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mardi 22 décembre 2015

Top 10 des plus belles pochettes d'album de l'année 2015

Pour la cinquième année consécutive, découvrez la sélection Digitives des plus belles couvertures d'album de l'année. En plus du visuel, nous vous dévoilons les coulisses et secrets de fabrication de ces pochettes devenues désormais incontournables.





#1


Artiste : BATTLES
Titre : La Di Da Di
Artwork : Dave Konopka

















Déjà lauréat de notre classement des plus belles pochettes en 2011 et 2012, le groupe Battles sort son 3e album La Di Da Di et sa pochette trouve cette année encore une place dans le Top Digitives. Ancien directeur artistique et actuel guitariste/bassiste, Dave Konopka signe d’une main de maître toutes les pochettes d’albums et affiches de concerts de son groupe. Une boulimie créative parfaitement illustrée et devenue véritable marque de fabrique pour Battles. Le petit-déjeuner est servi, bon appétit !


#2

Artiste : Drenge
Titre ; Undertow
Artwork : Matthew Cooper

















Le groupe de rock alternatif anglais Drenge nous emmène en plein coeur du comté du Derbyshire, au nord de l’Angleterre, pour son dernier album “Undertow”. Un lieu qui aura inspiré l’écriture des chansons tout comme le choix de l’artwork dont la photo a été prise au coucher du soleil, un soir de janvier. On distingue sur la pochette, une mustang vintage dont la présence mérite d’être saluée tant les chemins de forêt étaient accidentés à cette période de l’année. 20/20 donc pour cette couverture d’album aux allures de film de science-fiction.   


#3 


Artiste : Petite Noire
Titre : La vie est belle / Life is beautiful
Artwork : Lina Iris Viktor

















Yannick Ylunga, chanteur et compositeur de Petite Noire s’improvise modèle pour cette pochette d’album élevée au rang d’art. A la réalisation, on retrouve Lina Iris Viktor, plasticienne et designer talentueuse qui à travers l’utilisation du marbre et de la malachite, représente la rencontre de deux continents : l’Afrique et l’Europe dont le chanteur puise ses origines. Un métissage culturel présent également dans ses compositions dont il qualifie le style de “noirwave”.



#4 


Artiste : Mansfield TYA
Titre : Corpo Inferno
Artwork : Théo Mercier & Mansfield TYA

















La pochette lauréate Made in France de cette année est attribuée au duo Mansfield TYA pour leur album Corpo Inferno. Épaulées par Théo Mercier, un plasticien français, le duo pose avec en son centre une statue d’Hygie.  Lors d’une entrevue avec le magazine Next (Libé), Théo Mercier expliquait la symbolique de sa photo :”Je voulais que la statue apparaisse comme cette tierce personne imaginaire qui se créé lorsque deux artistes forment un duo… Une sorte d’enfant, de troisième oeil.”


#5 


Artiste : Wild Ones
Titre : Heatwave
Artwork : Savannah Mark

















Wild Ones arbore fièrement les couleurs de son deuxième opus à travers la veste portée par la chanteuse du groupe Danielle Sullivan, griffée du nom de l’album “Heatwave”.
Pour ceux qui souhaiteraient découvrir le visage et la voix cachés derrière cette silhouette, l’artwork réalisé par la photographe Savannah Mark prend vie au sein de la vidéo promo de l’album :





#6


Artiste : Obey City
Titre : Merlot Sounds
Artwork : Yumna Al-Arashi

















Le DJ et producteur américain Obey City nous offre une immersion totale à l’écoute de ses compositions aux tonalités issues de la soul, de la funk ou encore de l’électro. Un océan d’influences qui fait écho à une direction artistique imaginée autour de l’eau.
Une métaphore filée puisque l’on retrouve cet élément à la fois dans les clips de l’artiste et à travers les très beaux clichés noir et blanc de la photographe Yumna Al-Arashi qui a réalisé l’artwork de Merlot Sounds ainsi que celui du précédent opus “Champagne Sounds”.




#7



Artiste : Enter Shikari
Titre : The Mindsweep
Artwork : Luke Insect

















Derrière la pochette du 4e album du groupe britannique Enter Shikari, on retrouve Luke Insect, qui, après une première écoute à l’aveugle de Mindsweep, a eu l’idée de représenter un cerveau “mis à nu”. Cette effervescence synaptique serait donc l’effet supposé d’une découverte musicale sur notre cortex cérébral.

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La sortie de l’album en janvier 2015 a également permis au groupe de prendre la température côté public. avec l'ouverture d'un pop-up store dans le quartier de Camden à Londres. Le temps d'une journée, les fans ont pu aller à la rencontre du groupe, découvrir leur univers au détour d’une expo centrée sur l’artwork de Mindsweep.



#8




Artiste : Marquees
Titre : Hand Crank Radio
Artwork : Sophie Morille & Teddy Locquard

















L’EP “Hand Crank Radio” des 4 nantais de Marquees a vu le jour au terme d'une campagne de financement participatif sur KissKissBankBank, fin juillet 2015. Leur premier album psyché/60 est inspiré des films classiques de la SF et des romans d’anticipation. Outre ses compositions originales, l'album se démarque à travers son artwork réalisé par Sophie Morille (création et réalisation de l’origami géant) et Teddy Locquard pour la conception de la photographie.



#9



Artiste : C Duncan
Titre : Architect
Artwork : Christopher Duncan

















Christopher Duncan est un artiste écossais doté de multiples facettes. Il signe son premier album “Architect” sous le label Fat Cat après avoir envoyé une démo enregistrée sur son ordinateur. Musicien et chanteur depuis sa plus tendre enfance, il développe aussi une fascination pour l’art, le design et l’architecture. Tiraillé par toutes ces passions, c’est tout naturellement que Christopher Duncan s’offre le plaisir de créer ses propres pochettes. Inspiré par Google Street View pour réaliser ses visuels, il peint et crée un nouveau monde où le moderne côtoie le classique.





#10


Artiste : Fall Out Boy
Titre : American Beauty/American Psycho
Artwork : idée originale, Pete Wentz

















Fall Out Boy sort l’album American Beauty/American Psycho en janvier 2015 avec l’intime conviction de détenir l’artwork de l’année. En effet, c’est durant le tournage du clip éponyme que le chanteur a l’idée d’immortaliser l’ado “psycho” au visage grimé du drapeau US. Loin d’eux l’idée de véhiculer un message politique, le groupe veut simplement rendre hommage aux Etats-Unis.

Ils nourrisent l'espoir que leur pochette devienne aussi mythique que celle de Nevermind de Nirvana. Le maquillage est signé Hee Soo Kwon, qui collabore entre autre avec la série The Walking Dead. Pour la sortie de l’album début 2015, les fans du groupe ont lancé sur les réseaux sociaux un véritable mouvement, se maquillant le visage à l’image de la pochette.

jeudi 10 décembre 2015

[Art urbain] Sortie du livre "25" de l'artiste Philippe Baudelocque

Philippe Baudelocque dévoile "25", un ouvrage qui retrace les moments forts d'un projet artistique hors du commun. 25 comme le numéro de la rue et le nombre de fresques qui ont comme particularité d'avoir fait le tour du monde sans quitter leur unique mur situé en plein coeur du 3e arrondissement de Paris.

"25", premier ouvrage de l'artiste Philippe Baudelocque

De juin 2009 à décembre 2013, l'artiste livre toute la complexité et fragilité de son travail devant les yeux ébahis des passants avec sa série baptisée "Cosmic animals".

Une pièce qui s'est jouée 25 rue du Pont-aux-choux avec comme personnage principal la devanture d'une échoppe tombée en désuétude, ramenée à la vie par Philippe Baudelocque à travers la réalisation d'un bestiaire des temps modernes.

L'artiste devant une de ses fresques, 25 rue du Pont-aux-choux (Paris, 3e)

Unité de lieu, d'action et peut-être de temps, car si le travail de l'artiste s'étale sur 4 ans, l'unicité de l'endroit et du support semble, elle, avoir figé le temps. Une parenthèse enchantée qui prit toutefois fin en janvier 2014, avec la disparition du mur et canvas de prédilection de l'artiste.


En témoignage de ce projet artistique à la renommée mondiale, la parution de l'ouvrage "25", dans lequel Philippe Baudelocque nous offre un aperçu en images de ses animaux cosmiques.




Un bel objet de 296 pages au sein duquel l'artiste réussit une fois de plus à fixer le temps pour nous laisser contempler la beauté fascinante de ses œuvres aux tracés d'une perfection millimétrée et à la complexité riche en motifs et formes géométriques.


Retrouvez l'artiste Philippe Baudelocque pour une signature-dessin de son livre "25"
Samedi 12 décembre, de 16h. à 19h
Galerie du Jour Agnès B
44 rue Quincampoix -75004 Paris

L'ouvrage est disponible à la commande sur : http://www.25philippebaudelocque.com

mercredi 17 juin 2015

[Street Art] Les mosaïques urbaines de Jim Bachor

Chicago a peut-être les routes les plus accidentées des Etats-Unis, elle compte néanmoins un artiste reconverti en agent de voirie hors du commun : Jim Bachor. Ce nom ne vous est peut être pas familier mais ses réalisations font elles le tour de la toile. Portrait d'un street artiste passé maître dans l'art de la mosaïque.

L'artiste Jim Bachor en plein travail (crédit photo : Reuters/Jim Young)

Un agent de voirie pas comme les autres

Un homme portant un gilet orange fluo, truelle à la main, s'affaire en plein milieu d'une route. Autour de lui, quelques cônes de circulation viennent délimiter sa zone d'intervention.

A première vue, tout laisse penser à un agent de la voirie luttant tant bien que mal contre le fléau ultime des conducteurs : les "potholes" (nids-de-poule), des trous béants présents par milliers sur les chaussées de Chicago, troisième plus grande ville des États-Unis.

Or cette fois-ci il ne s'agit pas d'un employé de la ville mais d'un bon samaritain, Jim Bachor qui, en plus d'améliorer le quotidien des chicagoans, transforme ces nids de poule en véritables œuvres d'art.

Tout débute en mai 2013, alors que la ville de Chicago peine à se remettre d'un hiver rigoureux où les températures extrêmes ont laissé comme stigmates un nombre astronomique de nids-de-poule, Jim Barton, artiste mosaïste depuis plus de quinze ans a l'idée de poser des installations en lieu et place de ces trous venus défigurer la chaussée.

(crédit : Jim Bachor)

Il commence dans un premier temps à combler un nid-de-poule placé juste devant chez lui en intervenant de nuit afin d'éviter tout désagrément avec la police. Pour ses premières mosaïques, Jim Bachor reprend les couleurs et symboles de la ville de Chicago : un fond bleu et blanc orné d'étoiles rouges. Les messages inscrits, eux, varient et sont souvent teintés d'humour qu'il s'agisse d'une numérotation aléatoire du nid-de-poule ou des coordonnées téléphonique du garage le plus proche.

Exemple d'une mosaïque avec le contact du garage le plus proche (crédit : Jim Bachor)

Très rapidement, les conducteurs ne font plus d'écarts pour éviter la présence éventuelle de nids-de-poule mais pour tenter d'admirer ces mosaïques suscitant également la curiosité des agents de voirie.

"Parler de choses modernes dans une langue ancienne"

Tel est le crédo de Jim Bachor qui, après avoir évolué plus de vingt ans dans le milieu du marketing et de la publicité, décide, début 2000, de vivre de sa passion : la mosaïque. Un savoir-faire qu'il apprendra à Ravenne en Italie, une des dernières écoles d'art à enseigner des techniques datant de l'époque byzantine.

Fasciné par la beauté intacte de ces mosaïques vieilles de plus de deux millénaires, Jim Bachor trouve alors dans cet art décoratif le medium idéal pour une forme de street art pérenne.

Série florale réalisée en 2014 à Chicago (crédit : Jim Bachor)

Chacune de ces installations est donc le fruit de longues heures de travail durant lesquelles l'artiste assemble avec minutie les pièces d'un puzzle fait de marbre et de pâte de verre.

"Treats in the streets" 

Après avoir fait fleurir les chaussées, Jim Bachor débute en mars 2015 une nouvelle série de 10 mosaïques placées sous le signe du cône glacé.

"Twin Lime Popsicle", Chicago (crédit : Jim Bachor)

"Strawberry Ice Cream Sandwich", "Twin Lime Popsicle" ou encore "Single Scoop Ice Cream Cone", l'artiste, reconverti en artisan-glacier d'un nouveau genre, offre aux riverains un avant-goût de l'été, haut en couleur.

"Push Up", Chicago (crédit : Jim Bachor)


Une série qui voyagera hors des frontières de l'Illinois puisque que le mosaïste a eu l'occasion  d'installer plusieurs de ses réalisations en Finlande.

"Amppari-mehujaa", Finlande (crédit : Jim Bachor)

A travers ces trois séries, Jim Bachor a su apporter sa propre touche de modernité à cet héritage artistique séculaire et livre au passage, une nouvelle forme de street art, utile et pérenne.

lundi 16 mars 2015

Artsy, l'art mondial en ligne et accessible à tous

Démocratiser l'art en le rendant accessible à tous, ceci en un simple clic ? C'est la mission que s'est lancée Artsy, une plateforme en ligne mettant à la disposition des internautes un catalogue riche de centaines de milliers d’œuvres d'art. Visite guidée au cœur d''une galerie virtuelle où vous pourrez suivre, liker et même acheter vos œuvres préférées.

"Artsy’s mission is to make all the world’s art accessible to anyone with an Internet connection."
Telle est la devise d'Artsy, qui, depuis 2012, s'emploie à démocratiser le monde de l'art, souvent taxé de microcosme élitiste, en proposant un catalogue en ligne d'oeuvres d'art internationales.

Un chantier titanesque que Carter Cleveland a décidé d'entreprendre en s'inspirant du modèle des plateformes de streaming musical. C'est donc à l'image de Pandora, que cet ingénieur informaticien fraichement diplômé de l'université de Princeton a souhaité créer un site basé sur la découverte et la curation d’œuvres d'art en s'adressant à différents types de profil, qu'il s'agisse de mécènes, de galeristes, de collectionneurs ou de simples amateurs d'art.

Découvrir

 

Avec son catalogue riche de plus de 250 000 œuvres d'art, Artsy place la découverte artistique au cœur de l'expérience utilisateur :
  • Le "Art Genome Project"
Derrière cet intitulé aux accents scientifiques se cache un système de classification et de contextualisation des données permettant de décrire au mieux artistes, oeuvres et mouvements artistiques. Ainsi, on compte 1200 termes caractéristiques appelés "gènes" ayant été définis par l'équipe d'Artsy avec l'aide de galeries partenaires, de musées et d'utilisateurs. Chaque œuvre d'art se voit attribuer environ 25 gènes. La mise en place de cette taxonomie permet d'améliorer grandement l'expérience utilisateur en permettant la découverte de nouvelles œuvres d'art.
  • La curation
Toujours dans ce souci de rendre l'art accessible au plus grand nombre, Artsy permet de se créer facilement et gratuitement un compte afin de pouvoir suivre ces artistes préférés. En moins d'une minute, la plateforme vous invite à choisir vos mouvements artistiques, artistes et musées favoris.

Aperçu du processus de création de compte

Vous pourrez alors par la suite recevoir des notifications personnalisées concernant l'actualité d'un artiste ou d'un musée auquel vous vous êtes abonné.

  • Des pages "artiste" personnalisées
Une chose est sure, Artsy sait mettre en valeur le travail des artistes, ceci, en leur dédiant des fiches au design léché au sein desquelles l'internaute peut retrouver biographie, photos d'oeuvres HD, articles exclusifs ou encore dates d'expositions à venir.

Aperçu de la page de l'artiste Ed Ruscha

Chaque œuvre bénéficie également de sa propre fiche comprenant ses caractéristiques (titre, date, technique, format etc.), son lieu d'exposition et sa disponibilité. A noter, le bouton "view in room", très utile pour visualiser une œuvre en "contexte réel".

Fiche du tableau Higher Standards/Lower Prices d'Ed Ruscha

Les galeries et musées ne sont pas en reste avec, depuis décembre, l'ajout d'une vingtaine de grands musées français.

Enseigner

 

Artsy met également en avant la portée pédagogique de sa plateforme, avec sa classification pointue des oeuvres et la possibilité pour les enseignants de télécharger des visuels  HD d'oeuvres d'art et de faire découvrir à leurs élèves les coulisses de leur création à travers sa section "In the studio" où l'on peut découvrir, par exemple, un reportage-photo au cœur du studio du street artist JR.


Collectionner

Artsy joue également le rôle d'intermédiaire entre la galerie et le collectionneur en permettant l'achat d’œuvre depuis la plateforme allant de 100 $ jusqu'à 1 million. Le site ne prend pas de commission sur les transactions, toutefois, les galeries doivent souscrire à un abonnement mensuel pour pouvoir être référencées sur la plateforme.

Quand on sait que près de 25% des 20-30 ans ont acheté leur première œuvre d'art en ligne sans jamais l'avoir vue physiquement, d'après une étude réalisée en 2014 et que 55% des sondés (tous âges confondus) ont acheté une reproduction à tirage limité directement par le biais d’une plateforme web au cours des douze derniers mois, le marché de l'art en ligne a de beaux jours devant lui.

lundi 19 janvier 2015

Electric Objects, quand l'art connecté s'invite chez vous

Qui n'a jamais rêvé pouvoir changer le décor et l'ambiance de son intérieur en un claquement de doigts ? La start-up new-yorkaise Electric Objects semble pouvoir exaucer ce vœu en métamorphosant vos murs avec ses tableaux connectés.


Un concept ambitieux que l'on doit à Jack Levine, ancien manager de chez Digg et désormais CEO d'Electric Objects : une start-up qui vient contredire l'idée qu'Internet est un lieu impersonnel et déshumanisé. Souhaitant offrir une expérience plus tangible et intimiste, Jack Levine a eu l'idée d'exposer sur nos murs ce qu'il y a de plus beau sur la toile. Une volonté traduite par l'invention d'un écran connecté baptisé EO1.



A première vue, l'objet laisse penser à un simple cadre numérique ou encore à une smart TV.  Une comparaison hâtive puisque outre son écran, l'appareil se rapproche davantage du classique ordinateur de bureau que nous utilisons quotidiennement. En effet, l'écran 23 pouces full HD et anti-reflet compte également dans ses caractéristiques techniques, un processeur dual-core, des cartes graphiques accélératrices 2D et 3D, ou encore des capteurs intégrés.

Des composants que l'on a l'habitude de retrouver dans un pc, à la différence, que celui-ci a été conçu pour un usage strictement "passif". Il ne s'agit pas ici d'un simple produit de consommation que l'on utilise et éteint dès lors qu'on ne s'en sert plus, mais plutôt d'un objet faisant partie intégrante de notre vie, capable de se fondre parfaitement au sein de nos environnements de vie et de travail.


"Les gens rêvent d'un ordinateur qui ne solliciterait pas leur attention. Un appareil les laissant librement contempler la beauté des œuvres de l'esprit présentes sur Internet sans ce besoin constant d'interagir, de retweeter, de liker ou de mettre en "favori".
- Jack Levine

Ainsi, le logiciel présent dans E01 est un navigateur dépourvu de toute interface utilisateur. Nul onglet ou barre de recherche, Levine a souhaité restreindre au maximum ses fonctionnalités. Pour donner vie à leur écran, les heureux détenteurs de l'EO1 doivent se rendre sur le site d'Electric Objects pour se créer un compte et faire leur choix au sein d'une galerie d'art numérique. Une fois l'oeuvre sélectionnée, un simple clic sur un bouton et l'écran se transforme en tableau autant de temps que l'utilisateur le souhaitera.


Il pourra ensuite télécharger l'application (android ou iOS) et changer l'oeuvre via wifi à tout moment grâce à son smartphone. Ce dernier pourra par ailleurs choisir d'afficher une image statique, un GIF ou encore une animation javascript.

Et le prix dans tout ça ?

Après avoir réussi à lever cet été plus de 700 000 $ sur Kickstarter avec pour objectif initial 25 000 $, le E01 séduit incontestablement les foules et est désormais disponible sur le site officiel à partir de 399 $. Certains trouveront l'objet trop "gadget" et onéreux, d'autres moins cher que de changer sa déco avec en prime les frais d'encadrement.

Jack Levine, a dans tous les cas réussi le pari de proposer un objet résolument moderne et en phase avec le caractère versatile de notre époque.

mardi 23 décembre 2014

Top 10 des plus belles pochettes d'albums de l'année 2014

Pour la quatrième année consécutive, découvrez la sélection Digitives des plus belles couvertures d'album de l'année. En plus du visuel, nous vous dévoilons les coulisses et secrets de fabrication de ces pochettes devenues désormais incontournables.

# 1

Artiste : Chet Faker
Titre : Built On Glass
Artwork : Tin & Ed

















Pour son premier album, l’australien Nicholas James Murphy, officiant sous le nom de scène Chet Faker, n’a rien laissé au hasard. Encensé par la critique, “Built on Glass” est le fruit du mariage réussi entre musique électro minimaliste et influences issues de la soul et de la folk.
Un minimalisme que l’on retrouve d’ailleurs dans la direction artistique signée Tin & Ed. Le duo a souhaité travailler sur la coexistence de la force et de la fragilité, deux thèmes centraux de l’album “Built on Glass”, matérialisée à travers une série de natures mortes comme cette main sur la pochette de l’album, portant les stigmates d’un passé douloureux. Élu meilleur artwork 2014 aux Aria Awards, cette cover restera incontestablement gravée dans les esprits.

# 2

Artiste : Afghan Whigs
Titre : do to the beast
Artwork : Amanda Demme

















Après 16 ans d’absence, le groupe de rock alternatif américain revient sur le devant de la scène avec “Do to the Beast”, son 7e opus. Un retour synonyme de changement : nouveaux membres, nouveaux arrangements musicaux et une pochette d’album au visuel percutant.
Pour la réalisation de l’artwork, le chanteur d’Afghan Whigs, Greg Dulli, a souhaité mettre à l’honneur le travail d’une amie de longue date : la photographe américaine Amanda Demme en choisissant un de ses portraits en noir et blanc. L’artiste n’a jamais souhaité livrer d’explications sur son oeuvre, Greg Dulli a lui été attiré par la  violence qui se dégage de cette photo laissant penser à une explosion.

# 3

Artiste : Foster The People
Titre : Supermodel
Artwork : Young & Sick

















La couverture de Supermodel a été réalisée par Young & Sick, un véritable labo d'art qui donne autant dans l'illustration et le design que dans la musique et la mode. Déjà sollicité par le groupe pour leur premier album (Torches, 2011), Foster The People a cette année vu les choses en grand.

crédits : howard-f

En effet, en lieu et place du teasing habituel, le groupe a utilisé l'artwork du disque pour créer une impressionnante fresque de plus de 30m sur les murs de Los Angeles. Le street artist californien Daniel Lahoda a accompli ce travail titanesque du 29 décembre 2013 au 9 janvier 2014.
Découvrez le time-lapse de la création de cette fresque.


# 4 

Artiste : Spoon
Titre : They Want My Soul
Artwork : Todd Baxter

















Pour son 8e album, le groupe de rock américain Spoon nous fait remonter le temps avec une identité visuelle basée sur un thriller psychologique tout droit sorti des années 70.
Une idée originale que l’on doit au photographe Todd Baxter qui, loin de se cantonner à la réalisation de l'artwork, a proposé tout un univers pour “They want my soul” avec une série photographique et un clip pour le single “Inside Out” aux allures de science-fiction. 


# 5

Artiste : Karen O
Titre : Crush Songs
Artwork : Karen O

















L'année 2014, ou la consécration pour la chanteuse des Yeah Yeah Yeahs ? Elle co-écrit un titre avec Spike Jonze pour la BO du film Her, 'The Moon Song' qui sera même nommé aux Oscars. Puis vient son album 'Crush Songs' qui parle d'amour et du passé. Les chansons n'avaient pas pour vocation de sortir sur un album. Écrites en 2007 dans l'intimité de son appartement New-Yorkais, elles sont une invitation à remonter le temps, celui où la chanteuse pensait ne plus jamais pouvoir tomber amoureuse suite à une rupture douloureuse qui aura notamment inspiré le titre poignant : “Maps”.



A l'image de l'artwork au stylo bic, le disque est livré avec des anciennes notes, témoins d'un passé que la chanteuse semble enfin assumer.


# 6 

Artiste : Eagulls
Titre : Eagulls
Artwork : Andy Jones

















Le photographe Andy Jones a réussi le pari de faire vivre l'artwork du groupe anglais Eagulls (déjà sollicité pour les singles de l'album éponyme). La recette miracle serait d'appartenir au même courant : le brit punk.


En feuilletant le portfolio du photographe, on y découvre des clichés captant les délires de notre décennie, sans instagram mais dans une ambiance plus punk-polaroïd.
Une voiture brûlée au milieu d'une cité déserte, comme un appel à l'aide, un cri de révolte au pays de la couronne : le punk n'est pas mort.


# 7

Artiste : The Twilight Sad
Titre : Nobody wants to be here and nobody wants to leave
Artwork : DLT Design
















Pour son nouvel album, le groupe de rock écossais “The Twilight Sad” poursuit sa collaboration avec DLT Design, illustrateur attitré du label Fat Cat Record. Le groupe semble avoir trouvé l’interlocuteur priviliégié, capable de traduire au mieux ses chansons en images. 


Contrairement à  “Fourteen Autumn & Fifteen Winters”, leur précedent opus, l’identité du nouvel album de the Twilight Sad se veut beaucoup plus lugubre et mélancolique, en accord avec ses chansons telles que “Sometimes I Wished I Could Fall Asleep” ou encore “Never Was The Same”.


# 8

Artiste : Interpol
Titre : El Pintor
Artwork : David Calderley - Graphic Therapy

















Au-delà de l’idée astucieuse de l’anagramme comme titre d’album, le groupe de rock qu’on ne présente plus, a souhaité mettre en valeur la sonorité et l'harmonie de ces deux mots ainsi que leur complémentarité avec l’image de fond. C’est à partir d’études de mains datant des années 30 que le designer graphique David Calderley a créé l’artwork d’’El Pintor” en ajoutant au passage une couleur supplémentaire à la signature visuelle du groupe symbolisée par l’alliance du rouge et du noir.

Shepard Fairey, "Eveything is wrong" (Brooklyn, 2014)

Autre temps fort pour “El Pintor”, la réalisation d’une fresque pour le single “Everything Is Wrong” par le street artist Shepard Fairey reprenant les éléments clés de l’artwork principal avec la présence des mains et d'anagrammes.

# 9

Artiste : The Drums
Titre : Encyclopedia
Artwork : Dom Smith

















Avec “Encyclopedia”, The Drums annonce la couleur dès la pochette de l’album avec une composition réduite au tandem Jonathan Pierce et Jacob Graham. Ces anciens membres, que le duo considèrent désormais comme des fantômes du passé, sont représentés par des places inoccupées sur un canapé. Loin d’être un détail, cette réduction d’effectif immortalisée par Dom Smith, a permis aux deux comparses de retrouver leur liberté artistique d’antan. Une série de symboles vient apporter une touche de légèreté à cette ambiance pesante, chacun représentant une chanson de l’album, le microscope, par exemple, pour la chanson “Let Me See Who You Are”.


# 10 

Artiste : Temples
Titre : Sun Structures
Artwork : Abbie Stephens, Zoë Maxwell (photo) / Thomas Caslin (design)
















Originaire de Kettering dans le Northamptonshire, les membres du groupe Temples sont des adeptes assumés du homemade côté production, ils prouvent une fois de plus leur attachement à leur bourgade en posant "local" pour la pochette du disque. Ce cliché présente un bâtiment "The Triangular Lodge" qualifié de délire architectural, datant du XVIe siècle, à Kettering. Cette bâtisse regorge de références au chiffre 3, pour la Sainte Trinité que l'on retrouve à maintes reprises tout autour du monument.

crédits : Skyscan Aerial Photolibrary

Fondée par Sir Thomas Tresham entre 1593 et 1597, le Triangular Lodge fait figure d'OVNI dans le paysage architectural anglais, à l'image de Temples dans celui de la musique.

Et vous, quel est votre artwork préféré ?

jeudi 4 septembre 2014

Djerbahood, un musée à ciel ouvert dédié au street art

Après le succès retentissant de Tour Paris 13, le plus grand événement street art jamais organisé en France, la galerie parisienne Itinerrance à l'origine du projet transforme cet été un village tunisien en un véritable musée à ciel ouvert baptisé Djerbahood.

Bienvenue à Djerbahood ! (Installation : Rodolphe Cintorino - Photo : Aline Deschamps)

Situé en plein cœur de l'ile de Djerba, Erriadh, un des plus vieux villages tunisiens, porte, le temps d'un été, le nom de Djerbahood, nouveau lieu incontournable du street art.

Fresque murale en céramique par Addfuel (photo : Aline Deschamps)

Forte de son succès avec Tour Paris 13, la galerie Itinerrance a décidé d'exporter son concept original  au Maghreb en reprenant les ingrédients qui ont fait sa réussite : un lieu atypique entièrement dédié au street art investi par une centaine d'artistes venus des quatre coins du globe.

Fresque par Wais1

Depuis juillet, le petit village d'Erriadh est en ébullition. 150 artistes de 30 nationalités différentes ont investi ce lieu traditionnel et authentique pour métamorphoser ses murs devant le regard curieux et émerveille de ses habitants et touristes.

"Parfois les gens ont besoin de choses venant de l'extérieur pour se sentir important, pour réaliser qu'ils vivent dans un beau village"

Fresque de NeSpoon sur un salon de coiffure (photo : Aline Deschamps)




Pochoir, peinture, collage, céramique, toutes les techniques épousent à la perfection ses murs chargés d'histoire sans aucune fausse note.

On se souvient du site interactif très réussi à l'occasion de Tour Paris 13 offrant une visite virtuelle à travers les pièces de l'immeuble parisien, cette fois-ci , la Galerie va encore plus loin en vous proposant une immersion totale grâce à une web-série entièrement dédiée !

Le teaser :



En partenariat avec Arte Creative, découvrez l'univers de Djerbahood en ligne, à partir du 5 septembre tous les mardis et vendredis. Et pour ne rater aucun moment : le profil instagram de Djerbahood.