Affichage des articles dont le libellé est kickstarter. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est kickstarter. Afficher tous les articles

lundi 19 janvier 2015

Electric Objects, quand l'art connecté s'invite chez vous

Qui n'a jamais rêvé pouvoir changer le décor et l'ambiance de son intérieur en un claquement de doigts ? La start-up new-yorkaise Electric Objects semble pouvoir exaucer ce vœu en métamorphosant vos murs avec ses tableaux connectés.


Un concept ambitieux que l'on doit à Jack Levine, ancien manager de chez Digg et désormais CEO d'Electric Objects : une start-up qui vient contredire l'idée qu'Internet est un lieu impersonnel et déshumanisé. Souhaitant offrir une expérience plus tangible et intimiste, Jack Levine a eu l'idée d'exposer sur nos murs ce qu'il y a de plus beau sur la toile. Une volonté traduite par l'invention d'un écran connecté baptisé EO1.



A première vue, l'objet laisse penser à un simple cadre numérique ou encore à une smart TV.  Une comparaison hâtive puisque outre son écran, l'appareil se rapproche davantage du classique ordinateur de bureau que nous utilisons quotidiennement. En effet, l'écran 23 pouces full HD et anti-reflet compte également dans ses caractéristiques techniques, un processeur dual-core, des cartes graphiques accélératrices 2D et 3D, ou encore des capteurs intégrés.

Des composants que l'on a l'habitude de retrouver dans un pc, à la différence, que celui-ci a été conçu pour un usage strictement "passif". Il ne s'agit pas ici d'un simple produit de consommation que l'on utilise et éteint dès lors qu'on ne s'en sert plus, mais plutôt d'un objet faisant partie intégrante de notre vie, capable de se fondre parfaitement au sein de nos environnements de vie et de travail.


"Les gens rêvent d'un ordinateur qui ne solliciterait pas leur attention. Un appareil les laissant librement contempler la beauté des œuvres de l'esprit présentes sur Internet sans ce besoin constant d'interagir, de retweeter, de liker ou de mettre en "favori".
- Jack Levine

Ainsi, le logiciel présent dans E01 est un navigateur dépourvu de toute interface utilisateur. Nul onglet ou barre de recherche, Levine a souhaité restreindre au maximum ses fonctionnalités. Pour donner vie à leur écran, les heureux détenteurs de l'EO1 doivent se rendre sur le site d'Electric Objects pour se créer un compte et faire leur choix au sein d'une galerie d'art numérique. Une fois l'oeuvre sélectionnée, un simple clic sur un bouton et l'écran se transforme en tableau autant de temps que l'utilisateur le souhaitera.


Il pourra ensuite télécharger l'application (android ou iOS) et changer l'oeuvre via wifi à tout moment grâce à son smartphone. Ce dernier pourra par ailleurs choisir d'afficher une image statique, un GIF ou encore une animation javascript.

Et le prix dans tout ça ?

Après avoir réussi à lever cet été plus de 700 000 $ sur Kickstarter avec pour objectif initial 25 000 $, le E01 séduit incontestablement les foules et est désormais disponible sur le site officiel à partir de 399 $. Certains trouveront l'objet trop "gadget" et onéreux, d'autres moins cher que de changer sa déco avec en prime les frais d'encadrement.

Jack Levine, a dans tous les cas réussi le pari de proposer un objet résolument moderne et en phase avec le caractère versatile de notre époque.

mercredi 12 décembre 2012

Quirky, le renouveau du crowdsourcing

Chaque jour, des milliers de concepts révolutionnaires voient le jour et la majorité d'entre eux demeurent malheureusement sans lendemain. Faute de financement ou d'accompagnement, la commercialisation d'un produit relève trop souvent du parcours du combattant. Quirky met fin à cette fatalité grâce à sa plateforme de commerce collaborative.

Ben Kaufman, CEO de Quirky

L'histoire débute en 2006 au salon Macworld alors que Ben Kaufman, à la tête d'une start-up d'équipements pour smartphones demande aux personnes présentes de proposer des idées d'accessoires apple avec pour objectif de développer le plus populaire en 72h. Le challenge remporte un franc succès avec plus d'une centaine de concepts suggérés et un produit final vendu à des centaines de milliers d'exemplaires. Conscient du fort potentiel offert par le crowdsourcing, il décide de créer en 2009, Quirky, une plateforme dédiée au développement social de produits.

 Le principe 

Après avoir crée un compte utilisateur sur la plateforme, l'internaute peut alors soumettre son idée en  s'acquittant de la somme de 10$ et en remplissant une fiche descriptive (description de l'idée, catégorie, public ciblé etc). Loin d'être une formalité, cette fiche sera décisive pour le futur du projet car une fois validée, cette dernière a 30 jours pour convaincre la communauté. Pendant cette période d'évaluation, le projet pourra être amélioré par son créateur grâce aux commentaires et suggestions des internautes.



Parmi les projets les plus plébiscités, deux d'entre eux sont retenus chaque semaine par l'équipe de Quirky. La start-up new-yorkaise compte plus d'une quarantaine de professionnels (ingénieurs, designers, chargés d'étude etc) pour travailler sur le développement des projets avec en prime l'aide de la communauté. Une fois l'idée transformée en produit, une série d'unités est disponible en pré-commande sur le site pour tester sa viabilité. En fonction de l'accueil réservé, ce dernier sera ou non produit à grande échelle et distribué au sein de grandes chaines de magasins.

Quels bénéfices ?

Quirky tient à récompenser chacune des personnes ayant participé au développement d'un projet. On compte en moyenne plus d'un millier de contributeurs par projet ! Pour ce faire, la plateforme a mis au point un algorithme capable de calculer le pourcentage de profit en fonction de  la part d'investissement du contributeur. Les acteurs du projets touchent par la suite des "royalties" sur les ventes du produit. Au final 70% des profits reviennent à Quirky et 30% à l'inventeur ainsi qu'à la communauté qui s'est mobilisée.

Jake Zien, inventeur de Pivot Power

Un modèle économique qui semble porter ses fruits avec l'exemple de Jake Zien, inventeur de Pivot Power, une multiprise ajustable qui lui a rapporté 290 000 dollars depuis son lancement.

Quirky, concurrent sérieux de Kickstarter ?

Même si les deux plateformes ont un système de fonctionnement différent : l'une se base sur le crowdfunding, l'autre le crowdsourcing, Quirky est de plus en plus plébiscitée par les entrepreneurs souhaitant un réel accompagnement pour lancer leur produit. Une tendance qui s'est renforcée depuis septembre dernier alors que Kickstarter annoncait de nouvelles mesures concernant la nature des projets soumis sur sa plateforme avec pour slogan "Kickstarter is not a store". Des règles plus strictes et un nouveau ton ayant pour but de sécuriser davantage la réussite des projets et d'éviter les précédentes expériences où de nombreux porteurs de projet n'avaient pas pu honorer les commandes, victimes de leur succès.

Vers un nouveau modèle de crowdsourcing ?

Ben Kaufman défend sa propre vision du crowdsourcing à travers Quirky,  qui ne se contente pas uniquement du soutien de la communauté pour le développement d'un projet. Pour lui, le principe initial du crowdsourcing n'est pas pérenne et tend à s'essouffler très rapidement si d'autres leviers ne sont pas proposés.



Aujourd'hui, Quirky est devenu un véritable réseau social comptant plus de 300 000 contributeurs. Chaque semaine, la plateforme recueille plus de 3000 idées et a déjà pu lancer 250 produits depuis sa création. Des inventions bientôt disponibles dans nos supermarchés français puisque la plateforme vient de conclure un partenariat avec Auchan pour les commercialiser.

mercredi 2 novembre 2011

Quelle plateforme de crowdfunding pour financer votre projet ?

Le crowdfunding nous vous en parlions déjà au printemps dernier à travers la présentation de Kickstarter l'un des sites précurseurs d'un nouveau modèle économique qui a le vent en poupe. Depuis lors, de nombreuses plateformes ont vu le jour si bien que l'internaute se trouve souvent submergé par la diversité des concepts proposés. Pour vous aider à bien choisir la plateforme adéquate selon la nature de votre projet, voici une sélection de quatre sites ayant pour dénominateur commun : la créativité financée par la communauté.

Le crowdfunding vu par Laurence Bentz
  
Le crowdfunding, ce nouveau business model tendance pour le financement de projets ne cesse de faire des émules. Artistes ou porteurs de projet, ce n’est plus votre banquier qu’il faut convaincre, mais les internautes, avec pour principaux arguments la créativité et des contreparties inédites et originales pour vos "business angels". Un principe de fonctionnement qui a donc tout pour plaire à l'heure où la production classique se montre bien souvent frileuse pour cause de crise. Si des plateformes telles que My Major Company ou Kickstarter peuvent aujourd'hui faire figure d'institutions dans le domaine du financement participatif, de nouvelles propositions innovantes se profilent régulièrement sur la toile. Preuve en est, le crowdfunding ne séduit aujourd'hui plus seulement les jeunes artistes en quête de visibilité, puisque des interprètes confirmés comme Allan Théo chez My Major Company (si si vous connaissez), Mademoiselle K chez Buzz my Band ou encore Oldelaf chez Kiss Kiss Bank Bank on aussi fait le choix du financement participatif. Passage en revue des incubateurs de projets les plus prometteurs.


1. Kickstarter



Pionnier en matière de crowdfunding, Kickstarter reste aujourd’hui la plateforme de référence avec plus de 7000 projets financés en seulement deux années d’existence.
Ce site américain a initié un nouveau modèle économique permettant à n’importe quel créateur de voir son projet se réaliser grâce au financement par la communauté. Tout investisseur bénéficie lui de lots exclusifs en fonction de la somme versée.

Chaque concepteur a un temps imparti pour la collecte des fonds nécessaires à sa création. Cette contrainte vise à protéger les deux parties :

  • les créateurs ne sont pas tenus de réaliser leur projet si l’objectif n’est pas rempli,
  • les contributeurs, eux, ne perdent pas d’argent si la somme finale n’est pas atteinte.
La contrainte de temps pousse le créateur à rivaliser de créativité pour pouvoir convaincre le plus grand nombre de l’importance de son projet. Pour ce faire, l’internaute peut uploader une vidéo de présentation et proposer des récompenses inédites variant selon la générosité du donateur.
Avec plus de 85% de projets financés avec succès via Kickstarter, de plus en plus de créateurs tentent le pari du crowdfundng.

Découvrir ou redécouvrir notre premier article consacré à Kickstarter

2. Kiss Kiss Bank Bank



Cette plateforme généraliste permet de récolter des fonds pour n'importe quel type de projet, qu'il soit artistique, sportif, journalistique, éducatif ou encore social. Véritable pépinière de bonnes idées, la particularité de Kiss Kiss Bank Bank réside dans la possibilité qui est donnée au contributeur de découvrir les "coulisses" du projet. Récemment, un "Club des mentors" a  même été créé. Institutions banquaires, médias ou encore réseaux sociaux, ces organisations mettent en avant des concepts qui leur tiennent particulièrement à coeur. Parmis les propositions les plus intéressantes financées sur Kiss Kiss Bank Bank, on retrouve le web-documentaire Paroles de conflits de Raphaël Beaugrand, le long-métrage L'Appartement d'Icham de Camille Clavel, un hors-série du magazine Trois Couleurs dédié au groupe The Doors... Avec plusieurs dizaines de projets réussis, l'avenir de Kiss Kiss Bank Bank dans le crowdfunding semble bel et bien établi.

3. Ulule


Preuve que Kickstarter ne cesse de faire des émules, une autre plateforme de financement participatif a vu le jour en juillet 2010 et permet à tout internaute de concrétiser ses projets les plus fous. Avec un fonctionnement très proche de son “grand-frère” américain, Ulule invite le créateur à décrire son concept en l’agrémentant de vidéos et de photos afin de convaincre au mieux les internautes de l’aider à réaliser son rêve. Le projet a alors un délai de 90 jours pour récolter les fonds escomptés. La double garantie s’applique aussi sur Ulule : les contributeurs ne sont pas débités si l’objectif n’est pas atteint et le porteur de projet n’est contraint à aucune obligation de résultat en cas d’échec.
La plateforme tient toutefois à privilégier la rétribution en cadeaux exclusifs pour les investisseurs plutôt qu’en argent. On compte aujourd’hui plus de 300 projets financés avec succès grâce à Ulule allant du road- trip documentaire en auto-stop du sud de la France au nord de l’Angleterre à l’appel desespéré d’un internaute barbu à la recherche d’une tondeuse...
Ulule prouve donc qu’avec un zeste d’optimisme et beaucoup de créativité, tout devient possible !

Découvrir ou redécouvrir notre premier article sur Ulule

4. Carnetdemode


Dernier-né des sites de financement participatif, Carnetdemode est à la mode ce que My Major Company est à la musique. Lancée officiellement en janvier 2011, cette plateforme française permet aux jeunes créateurs de mode de trouver un financement pour produire et commercialiser leur collection de prêt-à-porter grâce au crowdfunding. Les internautes peuvent alors soutenir leur créateur préféré et recevoir en contrepartie des pièces de la collection ainsi que des royalties sur les bénéfices engrangés.
Le site se positionne essentiellement sur la mode féminine de luxe. En choisissant le financement participatif, l’internaute peut alors avoir accès à des collections haut de gamme à un prix défiant toute concurrence.

Le site se divise en deux parties principales : les pre-collections, un espace mettant chaque semaine à l’honneur un créateur de mode avec des pièces exclusives à -40% en pré-commande et l'e-boutique où les internautes peuvent se procurer les réalisations des créateurs.
Carnetdemode revisite ainsi les codes de la mode en la rendant plus accessible et participative.

Stéphanie M. & Mélanie G.

mercredi 3 août 2011

Ulule, le crowdfunding à la française

En mai dernier, nous vous parlions du crowdfunding, ce nouveau business model basé sur le financement de projets par la communauté d'internautes. Démocratisé par le site américain Kickstarter, cette plateforme de référence a fait des émules. Preuve en est avec Ulule, la version française du co-financement en ligne.



Ulule, précurseur du crowdfunding en France ?

Le micro-financement de projets, vous l'avez sûrement déjà expérimenté sur des sites tels que BuzzMyBand, MyMajorCompany ou encore PeopleforCinema. Le principal point commun de ces plateformes francophones : permettre à des artistes de financer son projet en collectant les fonds nécessaires à sa réalisation auprès de la communauté d'internautes.  Grâce à une importante couverture médiatique, le co-financement est vite rentré dans les mœurs et a permis à des artistes tels Grégoire de se faire un nom.
Loin d'être une énième déclinaison de ces plateformes, Ulule se démarque par son approche beaucoup plus généraliste  laissant une chance à tout type de projet de voir le jour.



Donnez vie aux bonnes idées


Tel est le leitmotiv d'Ulule, qui a pour but de devenir la plus grande couveuse de projets en tout genre. Derrière cette plateforme, lancée officiellement en juillet 2010, on trouve Alexandre Boucherot, fondateur de Fluctuat.net et Thomas Grange, créateur d'Ados.fr en 2000, deux passionnés du web qui se sont inspirés de Kickstarter, leader du crowdfunding.

"1000 miles", un exemple de projet concrétisé sur Ulule


Ulule se distingue néanmoins par son "ouverture d'esprit" en permettant à l'utilisateur lambda de concrétiser ses projets les plus fous.
Parmi les 273 projets financés avec succès, on trouve alors tout type d'idées allant du road-trip documentaire en auto-stop du sud de la France au nord de l'Angleterre à "Shave da gasp", l'appel désespéré d'un internaute barbu à la recherche d'une tondeuse...

Financer pour recevoir des contreparties exclusives

Ulule séduit d'emblée par sa simplicité d'utilisation. Après s'être inscrit gratuitement, le porteur de projet décrit son projet de manière détaillée en l'agrémentant d'images et de vidéos. Une fois les conditions remplies, le projet a alors 90 jours pour recueillir les fonds escomptés.

le bilan du projet "1000 miles", road-trip documentaire

Si la somme n'est pas atteinte, les contributeurs ayant soutenu le projet ne seront pas débités. En revanche, si l'opération s'avère concluante, le porteur de projet récolte les fonds sur son compte paypal et les mécènes, eux, reçoivent des lots exclusifs selon le montant de leur participation.


un des lots distribué aux contributeurs de 1000 miles

A travers cette démarche, Ulule offre un nouveau mode de fonctionnement différent des autres sites de crowdfunding existants en France, en privilégiant la rétribution en cadeaux exclusifs plutôt qu'en argent.

Et à ceux qui ne verraient en Ulule qu'une pâle copie de Kickstarter, le co-fondateur Alexandre Boucherot répond :
Notre service est effectivement inspiré de Kickstarter. Nous sommes assez proches dans l'esprit, mais nous nous en différencions par plusieurs points. D'abord, les outils proposés ne sont pas les mêmes. Nous avons un système de paiement, PayPal, qui nous permet de toucher 180 pays grâce aux version anglaise et française du site. Kickstarter, lui, est réservé aux ressortissants des Etats-Unis. L'autre différence, c'est que nous sommes beaucoup plus ouverts à tous types de projets, quand Kickstarter a un côté très hype, très mode.

Ambition et optimisme, deux ingrédients indispensables à la réussite de tout projet qu'Ulule a su mettre en œuvre pour sa propre plateforme, bien partie pour durer.

Le site en images :


Mélanie G.

lundi 16 mai 2011

Le crowdfunding pour financer la créativité

Nous l'avons vu dans un précédent article sur les labels communautaires et les plateformes participatives, le crowdfunding est le nouveau business model à la mode pour financer des projets artistiques. On ne compte plus aujourd'hui le nombre d'applications reposant sur ce principe. L'entraide entre internautes existe sous différentes formes : le partage de contenus à travers les réseaux sociaux, l'amélioration d'un logiciel open-source, la traduction d'un site et depuis peu, le financement d'un projet par la communauté. Le collectif Digitives a choisi de vous présenter le leader en la matière, Kickstarter qui a permis de démocratiser ce principe mieux connu sous le nom de "crowdfunding".



"Fund & follow creativity"

Après seulement deux années d'existence, Kickstarter s'est imposé comme la plateforme de référence en matière de microfinancement. Le site recense chaque mois plus d'un millier de nouveaux projets se démarquant par leur créativité. Qu'il s'agisse de musique, de cinéma, de design ou tout autre domaine, un projet peut réunir les fonds nécessaires à sa création si tant est qu'il remplisse les conditions prévues par le site.

Le principe

Une fois la description et la somme renseignées par le ou les porteurs du projet, une date-butoir est requise pour fixer les termes du contrat passé avec les futurs donateurs. Avec cette contrainte de temps, Kickstarter protége les deux parties : 

- les créateurs ne seront pas forcés de développer leur projet si l'intégralité des fonds n'est pas réunie
- les contributeurs, eux, ont une échéance comme garantie de concrétisation.

Kickstarter, à travers le principe de "crowdfunding", assure à chaque créateur la pleine propriété de son projet. En contrepartie, le créateur s'engage à offrir une compensation à ses contributeurs qui peut prendre diverses formes (cadeaux, exclusivité etc) selon la nature du projet.

L'appel à contribution de l'artiste Jenny Owen Youngs sur Kickstarter
Ainsi, la chanteuse Jenny Owen Youngs a vu son rêve se concrétiser grâce à ce mode de financement. En réunissant plus de 30 000 dollars avant la date-butoir, l'artiste a pu produire son troisième album "Batten the Hatches" avec l'aide de 646 contributeurs.

Les atouts de Kickstarter

Outre le potentiel créatif d'un projet, deux facteurs principaux peuvent œuvrer grandement à sa
concrétisation.
  • la persuasion en images
En permettant l'upload d'une vidéo, Kickstarter offre au créateur la possibilité de convaincre plus efficacement  de futurs contributeurs quant à l'importance du projet. (ci-dessous, la vidéo de Jenny O. Youngs réalisée pour l'appel à contribution)


  • Le remerciement personnalisé
Une fois la somme collectée, chaque contributeur bénéficie d'un cadeau de la part du créateur. Jenny Owen Youngs a su utiliser de manière astucieuse ce principe en diversifiant les dons selon la somme versée. Ainsi, chaque personne ayant contribué à hauteur de 15$ a pu recevoir une copie de l'album avant sa sortie ainsi que sa démo acoustique. Pour les donateurs les plus généreux : un diner avec le groupe ou encore un cours de guitare avec la chanteuse ont été offerts !

Un des lots proposés par l'artiste

Depuis 2009, plus de 7 000 projets ont été concrétisés réunissant au total la somme de 40 millions de dollars. Avec un taux de réussite de 85%, de plus en plus de créateurs tentent le pari du crowdfunding via Kickstarter. En décembre dernier, nous vous présentions l'alternative à Facebook : Diaspora*, un projet qui a pu fédérer un nombre impressionant de contributeurs grâce à Kickstarter. (revoir l'article)
Le crowdfunding semble donc avoir de beaux jours devant lui.

Mélanie G.