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jeudi 10 décembre 2015

[Art urbain] Sortie du livre "25" de l'artiste Philippe Baudelocque

Philippe Baudelocque dévoile "25", un ouvrage qui retrace les moments forts d'un projet artistique hors du commun. 25 comme le numéro de la rue et le nombre de fresques qui ont comme particularité d'avoir fait le tour du monde sans quitter leur unique mur situé en plein coeur du 3e arrondissement de Paris.

"25", premier ouvrage de l'artiste Philippe Baudelocque

De juin 2009 à décembre 2013, l'artiste livre toute la complexité et fragilité de son travail devant les yeux ébahis des passants avec sa série baptisée "Cosmic animals".

Une pièce qui s'est jouée 25 rue du Pont-aux-choux avec comme personnage principal la devanture d'une échoppe tombée en désuétude, ramenée à la vie par Philippe Baudelocque à travers la réalisation d'un bestiaire des temps modernes.

L'artiste devant une de ses fresques, 25 rue du Pont-aux-choux (Paris, 3e)

Unité de lieu, d'action et peut-être de temps, car si le travail de l'artiste s'étale sur 4 ans, l'unicité de l'endroit et du support semble, elle, avoir figé le temps. Une parenthèse enchantée qui prit toutefois fin en janvier 2014, avec la disparition du mur et canvas de prédilection de l'artiste.


En témoignage de ce projet artistique à la renommée mondiale, la parution de l'ouvrage "25", dans lequel Philippe Baudelocque nous offre un aperçu en images de ses animaux cosmiques.




Un bel objet de 296 pages au sein duquel l'artiste réussit une fois de plus à fixer le temps pour nous laisser contempler la beauté fascinante de ses œuvres aux tracés d'une perfection millimétrée et à la complexité riche en motifs et formes géométriques.


Retrouvez l'artiste Philippe Baudelocque pour une signature-dessin de son livre "25"
Samedi 12 décembre, de 16h. à 19h
Galerie du Jour Agnès B
44 rue Quincampoix -75004 Paris

L'ouvrage est disponible à la commande sur : http://www.25philippebaudelocque.com

lundi 5 mai 2014

[Expo] Le Cube Rouge donne craie blanche à Philippe Baudelocque

Du 15 mai au 15 juin, la nouvelle galerie parisienne Le Cube Rouge accueille l’artiste plasticien Phillipe Baudelocque pour une performance artistique autour de la forme géométrique du cube sur différents supports dont du mobilier des années 50 et 60.  Avant d’évoquer en détail ce projet original, le collectif Digitives vous propose une petite rétrospective de ce début d’année qui fut riche en projets et moments forts pour l’artiste. 

 
Galerie le Cube Rouge (Paris, 14e)


Janvier 2014 - Difficile de ne pas évoquer la disparition du mur situé rue du pont-aux-choux (Paris, 3e), une ardoise géante sur laquelle l’artiste a fait naître d'innombrables animaux cosmiques qui malgré leur existence éphémère ont fait plus d’une fois le tour du monde.

Une des fresques réalisées par l'artiste rue du pont-aux-choux, à Paris

Mars 2014 - C’est au Kenya, à Nairobi, que Philippe Baudelocque a débuté son nouveau projet artistique intitulé  « Cosmic Hands » avec une première main cosmique, dessinée sur le mur de l’atelier de haute-couture africaine Panâh.

"Medina" par Philippe Baudelocque -  Nairobi, Kenya

Philippe Baudelocque a également été invité par le David Sheldrick Wildlife Trust (DSWT),  ong luttant pour la préservation de la faune sauvage au Kenya avec pour principale mission  la protection des éléphants.  C’est donc au sein d’une réserve naturelle reconvertie en véritable orphelinat pour éléphanteaux  que Philippe Baudelocque a réalisé une fresque mettant à l’honneur cet animal majestueux.

Philippe Baudelocque au DSWT (crédit photo : Panâh)

A peine rentré d’Afrique, Philippe Baudelocque participe alors à un autre projet tout aussi original : celui de donner vie aux murs longeant les berges de Seine, dans le cadre de l’événement « BergeStreet ».  Inspiré par la sculpture d'Alfred Jacquemard représentant le Rhinocéros, visible sur le parvis du musée d’Orsay, l’artiste a réalisé une déclinaison de portraits de cet animal à la carrure imposante. Philippe Baudelocque a souhaité rendre hommage au génie français en attribuant à chacun des 6 dessins composant cette fresque, un nom de compositeur français : Satie, Ravel, Debussy, Berlioz, Bizet et Fauré.

Aperçu de la fresque de Philippe Baudelocque pour "BergeStreet" (crédit : Musée d'Orsay)

Avril 2014 - Toujours muni d’une simple craie, Philippe Baudelocque continue à enrichir sa série d’animaux cosmiques sous les yeux ébahis des passants, notamment lors de son passage à Mulhouse où il a pu donner vie à une sublime panthère des neiges.


La panthère des neiges dessinée par P. Baudelocque à Mulhouse (crédit : Digitives)

En mai, l’artiste fait escale à la galerie parisienne Le Cube Rouge pour y réaliser des œuvres autour d’un thème qu’il a personnellement choisi : le cube. Outre la référence au nom de la galerie qui l’accueille, il s’agit surtout pour lui de rendre hommage à cette forme géométrique récurrente dans ses fresques. Une performance que l’artiste exécutera à travers différents supports : toile, papier mais également sur des meubles des années 50 et 60 mis à disposition par Jérôme Godin, le créateur de la galerie.

Une des pièces de mobilier revisitée par l'artiste, visible à la galerie Le Cube Rouge (crédit : Le Cube Rouge)

Baptisé “Variations sur le Cube”, ce projet entre en résonance avec l’architecture dont le cube est un élément clé. C’est pourquoi Philippe Baudelocque réalisera également une performance de dessin mural sur la façade de l’école Spéciale d’Architecture, située à quelques pas de la galerie.

Un beau programme en perspective, qui témoigne une fois encore du mariage parfait entre l’art et la science, matérialisé par la craie de Philippe Baudelocque.

"Variations sur le Cube"
Vernissage le 15 mai de 17h à 22h
Exposition visible jusqu’au 15 juin

Galerie le Cube Rouge
270, bd Raspail - 75014 Paris

vendredi 14 juin 2013

[Expo Photo] Les Bains reconvertis en temple du street art

Du 22 juin au 17 juillet 2013, la galerie d'art contemporain Magda Danysz met à l'honneur la résidence d'artistes éphémère des Bains à travers une exposition photo inédite. Une série de photographies signées Stéphane Bisseuil et Jérôme Coton immortalisant le travail d'une cinquantaine d'artistes au sein des 3000 m2 de ce mythique lieu parisien.

Œuvre de l'artiste Tarek Benaoum (crédit photo : Stéphane Bisseuil)

Le caractère éphémère propre à l'art urbain ne pouvait trouver meilleur lieu que les Bains pour s'exposer. Construit en 1885, cet immeuble haussmannien abrite dans un premier temps les plus célèbres bains douches de la capitale pour se reconvertir dès les années 70 en véritable temple des nuits parisiennes. Suite à sa fermeture en 2010 pour cause de vétusté, l'établissement décide d'acceuillir temporairement une résidence d'artistes en leur laissant carte blanche pour un dernier hommage avant sa réhabilitation prévue pour 2014.


Installation de l'artiste Sambre (crédit photo : Stéphane Bisseuil)

De janvier à avril 2013, 50 artistes urbains ont pu redonner vie à ces murs défraichi en les sublimant grâce à la peinture, le collage ou encore la sculpture. Une performance artistique hors du commun qui a été réalisée dans la plus stricte intimité ; les photographes Stéphane Bisseuil et Jérôme Coton ayant été les seuls autorisés à pénétrer dans ce lieu mythique. Ces derniers ont pu immortaliser avec brio des oeuvres à la durée de vie limitée.

Fresque de l'artiste Philippe Baudelocque (crédit photo : Jérôme Coton)

Un concept de galerie éphémère qui offre une résonance particulière à ces réalisations notamment celle de Philippe Baudelocque dont l'essence même repose sur la fragilité.

Point d'orgue d'un lieu chargé d'histoire, cette galerie d'art improvisée donne l'impression d'un rêve éveillé. Les photographies de Stéphane Bisseuil et Jérôme Coton nous prouvent néanmoins que cette performance artistique a bel et bien existé.

L'exposition "Les Bains / Résidence d'artistes - photo show" aura lieu du 22 juin au 27 juillet 2013 à la Galerie Magda Danysz - 78, rue Amelot, Paris 11 

vendredi 18 janvier 2013

Philippe Baudelocque, l'ovni du street art

Lorsque l'on découvre le travail de Philippe Baudelocque, tout laisse penser à du street art. L'ensemble des ingrédients semble réuni : un artiste ayant choisi la rue pour y exposer des oeuvres caractérisées par leur forme atypique et durée de vie très éphémère. Baudelocque, lui, ne se reconnait pas dans ce mouvement. Aucune satyre de la société ne se dégage de ses oeuvres et s'il devait y avoir un questionnement, il dépasserait celui du cadre urbain et mettrait l'accent sur les éléments qui constituent le vivant et cela de manière universelle. Portrait d'un artiste hors du commun.

L'artiste plasticien P. Baudelocque posant à côté de son oeuvre, rue du Pont aux Choux à Paris

Né à Yerres en 1974, Philippe Baudelocque débute sa carrière artistique dès l'adolescence en s'essayant au graffiti. Connu sous le blaze "Fusion", l'artiste finira par délaisser crews et bombes de peinture pour un art plus  figuratif. Diplomé de l'école Nationale Supérieure des Arts décoratifs à Paris, il débute en 2009, "Cosmic Animals", une série de fresques représentant la faune. Le concept voit le jour rue du pont aux choux, dans le troisième arrondissement, alors que l'artiste se promène et repère une devanture à l'abandon. Après avoir obtenu l'accord du propriétaire, Baudelocque, muni d'une simple craie blanche, donne vie à un premier animal sur un mur reconverti en tableau noir.


De son expérience de graffeur, l'artiste a gardé la présence du mur en y apportant un tracé sophistiqué. Une esthétique que l'on retrouve dans l'anatomie de ses "animaux cosmiques" caractérisée par un amas de cellules représentant une dimension. Pour chaque dimension, Baudelocque crée un motif, offrant une oeuvre d'une complexité rare. Difficile alors pour les passants de ne pas s'arrêter pour admirer la multitude de détails qui compose chacun de ces animaux.


Un travail titanesque qui force d'autant plus l'admiration qu'il prend vie à partir d'une simple craie. La fragile existence d'une oeuvre au sein de l'environnement urbain, Baudelocque la renforce en choisissant ce procédé des plus éphémères. Bien qu'étant une contrainte propre du street art, l'artiste ne se reconnait pas dans ce mouvement. Sans aucune transgression ou vandalisme, les oeuvres se distinguent par leur absence de revendications tout en attirant l'attention sur des éléments qui dépassent la simple condition humaine.

Véritable électron libre, Philippe Baudelocque brille par sa singularité en livrant des oeuvres pleines d'humilité.

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