vendredi 29 avril 2011

Les demandes en mariages des digital natives

Après vous avoir offert notre sélection des gadgets les plus geek, découvrez cette semaine les demandes en mariages les plus audacieuses faites par des digital natives. Des idées qui inspireront sûrement certains d'entre vous !


La demande en mariage la plus nerd



Vous avez déjà sûrement vu la vidéo d'un mordu du jeu "super mario" qui a eu l'idée d'ajouter, grâce à un programme, une séquence pour annoncer sa demande en mariage ; et bien nous avons trouvé encore mieux !
Un couple de futurs mariés a conçu son propre jeu vidéo faisant office de carton d'invitation très geek, inutile de préciser qu'il existe deux versions du jeu selon qu'il s'agit de la marié ou du marié.


La plus "cinématographique"



Lors d'une rétrospective de la saga "retour vers le futur", un prétendant a pris la place de Michael J. Fox pour demander la main de sa bien-aimée. Pour réaliser cette prouesse : louez la salle de cinéma de votre ville, invitez quelques voisins à la projection pour faire diversion, éditez un des passages clés du film avec votre déclaration en incrustation et le tour est joué !


La plus high-tech


demande en mariage high-tech, parc national Redwood Forest (CA)


Qui a dit que les gadgets technologiques étaient sans âme ? Un digital native a prouvé le contraire en faisant graver son ipad avec la phrase magique pour demander la main de sa fiancée. Et pour comble de romantisme,
la demande a été faite par le prétendant, à genoux, au pied du plus grand arbre des Etats-Unis.

La plus chronophage



Il aura fallu 3 mois et beaucoup d'inventivité à Matt Gilgenbach pour coder ce jeu dans lequel il fait directement sa demande !

La plus artistique











Guy Shield fait définitivement partie des illustrateurs les plus romantiques avec cette demande en mariage débordante de créativité. Ci-dessus, un aperçu d'une série dessins qui, une fois mis bout à bout, révèlent la proposition. Voir les autres illustrations

En ce jour de royal mariage, impossible de faire l'impasse sur cette antique institution dépoussiérée par une poignée de digital natives inspirés. Qui a dit que le romantisme était mort ?

Stéphanie M. & Mélanie G.

jeudi 28 avril 2011

Digitives en interview !

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le collectif Digitives sans jamais oser le demander, c'est dans notre interview sur le site web-interviews.com !

Merci Alexi !

mercredi 27 avril 2011

Veille et curation, deux fondamentaux pour votre blog professionnel

Pour une grande partie des bloggeurs, la veille et/ou la curation sont des étapes indispensables en amont de la rédaction web. En effet, quelque soit le sujet abordé, - mode, web, culture, dernières tendances culinaires -, tout rédacteur consciencieux se doit d'être au courant des dernières actualités concernant son sujet de prédilection. A moins d'être vous-même une référence mondiale sur le sujet traité, c'est non seulement un gage de professionnalisme, mais aussi un moyen simple et efficace de fournir une information récente et de qualité à ses lecteurs.



Alors plutôt que de procéder à des recherches au coup par coup, il est plus utile de mettre en place une stratégie de veille autour des sujets que vous abordez le plus fréquemment. Cependant, devant la quantité presque infinie d'informations disponibles en ligne, cette agrégation de données a tout intérêt à être automatisée. Cela vous permettra de gagner un temps précieux, et d'avoir à portée de main toutes les informations nécessaires à la rédaction de votre article. En effet, même si la mise en place de cette stratégie de filtrage peut s'avérer chronophage, elle s'avèrera être un gain de temps, mais surtout de qualité assez net au moment de la rédaction. Car si vos recherches en amont (et votre filtrage a posteriori) ont été suffisamment poussées et efficaces, les sources d'informations sélectionnées correspondront à vos exigences de qualité. Plus de risque de récupérer une étude équivoque sur un blog aux sources plus que douteuses au hasard d'une recherche !


Veille et curation, quelles différences ?

La définition du terme "curation" étant plus que discutable (et n'étant pas des spécialistes de ce domaine), nous vous laisserons vous faire votre propre opinion sur le sujet grâce à cette vidéo très instructive sur le site Techtoc. Si l'on devait donner une explication la plus simple possible de ces deux termes, on pourrait dire que la curation sera plus précise, car plus active que la veille. En effet, même si elle est fortement automatisée, la curation reste manuelle dans sa phase finale, ce qui permet d'affiner sa démarche d'agrégation du flux d'information. Les données mutualisées par le curateur seront également plus facilement partagées avec d'autres internautes.

Quels outils utiliser dans sa stratégie de veille ou de curation ?

Il existe un nombre très important d'outils pour vous soutenir dans votre travail de veille ou de curation. Nous ne nous pencherons donc aujourd'hui que sur celles que nous connaissons bien pour les avoir utilisées dans notre propre travail de collecte de données. Il n'existe pas d'outil parfait, l'important est donc de tester et de choisir celui ou ceux qui vous correspondent. N'hésitez pas à suggérer les vôtres dans les commentaires !


Google Reader

De plus en plus boudé par les veilleurs et les curateurs, Google Reader reste pourtant un outil simple et efficace pour tous ceux qui souhaitent se tenir informé des dernières actualités autour d'un sujet, sans pour autant mettre en place une stratégie de filtrage à grande échelle. Comme nous l'avons vu dans un précédent article, il vous suffit de vous abonner aux flus rss des sites et blogs que vous souhaitez suivre, et Reader fera tout le travail de collecte pour vous. Cependant, l'un des points négatifs de Reader est qu'il est difficile de trier les informations provenant d'un abonnement. Par exemple, si vous êtes abonné à un site d'actualité web, mais que seuls les articles traitant des évolutions des écrans tactiles vous intéressent, vous n'aurez pas la possibilité de vous abonner à ces seuls articles. Vous recevrez les flux rss de l'intégralité du site.

Twitter

Même si son utilisation première est loin de se limiter à la veille, Twitter peut s'avérer des plus utiles dans la mise en place de votre filtrage d'information. En effet, il peut vous aider à suivre les mises à jour de vos blogs et sites préférés, ou encore vous permettre de faire des recherches par mots-clés (les fameux hashtags). Inconvénient : les résultats obtenus ne seront pas toujours pertinents et qualitatifs, et un tri a posteriori sera donc nécessaire.


Scoop.it

Pratique, efficace et simple d'utilisation, Scoop.it est l'outil de curation du moment. Si vous souhaitez en savoir plus, nous vous conseillons de consulter notre article sur Scoop.it.


Pearltrees

Cet outil de curation, moins connu que Scoop.it mais tout aussi efficace repose sur le principe d'organisation et de mise en relation thématique et sémantique des informations par les utilisateurs. Chaque "donnée" (article, page web...) est symbolisé par une perle, reliée aux autres perles afin de former un "arbre" de contenus relatifs à un même sujet.

Que vous soyez plutôt veilleur ou curateur (ou encore les deux) vous voilà à présent armés pour mettre en place une stratégie de collecte de données efficace, afin de produire du contenu web de qualité pour vos lecteurs !

Stéphanie M.

lundi 25 avril 2011

Shuffler.fm : le web est votre lecteur, les bloggeurs vos djs

Deezer, Spotify ou encore Pandora, ces sites ont révolutionné vitesse grand V le monde de la musique, ces dernières années. Or, quelle que soit la plateforme choisie, l'usage reste le même : l'internaute interroge une base de données avec des mots clés correspondant au nom d'un groupe ou d'une chanson et si la recherche aboutit, il profite alors, sans télécharger, d'une écoute "in the cloud". Shuffler.fm, dernier-né des plateformes musicales semble avoir trouvé une nouvelle façon d'appréhender la musique en ligne.

Shuffler, le streaming 2.0

Fondé en Août 2010 par l'agence néerlandaise Tone.fm, Shuffler.fm est une plateforme sur laquelle sont agrégés des milliers de blogs comportant des pistes audio. L'objectif de ce site : offrir gratuitement un streaming audio en continu par le biais de blogs musicaux. Chaque morceau est associé à un genre musical, une donnée générée par lastfm, un réseau social sur lequel des tags sont utilisés par les membres pour répertorier la musique.

Le principe

Shuffler.fm est sûrement un des services en ligne les plus simples d'utilisation. Nul besoin de créer un compte pour pouvoir expérimenter cette nouvelle forme de streaming, il vous suffit seulement de faire votre choix parmi une liste de 120 genres musicaux proposés en page d'accueil et le tour est joué !
Une fois la sélection faite, un lecteur apparaît en haut de page avec le titre écouté. A chaque morceau, son contenu, l'occasion pour vous de faire le plein de découvertes musicales mais également de repérer de nouveaux blogs.


le mini lecteur présent en haut de page quelque soit le blog consulté
La barre de navigation comporte les fonctionnalités classiques d'un lecteur audio : play, pause, piste précédente, piste suivante etc.  La liste des genres musicaux est également consultable sur la même page et vous permet ainsi de changer d'ambiance en un seul clic.

le catalogue des genres musicaux en page d'accueil 


La valeur ajoutée de Shuffler.fm

Mieux qu'une plateforme classique de streaming, Shuffler.fm vous permet d'élargir votre culture musicale en découvrant  de nouveaux artistes selon vos genres musicaux favoris. Le catalogue des morceaux proposés est également un des points forts du site car les contenus sont mis en ligne par les internautes eux-mêmes. L'occasion pour vous de dénicher des perles rares comme le remix officieux d'un morceau de votre groupe préféré. 
Côté blogueur, Shuffler.fm permet d'augmenter sa visibilité sur le web. Grâce au lien "add your music blog" situé en page d'accueil, il est possible de soumettre son blog musical et partager ainsi ses découvertes avec des milliers d'internautes. Autre atout notable, le streaming par genre musical éveillant la curiosité de l'internaute.

Elue start-up la plus innovante au Midemnet Lab 2010 dans la catégorie B2C (services pour les consommateurs), Shuffler.fm est bien parti pour s'imposer parmi les leaders du streaming audio avec l'annonce de nouvelles fonctionnalités, il y a quinze jours. Parmi les nouveautés que propose la plateforme : 

- la création de comptes utilisateurs : il sera alors possible pour l'internaute de personnaliser sa navigation en suivant ses blogs favoris, uploadant son propre avatar ou encore créer sa propre bibliothèque musicale.
-  le scrobbling sur lastfm : fonctionnalité phare du réseau social que pourra retrouver l'utilisateur sur Shuffler.fm pour pouvoir garder une trace des morceaux qu'il aura écouté.

De profonds changements à venir pour cette webradio qui s'oriente de plus en plus vers un modèle centré sur l'utilisateur semblable au fonctionnement des réseaux sociaux.

Trêve de paroles, il est désormais temps pour vous d'expérimenter le streaming en continu et de vous laissez porter par une playlist 100% 2.0 !

Mélanie G.

vendredi 22 avril 2011

Unfair to facts, l'esthétique des boucles

Mickaël Labbé forme avec Roméo Poirier (Roméo & Sarah) et Paul-Henri Rougier (Roméo & Sarah, Original Folks) le groupe Unfair to facts. Ce projet, initié il a environ un an, propose une musique calme et répétitive, basée sur des éléments de boucles et des effets de matière. 


Le nom du groupe vient d'un essai du philosophe anglais John Langshaw Austin, Unfair to facts, pouvez-vous nous expliquer ce choix ?

Le choix du nom est moins basé sur le contenu de l'essai que sur la qualité intrinsèque de l'expression. Il vient de deux références : cet essai d'Austin et les entretiens du peintre Francis Bacon avec David Sylvester, où j'ai pu trouver la même expression : "unfair to facts", injuste envers les faits. Les qualités sonores m'ont plu, et cela rejoignait assez bien le contenu de ma musique, ainsi que des paroles : quelque chose qui n'est pas de l'ordre de la confession ou de la réalité factuelle, mais plutôt quelque chose qui se joue avec des associations, des incohérences. Une sorte d'exploration d'une substance mentale, même si elle n'est pas en cohérence avec les faits.

Presque une association surréaliste ?

Exactement. C'est, je pense, une des grandes références dans la musique que je fais, notamment pour les paroles. Ce qui m'intéresse, c'est d'obtenir des textes personnels, dans le sens où il s'agit du recoupement d'images qui pourraient paraître contradictoires ou de phrases qui sont pas forcément issues du même contexte. Mais, du fait du rapprochement, quelque chose d'intéressant peut se passer, une sorte d'étincelle. La cohérence du texte sera la totalité plutôt qu'un récit. Cela vient simplement du fait que j'aime beaucoup les cadavres exquis et les images surréalistes.

Cela se rapproche donc aussi de l'écriture automatique.

Oui, les textes sont toujours écrits extrêmement vite. Je note des phrases dans des carnets et elles viennent s'associer et former une petite totalité, pas du tout préméditée par un thème ou une envie précise. Souvent tout part d'une phrase et se développe autour, avec des mots glanés par-ci par-là. Et ce qui est bizarre c'est qu'au final ça devient des textes personnels.

Vous vous intéressez également beaucoup à l'esthétique et à l'architecture, est-ce quelque chose qui se retrouve dans vos compositions ?

Oui, mais l'influence n'est pas directe. Comme je travaille sur les thèmes de l'esthétique et de l'architecture, cela influence la manière dont je pense la musique, c'est à dire en termes de volumes. Il y a beaucoup de gens qui utilisent des métaphores pour parler de ce qu'ils font, notamment en musique. Roméo, par exemple, parle toujours de l'eau. Pour moi, la musique c'est agencer des volumes, c'est du temps, c'est comme une promenade dans un bâtiment : voir un volume apparaître, un autre disparaître. Un volume a toujours des qualités singulières : telle couleur, telle matière. Je vois un peu les sons comme ça. Jouer avec les effets, ça donne des grains et des textures différentes. L'influence n'est donc pas directe, mais en y réfléchissant, il y a aussi un lien entre des éléments abstraits et des sensations directes. Un bloc de béton est assez abstrait, mais il est aussi matériel, il peut nous émouvoir par le grain, la couleur...


Comment construisez-vous ces volumes musicaux ?

Je travaille surtout avec des pédales d'effets : des pédales sampler et des boucles. Quand je joue j'ai une dizaine de pédales devant moi et j'essaie de trafiquer les sons. Il y a un côté artisanal, et en même temps on utilise la technique pour faire naître de nouvelles sonorités ou de nouvelles émotions.

Cet aspect expérimental, on le retrouve aussi pendant les concerts ?

Comme c'est une musique basée sur des répétitions, il y a toujours une trame de fond. Le caractère expérimental vient du fait qu'on ne sait jamais exactement ce qu'on va jouer par dessus. Les morceaux sont structurés, mais il y a toujours une place laissée au travail de chacun. Des fois ça peut prendre, d'autres fois non, c'est intéressant de se laisser la chance d'avoir des moments plus libres.

Quels sont les artistes qui vous inspirent ?

Je pense déjà à mon environnement immédiat, à la chance que j'ai d'appartenir au label Herzfeld et de côtoyer des gens extrêmement talentueux. On partage nos goûts et nos découvertes. J'ai récemment été marqué par toute une vague de groupes : Deerhunter, Atlas Sound, Valley, White Rainbow, Nudge... Sinon il y a des références un peu plus anciennes de musique psyché, shoegaze : Spacemen 3, Galaxie 500, Slowdive. Une musique psychédélique assez ambiante avec beaucoup d'effets. Ce que j'écoute beaucoup en ce moment, c'est de l'électro minimale. Je pense que ça passe aussi un peu dans ce que je fais, même si ce n'est pas directement de la musique électronique.

Un attrait pour la sobriété ?

Beaucoup oui. La maxime du shoegaze c'était "minimal is maximal", l'architecture moderne c'est "less is more", il y a des points communs.

Unfair to facts est un groupe assez récent, cependant vous étiez déjà membre de plusieurs groupes du label Herzfeld. Qu'est-ce qui vous a donné envie de fonder votre propre groupe ?

Je faisais de la musique pour moi depuis assez longtemps, sans jamais avoir abouti un projet à présenter. Le fait d'être entouré d'autant de gens talentueux provoque une émulation, une envie de faire, de se mesurer aux autres. La découverte de certaines influences m'a vraiment donné envie de m'y mettre, ainsi que la découverte de la guitare, puisque je jouais avant tout de la basse. J'ai acheté toutes ces pédales d'effets, ces samplers, et je crois que c'est à ce moment-là que j'ai trouvé une voie dans laquelle je pouvais m'engouffrer, ou je pouvais mettre en forme des envies que j'avais auparavant, mais de manière personnelle.



Un album en préparation ?

Chez Herzfeld il va d'abord y avoir un single au deuxième semestre. J'ai aussi un vinyle en préparation sur le label américain Discosoma Records. C'est un label assez drôle, puisqu'il est tenu par deux musiciens qui sont aussi étudiants ou doctorants en biologie. Tout l'argent récolté à partir des vinyles fait-main qu'ils pressent à édition limitée est investi dans la sauvegarde du récif corallien en Floride. Ils arrivent à obtenir la participation de gens extrêmement intéressants pour des projets ponctuels comme Millionyoung, qui commence vraiment à monter.

Qu'est-ce qui vous a donné envie de participer au festival Strasbourg-Chicago cette année ?

Mis à part les organisatrices formidables, l'expérience que j'ai eu l'année dernière avec Marxer. C'était un concert très spécial pour nous, et une très belle soirée. On voyait que les artistes américains étaient vraiment là pour partager. On voit qu'il s'est passé quelque chose, et on a l'impression que l'événement est évident maintenant.

Une interview du collectif Digitives avec Audrey Canalès

Retrouvez le podcast de cette interview sur le site du festival Strasbourg-Chicago. Pour plus d'information sur le groupe Unfair to facts, consultez leur page facebook ou encore leur profil myspace !