vendredi 14 janvier 2011

Google ebooks, la lecture digitale sur fond de polémique

Début décembre, Google a lancé sa librairie numérique aux États-Unis. Cette plateforme, qui vend et met à disposition gratuitement des ouvrages au format numérique, s'est constituée progressivement un fond de plus de 3 millions de livres. On apprend à présent, d'après le site TechCrunch, que la firme californienne vient de racheter la société eBook Technologies, spécialisée dans la conception de terminaux mobiles de lecture et la distribution d'ebooks. Cette acquisition, d'un montant inconnu, confirme Google dans sa position de futur leader potentiel sur le marché du livre électronique.


Ce service en ligne devrait être disponible en Europe dans le courant de l'année, mais il est tout de même possible de télécharger les ouvrages gratuits - en anglais - que propose Google ebooks. En ce qui concerne l'offre en langue française, Google a passé un accord avec Hachette Livre, lui permettant de numériser et de vendre les œuvres épuisées qui représentent environ 70% du catalogue de l'éditeur. Cependant, l'entreprise de numérisation à grande échelle de Google n'est toujours pas bien vue dans le paysage éditorial français. La firme est poursuivie depuis juin 2006 par les Editions La Martinière, le Syndicat National de l’Edition française et par la Société des Gens de Lettres pour contrefaçon. Condamné en première instance, Google a fait appel de cette décision.

Principe de fonctionnement de Google ebooks

La plateforme offre à ses utilisateurs la possibilité d'avoir un aperçu, d'acheter ou de télécharger des livres numériques au sein d'une librairie qui comprend 3 millions d'œuvres gratuites (des ouvrages tombés dans le domaine public et libres de droit) et plusieurs milliers de titres payants. Il est également possible d'acheter des ebooks auprès de libraires indépendants mais partenaires de Google. Une fois téléchargés, ces fichiers sont stockés dans la bibliothèque en ligne du lecteur - le digital cloud, aux possibilités de stockage illimitées - et consultables sur ordinateurs, tablettes, iPod, smartphones... Contrairement aux librairies numériques d'Amazon ou d'Apple, l'accent a donc été mis dès le départ sur l'interopérabilité (même si Amazon a tout de suite contre-attaqué en proposant Kindle for the web, un service permettant d'utiliser n'importe quel navigateur). Et comme nous l'explique Google dans la vidéo qui suit, il est possible de reprendre la lecture à tout moment et sur n'importe quel support, à l'endroit exact où vous vous étiez arrêté.



Stéphanie M.

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