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lundi 26 janvier 2015

Be My Eyes, l'application danoise qui attire tous les regards

 A l'honneur cette semaine, Be My Eyes, une application basée sur le crowdsourcing venant en aide aux personnes souffrant de déficience visuelle. Le concept ? Repenser l'accessibilité en mettant en relation voyants et mal-voyants par le biais de leur smartphone.


A qui s'adresser en situation de mobilité ou quand on est seul chez soi, sans avoir peur de déranger ? Une question que se posent quotidiennement nombre de mal-voyants et non-voyants.

Hans Jorgen Wiberg, lui-même déficient visuel, a souhaiter remédier à ce problème en proposant une application altruiste et universelle. Développée au Danemark en collaboration avec l'agence web Robocat, l'application Be My Eyes permet à des personnes volontaires et bénévoles d'aider les mal-voyants et non-voyants par le biais de la visioconférence.


Ainsi toute personne ayant du mal à se repérer dans l'espace peut désormais solliciter l'aide de la communauté en pleine rue et se laisser guider par son interlocuteur le suivant pas à pas grâce à la caméra et le micro de son smartphone. Il en va de même avec les petits tracas de la vie quotidienne comme la date de péremption d'un emballage impossible à déchiffrer pour un mal-voyant, obstacle désormais surmontable grâce à l'intervention spontanée d'un membre de la communauté Be My Eyes.

Le fonctionnement 

Pour participer à l'expérience Be My Eyes, il suffit de télécharger gratuitement l'application qui vous demandera dans un premier temps d'indiquer si vous êtes voyant ou non.  Mention spéciale pour la vidéo qui se lance tout de suite après, afin de présenter à l'utilisateur le fonctionnement de l'application :



Enfin, l'application vous invite à vous inscrire (via facebook ou par email) pour pouvoir rejoindre la communauté et offrir votre aide.

Vous serez alors susceptible de recevoir un appel video d'une personne souffrant de déficience visuelle et ayant besoin d'aide. Vous pouvez accepter ou décliner l'appel, selon votre disponibilité, la demande sera transférée automatiquement vers un autre membre de la communauté en cas de refus.


Une touche de gamification a été apportée à cette application permettant aux volontaires de cumuler des points dès lors qu'ils sont venus en aide à quelqu'un. Un indicateur également utile pour rassurer les utilisateurs sur la fiabilité de leur interlocuteur.

Une application à but non-lucratif et financée entièrement grâce à des dons qui mérite d'être saluée tant pour son concept novateur que pour son interface graphique, simple et intuitive.

A l'heure où nous écrivons cet article, Be My Eyes compte plus de 80 000 personnes voyantes et plus de 6 000 déficients visuels. Pour ceux qui souhaiteraient rejoindre la communauté, l'application est téléchargeable gratuitement sur l'app store et devrait prochainement sortir sur Android.

mercredi 11 juillet 2012

Référencement, accessibilité et ergonomie : 10 actions pour optimiser les images de votre site internet

Illustrer son site internet ou son blog à l'aide d'images est aujourd'hui presque indispensable. Pourtant, cela peut vite se retourner contre vous si les images que vous uploadez sur votre site ne sont pas ou mal optimisées pour le web.

Les risques :
  • surcharger votre espace de stockage
  • dégrader le temps de chargement de vos pages
  • ne pas profiter du trafic que peut vous apporter la recherche d'images
  • limiter ou empêcher l'affichage de votre site sur terminaux mobiles

Voici donc quelques conseils à mettre en œuvre pour optimiser l'utilisation de vos images à chaque étape.


Utiliser un format compatible avec le web

Certains formats sont plus lourds que d'autres, et moins adaptés au web. Veillez donc à employer uniquement ces extensions compatibles avec le web : jpeg, png ou gif dans le cas d'illustrations contenant un nombre limité de couleurs (un logo par exemple). Pour en savoir plus sur les formats d'images, consultez cet article consacré à l'optimisation des images pour le web.

Optimiser la taille des images

Pour éviter de ralentir inutilement le chargement de vos pages, pensez à retailler au préalable vos illustrations aux dimensions nécessaires, et à supprimer l'excès d'espace blanc (à remplacer par des marges en CSS). Cette action préalable aura le double avantage d'épargner de l'espace de stockage et de préserver la qualité de l'image. En effet, les images redimensionnées par le navigateur seront de moins bonnes qualités que si elles ont été retaillées par un logiciel de retouche.

Définissez également la hauteur et la largeur de cette image dans le code source dans le but de permettre au navigateur de commencer à afficher le contenu avant même que les visuels ne soient complètement chargés. Le fait d'indiquer ces dimensions permet donc d’accélérer le temps de chargement de la page. Un bon point pour vos visiteurs et pour Google !

Préserver leur qualité

Rien de plus frustrant que de retrouver une image floue ou pixelisée sur un site internet. Cela peut nuire grandement au professionnalisme de vos articles, même si ces derniers sont bien rédigés. Tout est question de compromis entre la lourdeur de l'image et son rendu et il n'est pas conseillé de privilégier l'un au détriment de l'autre. De plus, lors d'une recherche sur Google Images, l'internaute aura plus tendance à cliquer sur une belle image, vous fournissant ainsi un point d'entrée supplémentaire sur votre site.

Ne pas intégrer pas de texte dans les images

Il est aujourd'hui impensable d'utiliser une image à la place d'un texte, notamment lorsqu'il s'agit de titres. Vous y perdriez énormément en termes de visibilité et de référencement. Si vous souhaitez afficher du texte dans une police particulière, c'est aujourd'hui possible grâce aux nouvelles propriétés de CSS et aux Google fonts par exemple, plus besoin donc de recourir à ce type de procédés.

Contextualiser les visuels

Afin de garder une certaine cohérence entre les contenus textuel et visuels de votre page, utilisez des photos ou des illustrations en rapport avec votre texte. Hors de question d'employer une image sans aucun rapport avec l'article qu'il accompagne, vous transmettriez ainsi un signal confus, à la fois pour vos visiteurs et pour les moteurs de recherche.

Donner un nom pertinent à l'image

Cette action possède un double avantage : celui de vous permettre de vous y retrouver plus facilement dans votre bibliothèque de médias (surtout si celle-ci a préalablement été structurée à l'aide de sous-dossiers), mais surtout de renseigner les moteurs de recherche sur le contenu de cette image. Dans l'idéal, utilisez des mots clés descriptifs, séparés à l'aide de traits d'union (-) de préférence, ou d'underscores (_). Ne collez pas les mots les uns aux autres, les moteurs de recherches ont plus de mal à les déchiffrer. Enfin, si le moteur de recherche ne trouve aucun texte descriptif associé à l'image, c'est bien le nom de fichier qui sera utilisé en tant qu'aperçu pour les internautes.

Renseigner les attributs alt, title et longdesc pour le référencement et l'accessibilité

Cet attribut est particulièrement utilisé pour le référencement, puisque c'est lui qui va fournir à Google les informations nécessaires pour qu'il détermine quelles sont les images pertinentes à afficher lors d'une requête. Renseignez donc votre attribut alt à l'aide de 3 ou 4 mot-clés importants, ainsi que Google le préconise. Inutile de multipliez les mots-clés (plus d'une dizaine), votre site pourrait être considéré comme du spam.

Gardez aussi à l'esprit que les personnes souffrant d'un handicap visuel et utilisant un lecteur d'écran n'auront à leur disposition que l'information contenue dans cet attribut. Optimisez-le afin de leur permettre de comprendre le contenu de l'image.

Pour optimiser vos attributs alt, consultez cette vidéo de Matt Cutts :



Dans le cas où l'image que vous présentez sur votre site est significative et contient des informations primordiales, et dont la description sera supérieure à 10 mots, il peut être utile d'avoir recours à l'attribut longdesc. Cet attribut permet de créer un lien vers cette description, afin d'indiquer, aux lecteurs d'écran par exemple, où la récupérer.

Enfin, l'attribut Title permet quant à lui d'apporter une information supplémentaire à l'internaute : c'est ce message qui apparaît dans l'infobulle, lorsqu'il positionne son curseur sur la photo, ou qui sera lu par le logiciel d'un utilisateur malvoyant.

Utiliser les sitemaps pour images

Les sitemaps pour images permettent de fournir au moteur de recherche des informations supplémentaires concernant les images proposées sur votre site ou votre blog. Cela vous permettra d'indiquer à Google quelles sont les images les plus importantes, pour qu'il les mette en avant, ou encore celles qu'il n'est pas nécessaire d'indexer (des images génériques, souvent répétées, qui n'apportent aucune information essentielle par rapport au contenu de votre site). Il suffit dans ce cas de ne pas répertorier ces images dans votre sitemap. Grâce à elle, vous pourrez répertorier jusqu'à 1000 images par page, en indiquant pour chacune d'entre elles, à l'aide de balises, des informations supplémentaires telles que la légende de l'image ou son emplacement géographique. Une donnée fort utile quand on sait que les résultats de recherche sont toujours plus localisés.

Adapter automatiquement leur taille au format de l'écran de l'internaute

Le design responsif est en passe de devenir un véritable standard. Idéal pour rendre votre site consultable et ergonomique sur n'importe quel terminal, il implique non seulement d'adapter le design, mais aussi les tailles des images, à n'importe quel format d'écran. Il s'agit toujours d'un point technique délicat, dont nous vous parlerons plus en détail dans un prochain article.

Ne pas abuser des images

Enfin, s'il est indispensable d'illustrer son site internet ou son blog pour le rendre plus attractif, évitez cependant de multiplier à outrance leur utilisation. Cela alourdit les pages, ralentit votre site et énerve l'internaute qui aura l'impression que l'information est délayée de manière artificielle. De même, si vous souhaitez réutiliser une image, ne la ré-uploadez pas sur votre site, mais réutilisez-la depuis votre bibliothèque de médias.

Stéphanie M.

mercredi 2 mai 2012

Ergonomie de la page d'accueil : quels sont les pièges à éviter ?

Véritable point d'entrée sur votre site, la page d'accueil va souvent conditionner la première impression du visiteur. Il est donc nécessaire d'apporter à l'ergonomie de cette page la plus grande attention possible, afin de capter l'attention des internautes, et de les amener à poursuivre leur navigation sur le site. Voici donc quelques pièges à éviter lors de la conception de votre page d'accueil.



La page d'accueil ne propose pas assez d'informations


C'est l'un des écueils les plus fréquents. Lors de la conception de la maquette de la page d'accueil, le design peut prendre le pas sur le contenu. Ce qui est évident pour vous ne l'est pas forcément pour les internautes qui ne vous connaissent pas. La page d'accueil se doit avant tout d'être utile. N'oubliez donc pas de bien décrire votre activité et l'objet de votre site dès la page d'accueil. L'internaute doit savoir immédiatement à qui s'adresse le site, et pouvoir y trouver les informations pertinentes qui lui donneront envie de poursuivre sa navigation. C'est bon pour le visiteur, et c'est bon aussi pour le référencement.

Comment l'éviter ?
  • Étudiez vos statistiques de visites. Si la plupart des internautes ne vont pas plus loin que la page d'accueil, c'est qu'il y a un problème de conception.
  • Mettez-vous à la place de l'internaute en imaginant ce que ce dernier s'attend à trouver ou doit trouver en arrivant sur la page d'accueil de votre site. N'oubliez pas de proposer un moyen de contact (formulaire de contact, coordonnées de l'entreprise, etc.) et un lien vers les réseaux sociaux sur lesquels on peut vous trouver.
  • Faites un mini test utilisateur : montrez votre page d'accueil à des connaissances externes à votre activité, et demandez-leur de vous expliquer le sujet du site, et le type de contenu qu'ils s'attendent à y trouver. En fonction des impressions recueillies, corrigez le tir.


La page d'accueil propose trop d'information


A force de vouloir bien faire, on peut parfois en faire trop. Une page d'accueil se doit d'être claire et explicite et la facilité de lecture doit être privilégiée. Il ne faut donc pas noyer le visiteur sous un flot d'informations. Il est communément admis que notre cerveau ne peut percevoir que 7 éléments simultanément. Si l'on dépasse ce nombre sur la page d'accueil, il a de fortes chances qu'un certain nombre de ces éléments ne soient pas pris en compte par le visiteur.

Comment l'éviter ?
  • Demandez-vous quel est l'ambiance générale qui se dégage de votre page d'accueil. La trouvez-vous épurée ? Ou au contraire vous fait-elle l'impression d'un fouillis ?
  • Comme dans le cas précédent, n'hésitez pas à demander l'avis de vos proches, ou même de vos collaborateurs.
  • Mettez en avant les contenus les plus importants en haut de la page. Ils auront ainsi plus de chance d'être lus, contrairement aux éléments se situant sous la ligne de flottaison et qui nécessiteront un scroll de la page de l'internaute.
  • Redispatchez les éléments qui ne sont pas fondamentaux sur les autres pages de votre site.
  • Employez des phrases courtes et impactantes, structurez le contenu et présentez l'information de manière claire (listes, paragraphes courts, exergues, etc.)


La navigation n'est pas assez mise en avant


Si la page d'accueil est un point d'entrée sur votre site, cela signifie également qu'elle doit permettre au visiteur d'accéder à toutes les autres pages (ou, au moins, à la plupart d'entre elles). Si votre visiteur ne sait pas comment atteindre l'information qu'il recherche à partir de la page d'accueil, il y a de fortes chances qu'il quitte le site.

Comment l'éviter ?
  • Lors de la conception de votre site, mettant l'accent sur la navigation en proposant un menu simple et ergonomique qui permettra à l'internaute de trouver facilement l'information qu'il recherche.
  • Dans la plupart des cas, la navigation doit rester la même quelque soit la page du site sur laquelle l'internaute se trouve (même type de menu, mêmes couleurs, etc.). Vous pouvez par contre mettre en avant sur cette page, de façon visuelle ou rédactionnelle, les éléments de navigation les plus importants (ciblage du public, mise en avant d'une actualité, etc.).


Son titre n'est pas optimisé pour le référencement


Vous avez nommé votre page d'accueil "Accueil" ou "Home" ? S'il s'agit bien d'un impératif en ce qui concerne votre menu de navigation, c'est cependant déconseillé dans le cas de votre balise de titre. En effet, le référencement de votre page risque fort de se faire sur ce terme, et vous perdrez ainsi une belle occasion d'améliorer le positionnement de votre site dans les résultats de recherche. Autre problème, si l'un de vos visiteurs souhaite bookmarker votre page d'accueil, c'est le mot "Accueil" qui viendra s'afficher dans sa liste de favoris. Difficile ensuite de la retrouver facilement...

Comment l'éviter ?
  • Optimisez la balise title de votre page d'accueil en utilisant des termes relatifs à votre activité. Il ne doit pas simplement faire référence à ce que l'on va trouver sur cette page d'accueil uniquement, mais plutôt à ce que contient globalement votre site.


Son temps de chargement est trop important

Les internautes sont aujourd'hui habitués à des temps de chargement presque instantanés. Mis à part quelques cas particuliers, une page d'accueil dont l'affichage est trop lent va donner une mauvaise image du site. Veillez donc à optimiser le poids de votre page d'accueil pour éviter au visiteur de perdre patience et de quitter votre site avant même d'avoir eu accès à son contenu. Attention, un site trop lourd risque également fortement d'être pénalisé par les moteurs de recherche.

Comment l'éviter ?
  • Vérifiez le temps de chargement de votre page d'accueil grâce à des outils tels que PageSpeed, un service fourni par Google qui vous permet non seulement d'analyser la vitesse de votre site, mais qui vous fourni aussi des suggestions pour l'améliorer.
  • Optimisez votre code. Évitez les applications trop lourdes qui sont susceptibles de ralentir votre site et optimisez vos feuilles de styles.
  • Optimisez vos images et n'uploadez jamais des images plus grandes que nécessaire.


La page d'accueil est statique


Pour fidéliser les visiteurs et les inciter à revenir sur votre site, il est important que celui-ci soit "vivant". Sans révolutionner votre page d'accueil, ni même changer son contenu tous les mois, il est important que l'internaute trouve de nouvelles informations utiles lors de ses visites.

Comment l'éviter ?
  • Mettez en avant sur votre page d'accueil les informations nouvelles, les mises à jour ou les nouveaux produits.


La page d'accueil présente trop de publicités


Un site trop chargé en publicités peut très rapidement faire fuir le visiteur en renvoyant l'image d'un manque de professionnalisme. Si les publicités sont trop présentes, notamment aux emplacements où l'internaute s'attend à trouver du contenu utile, il risque également de quitter le site.

Comment l'éviter ?
  • Ne placez pas trop d'éléments publicitaires sur votre page d'accueil.
  • Présentez-les de manière externes au contenu afin que le visiteur puisse facilement faire la différence entre contenu utile et publicité.
  • Évitez les pop-up et les publicités flottantes trop envahissantes qui pourraient gêner la navigation.

L'ergonomie de la page d'accueil est un élément décisif de l'expérience utilisateur. Lors de sa conception, et plus généralement de celle de votre site internet, n'oubliez pas de vous poser toutes ces questions relatives à l'ergonomie, à l'utilisabilité et à l'accessibilité. Elle vous permettront d'avoir un site fonctionnel et agréable, autant pour vous que pour l'internaute (et par extension, pour les moteurs de recherche). Regardez ce que font les autres, et plus particulièrement vos concurrents, et réfléchissez à ce qui vous plaît ou vous déplaît sur les sites que vous avez l'habitude de consulter. Enfin, n'hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus sur l'ergonomie de la page d'accueil de votre site internet.

Stéphanie M.

lundi 7 mars 2011

Dix conseils pour optimiser l'ergonomie de votre site

L'ergonomie web, on en parle beaucoup sans vraiment savoir précisément de quoi il retourne. Nous vous proposons aujourd'hui une introduction à l'ergonomie web, afin de saisir les mécanismes objectifs qui font qu'un site est ou n'est pas ergonomique. 




A quoi sert l'ergonomie ?

Dans un premier temps, à fournir au visiteur de votre site une expérience de navigation agréable. Il est absolument nécessaire que l'internaute puisse trouver facilement et rapidement l'information qu'il cherche sur votre site, sans avoir à "fouiller" dans toutes vos pages, ni même à utiliser votre moteur de recherche interne. En termes plus techniques, il doit répondre à des critères d'utilisabilité. C'est encore plus vrai pour un site d'e-commerce. Si l'internaute éprouve des difficultés à trouver le produit qu'il recherche, son prix ou encore les conditions et tarifs d'expédition, il y a fort à parier qu'il ira acheter le produit sur le site de votre concurrent. L'ergonomie n'est donc pas une notion à prendre à la légère. Par extension, l'ergonomie a un impact certain sur la fidélité de vos visiteurs. En effet, si leur première expérience de navigation sur votre site a été satisfaisante, il est encore une fois plus que probable qu'ils y reviendront.


Comment rendre son site ergonomique ?


1. Se mettre à la place de l'internaute

L'idéal est d'envisager cet aspect dès la phase de conception de votre site. Mettez-vous à la place de l'utilisateur, et réfléchissez à ce qui vous plaît / vous rebute dans l'utilisation d'un site internet. Observez également comment sont conçus des sites qui fonctionnent bien.


2. Observer son comportement

Prenez le temps d'étudier le profil-type de vos internautes. Leurs habitudes de navigation et leurs attentes ne sont pas les mêmes, et leur rapport à l'ergonomie sera bien évidemment différent. L'âge a une influence majeure, c'est évident, les internautes les plus jeunes ont une capacité d'adaptation plus aisée. 


3. Prendre garde au design et aux éléments visuels

Pour commencer, il faut s'assurer de la cohérence graphique entre les pages, cela va sans dire. L'internaute ne doit pas penser qu'il a changé de site entre deux pages. Attention à ne pas trop surcharger le design, cela nuirait aussi à l'ergonomie du site. Les éléments primordiaux de votre message (contenu textuel, produit...) ne doivent pas être noyés au milieu des éléments graphiques. Évitez également les éléments clignotant, ou les publicités trop envahissantes. Ces dernières doivent également être placées de façon à ne pas être confondues avec du contenu. Ne les placez donc pas aux emplacements de la bannière ou du menu par exemple. La colorimétrie et la typographie ont également une influence très importante sur l'ergonomie. Restez donc en harmonie avec la charte graphique de votre entreprise, et privilégiez les polices web (Georgia, Verdana...).


4. Étudier l'arborescence

C'est la base de votre site, cet élément fondamental mérite donc toute votre attention. Essayez donc de mettre en place une arborescence la plus simple et la plus claire possible, en limitant les sous-niveaux de navigation. Choissisez des intitulés précis et parlants, et placez vos menus bien en évidence (en règle générale : horizontalement sous la bannière ou verticalement, en haut à gauche).


5. Limiter le temps de chargement des pages

Il n'y a rien de plus énervement qu'une page dont le chargement n'est pas instantané, ou quasi-instantané. Ce genre de handicap peut facilement vous faire perdre des internautes. Veillez donc au poids de vos images, de vos pages, et à la puissance de votre serveur.


6. Conserver le fil d'ariane

Egalement appelé breadcrumb, ce petit élément, souvent présent par défaut dans les CMS, permet à l'internaute de savoir à tout moment à quel endroit du site il se situe. Il est indispensable pour les sites possédant des sous-niveaux de navigation. Même s'il doit rester discret afin de ne pas être confondu avec un élément de titre par exemple, il doit être suffisamment visible pour être utile.


7. Soigner les contenus

Nous l'avons déjà vu lors de précédents articles, sur un site internet, le contenu est roi. Inutile donc d'accumuler les visuels décoratifs s'ils risquent de prendre le pas sur le message que vous souhaitez faire passer.


8. Respecter les règles de l'accessibilité

L'accessibilité fait également partie de l'ergonomie d'un site internet. Si votre site respecte ces standards, il y a de grandes chances pour qu'il soit également ergonomique !


9. Éviter les contre-affordances

Les internautes possèdent un certain nombre d'habitudes de navigation, également nommées affordances : les éléments soulignés sont cliquables, la navigation principale se trouve en évidence, en cliquant sur le logo on retourne à la page d'accueil... N'essayer pas d'aller contre ses habitudes, cela perturberait grandement la navigation de vos visiteurs, et ne les inciteraient pas à rester sur votre site ou bien à y retourner. D'un autre côté, ne jouez pas trop non plus de ces affordances (ne pas mettre de lien vers l'accueil dans la navigation par exemple), car tout le monde ne possède pas toujours les mêmes réflexes.


10. S'adapter aux équipements

Beaucoup de sites sont aujourd'hui consultés sur des écrans très grands, ou très petits. Evitez donc les extrêmes en matière de résolution de votre site, afin qu'il puisse s'adapter au mieux à tous types de supports. Il en va de même pour les navigateurs, l'inter-opérabilité est fortement recommandée. Si votre site à une vocation informative, n'hésitez pas à fournir une version imprimable de vos articles et de vos pages.


Nous reviendrons dans un prochain article sur l'ergonomie web appliquée à la page d'accueil de votre site. En cas de doute quand à l'ergonomie de votre site internet, n'hésitez pas à faire des tests, à requérir l'avis d'internautes fidèles ou non de votre site, et, bien sûr, à faire appel à un professionnel du web qui saura vous conseiller efficacement.

Stéphanie M.

mercredi 22 décembre 2010

L'accessibité, un élément primordial de la création de votre site internet

L'accessibilité du web définit la capacité d'un site internet à rester lisible et compréhensible pour un visiteur souffrant d'un handicap, ou même plus simplement pour une personne ayant une capacité visuelle ou auditive réduite. Les standards de l'accessibilité sont définis par des normes édictées par la Web Accessibility Initiative (WAI), un programme lancé en avril 1997 par le W3C.



Depuis 2005, les services de communication publique de l'État ont une obligation d'accessibilité.  L'accessibilité est une composante essentielle d'un site internet, mais, malheureusement, elle reste la plupart du temps encore très marginale. Elle est pourtant bénéfique à tous les usagers du net et permet d'améliorer l'image de marque d'un site. Voici quelques pistes pour rendre un site accessible. Ces critères doivent être pris en compte dès le début de la phase de conception d'un site internet.
  • Utiliser une police, une taille de texte et des images lisibles. Un corps de texte trop petit est souvent pénible à lire, y compris pour des internautes souffrant de problèmes de vue mineurs ;
  • permettre à l'internaute de se situer précisément dans le site, de retrouver facilement  les pages consultées précédemment et de retourner simplement à la page d'accueil ;
  • utiliser des harmonies de couleurs contrastées ;
  • différencier les liens du reste du texte ;
  • fournir des alternatives textuelles aux contenus visuels et auditifs dès lors qu'ils véhiculent une information ;
  • structurer le contenu de façon cohérente en utilisant les balises HTML ad hoc (h1, ul...) car sa hiérarchisation ne doit pas uniquement reposer sur des éléments visuels (penser aux logiciels de lecture d'écran). Le contenu doit pouvoir être mis en forme de différentes façons sans perte d'information et de sens ;
  • respecter les standards du web (édictés par le W3C), le résultat sera plus facilement accessible et compatible avec les aides techniques dont peuvent bénéficier les personnes handicapées.
Pour connaitre la liste complète des éléments nécessaires pour faire de votre site internet un modèle d'accessibilité, en vue peut-être d'obtenir le label européen euracert, consultez le site de la WAI. Rappelons également que certains organismes spécialisés comme l'association BrailleNet dispensent des formations sur l'accessibilité. Vous pouvez également évaluez vous-même le niveau d'accessibilité de votre site internet grâce à la grille proposée par AccessiWeb.

Stéphanie M.