vendredi 21 janvier 2011

Connaître sa cible, l'une des clés pour une rédaction efficace

Avant d'entamer la rédaction d'un article, il est fondamental pour le rédacteur web de se poser quelques questions préliminaires qui lui permettront de fixer les bases de sa réflexion.
 


Qui est le lecteur ?

  • Quelles sont ses caractéristiques socio-professionnelles ? En effet, le ton, le contenu, le type d’informations seront différents si le rédacteur s’adresse à un public d’adolescents sur un site d’orientation professionnelle ou bien à des artisans qui recherchent une formation dans le bâtiment basse consommation.
  • Quel est son langage ? Ce critère conditionne son comportement sur les moteurs de recherche, et, par la même occasion, les mots-clés que le rédacteur web devra employer.
  • Quels sont ses besoins et ses attentes ? Vient-il chercher une information ? Un conseil ?
  • Quel est le message que le client souhaite faire passer à sa cible ? Un message institutionnel est différent d’un message commercial. L’écriture dans ces deux cas ne sera donc pas la même.

Que cherche-t-il ?

Ces indications aident le rédacteur web à construire son message efficacemment. L’internaute s’intéresse :

  • à ce qui est proche dans le temps : ce qui va venir, l’information la plus fraîche, le conseil le plus récent, ce qui l’intéresse au moment précis où il fait sa recherche.
  • à ce qui est proche dans l’espace : l’objet qui lui coûtera le moins en frais de port, le spectacle le plus proche de chez lui.
  • à ce qui est proche de lui socialement : le ton le plus proche de sa façon de s’exprimer, le sujet qui lui parle et lui rappelle ses préoccupations quotidiennes.
  • à ce qui l’affecte personnellement : les sujets qui ont un intérêt personnel, qui se rapportent à ses loisirs, qui le touchent émotionnellement.

Rappelons enfin qu'un contenu efficace doit en premier lieu présenter l’information la plus importante pour le lecteur. L’élément neuf et essentiel qui intéresse le lecteur est présenté en premier, les éléments annexes et les points de détails sont développés dans la suite du texte. Les premières lignes résument l’information. Le rédacteur peut s’appuyer sur la règle des 5 W et des 2 H pour ne pas perdre de vue l’objectif de son article : qui ? (who ? ), quand ? (when ?), où ? (where ?), quoi ? (what ?), pourquoi ? (why ?), comment ? (how ?), combien ? (how much ?). Ces deux règles permettent de hiérarchiser facilement l’information et de produire un contenu efficient, profitable et de qualité.

Stéphanie M.

mercredi 19 janvier 2011

Réseautage et musique: les usages ont-ils évolués ?

Le leader du réseau social musical menacé d’extinction

Myspace, en pleine crise de confiance, cherche désormais un acquéreur. Après un licenciement de plus de la moitié des employés de Myspace, Rupert Murdoch, propriétaire du groupe, a annoncé la semaine dernière vouloir se séparer du site.
7 années d’existence durant lesquelles la plateforme aura tenté de cohabiter avec les autres formes de réseaux sociaux au risque de dénaturer son identité propre. Le succès écrasant de Facebook a en effet contraint Myspace a opérer de profonds changements, dès 2008, tant sur ses fonctionnalités que sur son essence. Les profils utilisateurs se sont rapidement métamorphosés en une pâle copie de comptes Twitter ou Facebook par l’ajout de statuts, billets d’humeur ou encore d’une messagerie instantanée.
Or en fusionnant les usages, Myspace a fini par dérouter l’internaute qui avait pourtant commencé à expérimenter le web social à travers cette plateforme.


Décembre 2010, Myspace tente le tout pour le tout en redéfinissant sa charte graphique avec notamment un nouveau logo qui accentue une fois de plus la tendance vers le côté “social” de la plateforme, une stratégie qui, sur le long-terme, pourrait s’avérer irréversible.



Lastfm et Bandcamp, deux outsiders de taille

Alors que Myspace s’éloigne progressivement de son objectif premier : la découverte et promotion d’artistes musicaux, Bandcamp semble tirer son épingle du jeu en se concentrant sur l’industrie de la musique en ligne.
Crée en 2007, cette plateforme permet aux artistes de promouvoir et vendre leur musique en ligne. Lorsque que l’on interroge les créateurs de Bandcamp sur l’apparente similitude avec Myspace, ces derniers affirment apporter plus de services et d’autonomie aux artistes qu’un simple partage de musique inévitablement lié à la marque et l’identité du géant Myspace :
"MySpace or any of its dozens of imitators, but all of those services offer bands what is essentially a sharecropping arrangement. They host your tunes, and in exchange it's their logo, their ads, their URL, their traffic, their identity."[...]
Car Bandcamp rend possible la création par l’artiste d’un site pour promouvoir et vendre ses morceaux tout en conservant sa propre identité visuelle et ses moyens d’expressions.

Exemple de site réalisé sur Bandcamp par le groupe Jaime Rojo 

Le réseautage n’est pas omis pour autant avec la présence de boutons de partage (twitter, facebook et même... Myspace). Le site a fait beaucoup parlé de lui en Juillet 2010 avec la décision prise par la chanteuse Amanda Palmer qui a préféré Bandcamp a son label pour vendre son dernier album.

Autre réseau social musical, davantage centré sur l’utilisateur et ses goûts musicaux : Last.fm.
A la fois web radio et site internet, la plateforme créee en 2002, propose un système de statistiques des morceaux écoutés par l’utilisateur, rendu possible grâce au scrobbling.

La page dédiée au groupe Jon Drake & the Shakes régulièrement mise à jour par la communauté

Outre la consitution d’une bibliothèque musicale en ligne, les utilisateurs peuvent recommander des morceaux et consacrer des pages dédiées à leur artistes en y ajoutant diverses informations (bio, photos, dates de tournées etc.). Avec plus de 43 milliards de scrobbles et une communauté forte de 25 millions d’utilisateurs, Lastfm participe incontestablement à promotion des artistes musicaux.

A travers ces sites, trois manières d'aborder le réseautage dans le domaine musical avec en point d'interrogation l'avenir du leader historique Myspace, qui semble toujours chercher la bonne équation pour assurer sa pérennité.

Mélanie G.

lundi 17 janvier 2011

Réseaux sociaux, ce que 2011 nous réserve

2011 sera synonyme de grandes mutations pour les réseaux sociaux en mettant l’accent sur la qualité. Cacophonie et overdose informationnelle étaient jusqu’alors les symptômes décrits par tout utilisateur de ces médias principalement représentés par les géants Facebook et Twitter.
Le leitmotiv de ces deux sites consistant à partager sans limite et avec tout le monde semble avoir atteint ses limites. Le social networking voit désormais ses règles évoluer, à vos bookmarks donc pour bien démarrer cette nouvelle année !


Vers une nouvelle forme de hiérarchie des contenus : la curation ?

Dans un précédent article, nous vous présentions Scoop.it, une plateforme sur laquelle les contenus, organisés par thématique, sont régulièrement alimentés par la communauté. Grâce à cette nouvelle forme d’éditorialisation, les requêtes des internautes gagnent en pertinence et en efficacité en concentrant sur un seul et même site les informations nécessaires.

Un procédé similaire à celui de Quora, qui exploite davantage le côté social de la curation en proposant un système de faq informationnelle rendu possible par une entraide entre les membres de cette communauté.


converser, reblogguer, aimer, s'abonner, les maîtres mots de Tumblr

On retrouve également la curation dans le microblogging avec Tumblr, réputé pour son système d’agrégation de contenus organisés par thèmes ou mots-clés. Fondé en 2007 par David Karp et Marco Arment, Tumblr est une plateforme qui se situe à mi-chemin entre Twitter et Blogger. La simplicité de création d'un mini-blog sur ce site est déconcertante autant que la facilité de soumission de contenus. Le "reblog", fonctionnalité phare de Tumblr permet de republier tout contenu proposé par un autre membre de la communauté en une fraction de seconde. Sur le même principe que Twitter, l'internaute peut s'abonner à d'autres blogs et ainsi se créer sa propre communauté.

A travers ces différents sites, l’utilisateur peut ainsi profiter d’un meilleur filtrage de contenus et d'une audience plus ciblée.


Vers une géolocalisation généralisée ?


De plus en plus de médias sociaux invitent leurs utilisateurs à préciser leur localisation lors de la publication d’un contenu.
On peut alors se questionner sur l’intérêt de cette fonctionnalité pour l’internaute lambda, outre son caractère phatique. Avec des applications comme Instagr.am, en précisant le lieu où la personne a pris la photo, le contenu se voit optimisé, comportant une donnée supplémentaire si ce dernier est partagé avec la communauté.

En une poignée de secondes, l'utilisateur immortalise, géolocalise et partage.

La géolocalisation peut être également vue comme un catalyseur de rencontres dans le monde réel entre membres d’un même réseau.


Vers des réseaux sociaux plus personnalisables ?

Après Diaspora, Path semble avoir confirmé la tendance du réseau social plus éthique où l’internaute détient le contrôle total sur ses données et leur partage.
Lancé fin 2010, Path se positionne comme le premier réseau social “personnel” où les utilisateurs peuvent échanger avec un nombre maximum de 50 contacts.
Loin d’être aléatoire ce seuil maximal se base sur une étude de Robin Dunbar, Professeur en Psychologie Evolutionniste à l’université d’Oxford qui a établit le nombre de relations à 150 que le cerveau est capable de retenir. Son étude a également montré que  notre cercle d’amis, qu’il s’agisse de connaissances ou de personnes proches, n’excédait pas la cinquantaine.

"Path is the place where you can be yourself"

Path permet donc de partager des photos et vidéos avec pour seuls destinataires les membres de son entourage proche.

Entre nouveaux outils 2.0 et révolution des usages, 2011 sera social ou ne sera pas.

Mélanie G

vendredi 14 janvier 2011

Google ebooks, la lecture digitale sur fond de polémique

Début décembre, Google a lancé sa librairie numérique aux États-Unis. Cette plateforme, qui vend et met à disposition gratuitement des ouvrages au format numérique, s'est constituée progressivement un fond de plus de 3 millions de livres. On apprend à présent, d'après le site TechCrunch, que la firme californienne vient de racheter la société eBook Technologies, spécialisée dans la conception de terminaux mobiles de lecture et la distribution d'ebooks. Cette acquisition, d'un montant inconnu, confirme Google dans sa position de futur leader potentiel sur le marché du livre électronique.


Ce service en ligne devrait être disponible en Europe dans le courant de l'année, mais il est tout de même possible de télécharger les ouvrages gratuits - en anglais - que propose Google ebooks. En ce qui concerne l'offre en langue française, Google a passé un accord avec Hachette Livre, lui permettant de numériser et de vendre les œuvres épuisées qui représentent environ 70% du catalogue de l'éditeur. Cependant, l'entreprise de numérisation à grande échelle de Google n'est toujours pas bien vue dans le paysage éditorial français. La firme est poursuivie depuis juin 2006 par les Editions La Martinière, le Syndicat National de l’Edition française et par la Société des Gens de Lettres pour contrefaçon. Condamné en première instance, Google a fait appel de cette décision.

Principe de fonctionnement de Google ebooks

La plateforme offre à ses utilisateurs la possibilité d'avoir un aperçu, d'acheter ou de télécharger des livres numériques au sein d'une librairie qui comprend 3 millions d'œuvres gratuites (des ouvrages tombés dans le domaine public et libres de droit) et plusieurs milliers de titres payants. Il est également possible d'acheter des ebooks auprès de libraires indépendants mais partenaires de Google. Une fois téléchargés, ces fichiers sont stockés dans la bibliothèque en ligne du lecteur - le digital cloud, aux possibilités de stockage illimitées - et consultables sur ordinateurs, tablettes, iPod, smartphones... Contrairement aux librairies numériques d'Amazon ou d'Apple, l'accent a donc été mis dès le départ sur l'interopérabilité (même si Amazon a tout de suite contre-attaqué en proposant Kindle for the web, un service permettant d'utiliser n'importe quel navigateur). Et comme nous l'explique Google dans la vidéo qui suit, il est possible de reprendre la lecture à tout moment et sur n'importe quel support, à l'endroit exact où vous vous étiez arrêté.



Stéphanie M.

mercredi 12 janvier 2011

Scoop.it, le partage digital d'information réinventé ?

La "curation", on commence à le savoir, est LA tendance web de ces derniers mois. Après le temps des webmasters puis celui des blogueurs, Guillaume Decugis, directeur général de Goojet (la société qui a lancé Scoop.it), nous l'annonce, internet appartient à présent aux curateurs.


Pour ceux qui l'ignorent, la curation consiste à rassembler, organiser et partager du contenu disponible en ligne, sur un thème donné. Les outils de curation tels que Pearltrees, Curated.by, Storify fleurissent désormais sur la toile. Scoop.it, le dernier né, est donc une plateforme destinée à la curation, lancée il y a un peu plus d'un mois, et disponible pour le moment en beta privée et sur invitation. Elle permet à l'utilisateur de créer un média en quelques clics, sans avoir à produire lui-même le contenu. A partir d'un thème et de mots-clés définis, Scoop.it va rechercher l'information sur des plateformes définies (Youtube, Twitter, Digg...)  et proposer des contenus (mis à jour très régulièrement) dans l'interface de curation. L'utilisateur peut alors faire son choix parmi les suggestions de Scoop.it, et publier ces liens, accompagnés d'un visuel et d'un bref résumé, sur sa page. La présentation, épurée, léchée et personnalisable, laisse en effet la part belle au contenu et aux images. Bien que développée par une entreprise française, l'interface de Scoop.it n'est pour l'instant disponible qu'en anglais, l'ambition de Goojet étant de s'implanter sur le marché américain.


Nous avons tenu à tester Scoop.it, en choisissant pour thèmes les Digital Natives bien sûr. Le site est effectivement très simple d'utilisation. Le compte est créé en quelques clics, et la détermination du topic se fait très simplement.


Le plus important est bien sûr le choix des mots-clés qui vont conditionner la recherche d'information de Scoop.it. Il est préférable de choisir des termes relativement précis qui vont permettre de cibler la requête en évitant au maximum le "bruit". Pour notre thème "Digital Natives", nous avons choisi les mots-clés suivants : "digital natives", "digital age", "born digital", "generation y" et "digital generation". Il ne reste plus ensuite qu'à choisir ses sources parmi celles que Scoop.it suggère, puis d'ajouter des contenus sur la page du topic. Les suggestions sont globalement efficaces et pertinentes (mis à part les suggestions Youtube qui, pour notre thème, sont le plus souvent complètement à côté de la plaque). L'outil propose aussi d'installer un bouton bookmarklet à votre navigateur. Ce bouton permet à l'utilisateur d'ajouter des pages à son topic au fur et à mesure de sa navigation.


Cependant, même s'il est possible de faire remonter un sujet en haut de page, l'utilisateur ne peut pas organiser les contenus sur sa page comme il l'entend. Il serait donc pertinent de lui permettre de faire des glisser-déposer afin de re-organiser le contenu verticalement.

L'utilisateur peut enfin partager sa page thématique sur Facebook ou Twitter. L'ambition de Scoop.it à court terme est de créer un mode lecteur qui permettra de suivre et de découvrir des sujets et éventuellement d'évoluer vers une offre particulière pour les entreprises qui souhaiterait se positionner sur leur domaine d'expertise. Au final, rien de vraiment révolutionnaire, mais un outil pratique et maniable qui permet à un utilisateur de se poser en spécialiste ou tout au moins en "veilleur" sur un topic de son choix. Un outil qui évoluera sans doute rapidement vers un aspect plus professionnel et plus publicitaire. En attendant nous vous invitons à découvrir notre page consacrée aux digital natives

[Edit : Comme nous le précisait Marc Rougier, président de Scoop.it, dans les commentaires, la plateforme évolue très rapidement. Depuis que nous avons publié cet article, de nombreuses fonctionnalités nouvelles ont été ajoutées, et notamment la possibilité de déplacer le contenu dans la page.]

Mélanie G.