnes handicapées (Tel est ton mobile, une application android créée dans le cadre d'un week-end spécial Téléthon) ou le suivi de vos résultats scolaires en direct sur votre smartphone (Study + pour iPhone). C'est aussi lors des week-ends BeMyApp qu'ont été développées deux applications que nous vous avions déjà présenté : Alerte Fièvre qui vous aide à contrôler votre état de santé et Food Reporter qui vous permet de partager vos découvertes culinaires avec vos amis.



La nouveauté, pour 2012, c'est l'organisation des App'Olympics. En guise de clin d'oeil aux jeux olympiques de Londres qui se tiendront cette année, le concours BeMyApp aura lieu entre les 24 et 27 février, dans 7 villes simultanément : Paris, Londres, Zurich, Berlin, New-York, Dallas et San Francisco. Pour la France, c'est à L'IESA Multimedia que se tiendra la compétition. Au terme de chaque concours national, un vainqueur sera désigné pour participer à la finale internationale. Le choix du grand gagnant dépendra du vote des internautes, et la médaille d'or sera décernée le 1er mars. Les dotations du concours sont pour le moment gardées secrètes, mais les prix devraient être à la hauteur de la compétition. Des idées ?

vendredi 17 février 2012

Candy Chang, ambassadrice du street art participatif

Véritable ovni du street art, Candy Chang utilise l'art comme vecteur de lien social entre les habitants d'une ville. Participatives et empreintes de poésie, ses oeuvres n'existent qu'à travers la création conjointe de l'artiste et du passant. Portrait d'une urbaniste altruiste dont les rêves sont devenus réalité.


D'origine taïwanaise, Candy Chang se définit avant tout comme une artiste nomade dont les rêves et projets n'ont pas de frontières. Elle grandit dans l'Ohio et débute sa vie d'adulte à New York où elle fait de brillantes études. Diplômée de la très célèbre Columbia University en architecture, graphisme et urbanisme, la jeune femme a alors l'assurance d'une carrière pavée de succès. Cependant après un passage au New York Times en tant que graphiste, Candy Chang quitte les Etats-Unis pour l'Europe et voit sa vie complètement bouleversée. Alors qu'elle travaille dans la recherche en design pour la multinationale Nokia, l'artiste doit faire face à une série de drames dans son entourage proche. Loin des siens, elle prend alors conscience du caractère éphémère de la vie et de l'irréversibilité du temps qui passe. Désireuse de vouloir partager sa passion pour l'urbanisme avec le plus grand nombre, l'artiste démissionne et choisit la Nouvelle Orléans comme lieu d'expérimentation. Candy Chang a alors pour projet de transformer l'espace urbain à l'image de ses citadins en s'inscrivant dans une démarche participative.

"I wish I was"

A son arrivée à la Nouvelle Orléans, l'artiste remarque un nombre considérable de magasins vacants dans son quartier lui rappelant ses années passées à New York où elle se plaisait à imaginer quelle nouvelle enseigne apparaîtrait. Or trop souvent, Candy Chang était frustrée de découvrir un énième salon de coiffure alors qu'elle souhaitait par dessus-tout une librairie... Elle décide alors de détourner le célèbre sticker "Hello my name is" en invitant les habitants de la Nouvelle Orléans à y inscrire leur lieu rêvé.

un des lieux témoin du projet "I wish I was" (novembre 2010)
Très rapidement, les devantures de ces lieux désertés se remplissent d'autocollants aux souhaits réalistes comme utopiques. Certains passants engagent même une discussion par stickers interposés, l'un se proposant par exemple de financer le souhait d'une éventuelle boulangerie dans le quartier. Candy Chang prend alors conscience de l'impact de son installation face à l'enthousiasme provoqué.


"Before I die"

Toujours dans l'optique de créer du lien social au sein de l'environnement urbain, Candy Chang métamorphose une bâtisse abandonnée en véritable lieu de rendez-vous. Les murs recouvert d'ardoise, la maison devient un tableau noir sur lequel les passants sont invités à confier leur ultime souhait avant de quitter ce monde. Munis d'une craie, chacun complète alors la formule "Before I die" donnant à l'installation une résonance particulière. 

Projet "Before I die" (2011)
Une fois rempli, l'artiste immortalise le tableau et l'efface faisant de ce projet une toile infinie où chacun peut y apporter sa contribution. Face à l'ampleur du succès de cette installation, de nombreuses villes à travers le monde telles que San Diego, Amsterdam, Lisbonne ou encore Londres ont elles aussi souhaité tenter l'expérience.


Neighbourland

Après le passage de Candy Chang, nul endroit ne demeure déshumanisé. Même déserté, l'artiste prouve qu'il est toujours possible de créer du lien social. Cette dernière s’intéresse également au voisinage, un  terme souvent barbare dans les grandes villes. Avec "Neighbour doorknob hanger", Candy Chang décomplexe la rencontre entre voisins en permettant d'instaurer un dialogue de manière ludique.


 "Neighbourland" est quant à lui, un outil en ligne spécialement crée pour recueillir les idées d'habitants au sujet du développement de leur quartier. Artistique et citoyen, ce projet permet de donner une autre approche de la politique d'une ville dont les citadins seraient les acteurs principaux.


A travers ses installations empreintes de poésie, Candy Chang prouve que les murs ont une âme qu'ils soient habités ou désertés et que les passants ne cesseront jamais de les faire parler.  

mercredi 15 février 2012

20 outils pour aider les jeunes développeurs à créer leur site internet

Il n'est pas toujours facile quand on débute dans la création de sites internet de trouver les outils et les services qui nous permettent de gagner du temps et de travailler plus efficacement. Nous avons sélectionné 20 utilitaires pour aider les jeunes professionnels du web.



Poser les bases de son projet :

  • Choisir son CMS :
Il est aujourd'hui de plus en plus fréquent d'avoir recours à un CMS pour créer son site internet. Plus pratique et mieux conçu, c'est souvent une solution de premier plan pour créer un site solide et esthétique. Il existe une multitude de CMS, le choix du logiciel idéal pour votre projet n'est donc pas des plus aisé. Pour vous venir en aide, vous pouvez notamment vous référer à cette infographie sur les trois principaux CMS opensource ou consulter le livre blanc des 200 questions pour choisir un CMS.

  • Créer sa charte graphique :
Nous vous avons déjà présenté l'outil Kuler, proposé par Adobe. C'est l'un des meilleurs utilitaires pour vous aider dans la création de la charte graphique de votre site. Grâce à lui vous pourrez créer des harmonies graphiques élégantes à partir de votre logo ou d'une photo, ou bien puiser l'inspiration auprès des membres de la communauté.



Créer une maquette :

  • Composer une grille :
Un site donne toujours une impression plus professionnelle quand son design est structuré sous forme de grille. Pour vous aider à créer la grille qui correspond le mieux aux besoins de votre site, Modular Grid est l'outil qu'il vous faut. Il vous suffit d'indiquer quelques paramètres de votre grille (largeur du site, nombre de colonnes, largeur de la gouttière, etc.) pour que ce site génère pour vous un modèle correspondant parfaitement à vos attentes. Il ne vous reste plus qu'à le télécharger dans le format de votre choix. Une extension est également disponible pour créer votre grille directement dans Photoshop.

  • Prévoir ses espaces publicitaires 
Quand on souhaite monnayer son site internet, il est primordial de prendre en compte la taille et l'emplacement des encarts publicitaires dès les premières étapes de la conception de son site, afin de s'éviter toute mauvaise surprise. En effet, les publicités sur le web répondent à des normes strictes. Pour connaître les formats standards des encarts, vous pouvez consulter l'aide de Google pour les formats de publicités Adsense, ou encore les recommandations de l'IAB sur les formats publicitaires classiques.

  • Choisir ses icônes 
Si vous n'êtes pas un pro du webdesign, la création d'icônes personnalisées pour votre site risque de poser problème. Heureusement, il existe de nombreux sites qui proposent des packs d’icônes gratuits, tels que la PNG Factory, ou encore le site Icon Finder, une véritable mine d'or. Attention cependant à bien choisir le type de licence correspondant à votre projet.

  • Trouver la police qui correspond à votre projet :
La recherche de la typographie idéale est une quête de longue haleine. Pour vous aider dans vos recherches, il existe de nombreux sites proposant des polices gratuites. Parmi ceux-ci, Dafont et son catalogue de plus de 12 000 typos s'impose comme l'une des références en la matière. Vérifiez bien là aussi quelles sont les conditions d'utilisation de votre police.


Développer son site :

  • Coder :

Plus convivial que le simple bloc-note, l'utilitaire Notepad ++, grâce à ses nombreuses options de coloration syntaxique, d'indentation ou de recherche vous permettra de créer ou de modifier votre code plus facilement.

  • Créer ses feuilles de style :
Primer CSS se charge de générer automatiquement votre css à partir du code HTML que vous lui avez indiqué. Vous récupérez ainsi un squelette vide avec vos classes et vos attributs, et il ne vous restera plus qu'à les décrire.

  • Débuter en HTML5 :
Grâce à cet aide-mémoire des tags HTML5, le nouveau et très prometteur standard du web n'aura plus de secrets pour vous. L'infographie propose également un très utile récapitulatif de l'état de compatibilité des navigateurs avec le HTML 5.

  • Innover grâce à la CSS3 :
Envie d'ajouter un dégradé, des bordures arrondies ou encore cette jolie police que vous avez trouvé sur Dafont à votre site ? Exit les images, grâce à la CSS 3 vous gagnez en accessibilité et en référencement et le CSS3 Generator vous permettra de créer le code correspondant à vos envies.

  • Préparer ses emplacements textuels :
Pour ne pas perdre de temps dans le développement de votre site en attendant d'avoir les textes définitifs de vos pages, vous pouvez utiliser du texte de remplissage tel que le fameux lorem ispum ou, pour une utilisation plus avancée, le html ipsum qui vous fournira tout le code nécessaire au type de texte qu'il vous faut.

  • Utiliser des images de remplissages :
Si vos photos ou vos illustrations ne sont pas encore prêtes mais que vous souhaitez tout de même préparer vos pages, pourquoi ne pas faire appel au service Placehold.it ? Il vous suffit de choisir la taille de votre image, sa couleur ou encore un texte d'accompagnement, et de récupérer le code généré pour le placer sur votre site.

  • Générer ses mentions légales :
Étape peu attrayante mais pourtant indispensable dans la création d'un site internet, vos mentions légales peuvent être facilement générées grâce aux modèles fournis par le site de la CNIL. Juste quelques cases à cocher et il ne vous restera plus qu'à les personnaliser.


Tester et débugger :

  • Tester la compatibilité sur les navigateurs...
Le service Adobe Browser Lab vous aidera à tester la compatibilité de votre site avec tout type de navigateurs, des plus anciens aux plus récents. Le meilleur moyen de vérifier comment votre site sera perçu par les internautes. Attention, ce service deviendra payant à compter du mois d'avril 2012.

  • … et sur les terminaux mobiles :
De plus en plus d'internautes consultent aujourd'hui le web depuis leur téléphone portable, leur tablette et bientôt par le biais de leur télévision connectée. Pour leur éviter une expérience désagréable en arrivant sur le vôtre, et risquer de perdre des visiteurs définitivement, testez le rendu de votre site sur les différents types de terminaux mobiles grâce aux services emulateur mobile pour les smartphones, ou screenfly pour tous les types de terminaux mobiles.

  • Tester l'accessibilité :
Il est primordial de vérifier si votre site sera bien accessible à tous types de visiteurs. Heureusement, il existe un outil très efficace et simple d'utilisation : la plateforme Wave. Grâce à elle, vous pourrez tester et facilement visualiser les éléments de votre site qui n'auraient pas été optimisés pour l'accessibilité web. Il ne vous restera plus qu'à apporter les correctifs nécessaires pour faire de votre site un modèle d'accessibilité.

  • Valider son site :
Pour garantir la qualité et l'accessibilité de votre site, il est nécessaire de vérifier qu'il est bien en adéquation avec les spécifications des standards du web édictés par le W3C. Le W3C Markup Validation Service vous permettra de valider à la fois votre code HTML, mais aussi vos feuilles de style grâce au W3C CSS Validation Service.

  • Débugger en ligne :
Une fois votre site en ligne, le plus simple pour traquer les bugs ou essayer quelques modifications est de recourir à l'extension Firebug pour Firefox. Grâce à ses fonctionnalités avancées, vous pourrez facilement faire vos tests avant de les appliquer à votre site.

  • Tester le temps de chargement des pages :
La vitesse de chargement d'un site tient une place des plus importantes dans son référencement par les moteurs de recherche. Un site trop lent pourra être pénalisé, même si son code et son contenu ont été optimisés pour le référencement. Pour vous éviter ce genre d'impair, tester le temps de chargement de vos pages grâce à des outils en ligne tels que Yottaa. Cet utilitaire aux fonctionnalités avancées calculera le score de votre site et vous permettra même de simuler son temps de chargement pour plusieurs zones géographiques.

  • Votre site internet et Google :
Pour voir votre site comme Google le voit, vous assurer qu'il ne présente aucun obstacle majeur pour être correctement référencé et tester votre sitemap avant de la soumettre aux moteurs de recherche, vous pouvez utiliser les Google Webmaster Tools qui vous aideront à en savoir plus sur l'indexation de votre site.


Vous voilà désormais armés pour développer votre premier site internet. Et pour les créateurs les plus aguerris, n'hésitez pas à partager vos astuces dans les commentaires.

lundi 13 février 2012

Du développement à l'utilisation, tout ce qu'il faut savoir sur les Spotify Apps

Le 30 novembre 2011 a marqué une nouvelle ère pour le leader du streaming musical avec le lancement de Spotify Apps. Depuis lors, les utilisateurs de Spotify ont pu tester une quinzaine d'applications aux concepts des plus variés. Que vous soyez développeur ou utilisateur, le collectif Digitives vous offre une visite guidée de cette nouvelle fonctionnalité.


Soucieux de vouloir faire oublier la polémique engendrée par ses nouvelles conditions d'utilisation signant la fin du tout gratuit illimité, le géant suédois a su rebondir en proposant à la communauté de développeurs de participer à une nouvelle expérience d'écoute.

Pourquoi développer une application Spotify ?

Avec plus de 10 millions d'utilisateurs actifs et une présence dans douze pays, Spotify a tous les atouts pour attirer les développeurs les plus inventifs. Outre la visibilité mondiale offerte par la plateforme, le catalogue de ressources, riche de 15 millions de titres, est mis à disposition avec en prime la garantie d'une écoute intégrale des morceaux. Un véritable terrain de jeu pour tout développeur qui pourra exploiter l'ensemble des œuvres musicales proposées en toute légalité.

Comment créer sa propre Spotify app ?

A l'instar de l'Appstore, le processus de développement est soumis à des règles strictes et la distribution de  l'application n'est possible qu'après accord préalable de Spotify. Ceci explique le nombre réduit d'applications actuellement disponibles, ne concernant pour le moment que les partenaires officiels (Pitchfork, The Guardian, Rolling Stone etc.).


Spotify encourage néanmoins tout utilisateur passionné de musique à se livrer à l'expérimentation en lui proposant des ressources d'aide au développement sous forme de documentation, de kits et de tutoriels. La plateforme utilise également les langages de programmation communément utilisés pour le développement d'applications (Javascript, HTML et CSS) et met à disposition un kit de ressources d’éléments de design afin de garantir une cohérence au sein de son interface native.

Outre la documentation fournie, les développeurs bénéficient aussi du soutien de la communauté avec la création d'un topic dédié à Spotify Apps sous la forme de questions/réponses.

Comment soumettre son application ?

Avant de se lancer dans toute création d'application, la plateforme requiert l'obtention d'un compte Spotify Developer. L'inscription est rapide (identifiant spotify et email), l'activation, encore manuelle, peut elle prendre 1 à 3 jours. Pour espérer voir son application diffusée, un formulaire doit être soumis renseignant les informations la concernant (concept de l'app, régions géographiques ciblées etc.).

Comment Spotify a intégré ses apps ?

Après avoir installé la version 8.1, à l'ouverture du logiciel Spotify, l'utilisateur peut constater l'arrivée de cette nouvelle fonctionnalité dans la barre d'outils se situant à gauche : "APPLIS".


Il est désormais possible de faire une recherche d'applications directement via le menu. S'offrent à l'utilisateur plusieurs choix : un simple preview qui permet de se faire une idée de l'app en question ou alors l'installation au sein de l'interface spotify via le bouton "add application to sidebar". L'installation n'est qu'anecdotique, pas d'achat requis ni de temps d'attente, en un clic l'app s'ajoute au menu.

Quelques exemples de Spotify apps :

We are Hunted


Cette application propose de naviguer entre les différents tops musicaux. Les statistiques sont générées par les utilisateurs de réseaux sociaux, les blogueurs ou autres twittos. Le site s'enquiert de glaner ici et là les derniers morceaux en vogue à travers une interface attractive. L'application puise dans la base de données de Spotify pour proposer une écoute intégrale. We are Hunted permet un filtrage par genre, idéal pour faire de nouvelles découvertes. Un moyen fiable pour être en phase avec ce qui se fait de mieux en ce moment. 

Le site de scrobbling qu'on ne présente plus s'est offert le luxe d'apparaître parmi les Spotify Apps. Les utilisateurs de last.fm seront forcément séduits puisque l'app présente des fonctionnalités qui enrichissent l'expérience d'écoute et de scrobbling. Les non-subscribers seront les plus ravis car l'écoute sur last.fm n'est possible qu'en preview.. Grâce à l'application last.fm sur Spotify, les utilisateurs peuvent désormais écouter les recommandations, les titres et albums récemment écoutés, ou encore leurs coups de coeurs, basés sur les statistiques du compte.

D'autres applications valent également le détour tels que Songkick qui permet de se tenir au courant des concerts prévus dans votre coin grâce à un scan de votre bibliothèque Spotify et Soundrop qui propose d'écouter de la musique à plusieurs en créant des salons par genre.

vendredi 10 février 2012

Museek #7 : L’Otamatone

Contrairement aux précédents articles de la rubrique Museek dans lesquels nous avons pu découvrir des instruments qui demandaient des compétences en bricolage relativement avancées, nous allons aujourd’hui découvrir un instrument que l’on peut trouver dans le commerce, mais qui n’en est pas moins geek : l’Otamatone.


Cet instrument en forme de note de musique et dont l’extrémité sphérique représente une tête de bonhomme a été créé en 2009 par Maywa Denki pour le Tokyo Toy show. Il s’agit d’un instrument électromécanique. En effet, pour en jouer, le musicien doit placer un doigt sur le manche de la note (la hauteur défini la note, comme pour la guitare) puis presser la tête du bonhomme (ce qui lui fait ouvrir la bouche) afin de produire un son. Comme l’explique le créateur sur un site dédié à l'Otamatone : « It creates "waaaah"-like singing sounds ». Regardons sans plus attendre une vidéo de démonstration :



L’idée de reprendre un air joué généralement par une cornemuse n’a pas été choisie au hasard, vu la sonorité de l’instrument. Comment ça, c’est pire qu’un Vuvuzela ? Vous êtes dur, mais soit, je vous l’accorde, il y a des passages assez douloureux pour les oreilles ! La vidéo suivante montre l’utilisation de l’Otamatone sur un morceau où il s’en sort un peu mieux mélodiquement. Et admirez au passage la splendide chemise du musicien très raccord avec l’instrument !



Amis bassistes ne soyez pas tristes, le créateur de l’Otamatone a aussi réalisé une version « Jumbo » beaucoup plus grosse, et avec des sons légèrement plus graves. Pour en jouer, le musicien doit se servir d’une pince serre joint. Voici un bel exemple de ces capacités avec ce massacre absolument atroce de l’hymne américain :



En noir, blanc, bleu, jaune ou encore rose, il est disponible dans les bonnes crèmeries (comprenez magasins de geek vendant des objets totalement inutiles donc indispensables !) pour environ 30€. Donc si vous voulez « Whaaaaaaaaahiser » vos chansons cultes et briller en société (ou pas !) vous savez ce qu’il vous reste à faire !