mercredi 3 août 2011

Ulule, le crowdfunding à la française

En mai dernier, nous vous parlions du crowdfunding, ce nouveau business model basé sur le financement de projets par la communauté d'internautes. Démocratisé par le site américain Kickstarter, cette plateforme de référence a fait des émules. Preuve en est avec Ulule, la version française du co-financement en ligne.



Ulule, précurseur du crowdfunding en France ?

Le micro-financement de projets, vous l'avez sûrement déjà expérimenté sur des sites tels que BuzzMyBand, MyMajorCompany ou encore PeopleforCinema. Le principal point commun de ces plateformes francophones : permettre à des artistes de financer son projet en collectant les fonds nécessaires à sa réalisation auprès de la communauté d'internautes.  Grâce à une importante couverture médiatique, le co-financement est vite rentré dans les mœurs et a permis à des artistes tels Grégoire de se faire un nom.
Loin d'être une énième déclinaison de ces plateformes, Ulule se démarque par son approche beaucoup plus généraliste  laissant une chance à tout type de projet de voir le jour.



Donnez vie aux bonnes idées


Tel est le leitmotiv d'Ulule, qui a pour but de devenir la plus grande couveuse de projets en tout genre. Derrière cette plateforme, lancée officiellement en juillet 2010, on trouve Alexandre Boucherot, fondateur de Fluctuat.net et Thomas Grange, créateur d'Ados.fr en 2000, deux passionnés du web qui se sont inspirés de Kickstarter, leader du crowdfunding.

"1000 miles", un exemple de projet concrétisé sur Ulule


Ulule se distingue néanmoins par son "ouverture d'esprit" en permettant à l'utilisateur lambda de concrétiser ses projets les plus fous.
Parmi les 273 projets financés avec succès, on trouve alors tout type d'idées allant du road-trip documentaire en auto-stop du sud de la France au nord de l'Angleterre à "Shave da gasp", l'appel désespéré d'un internaute barbu à la recherche d'une tondeuse...

Financer pour recevoir des contreparties exclusives

Ulule séduit d'emblée par sa simplicité d'utilisation. Après s'être inscrit gratuitement, le porteur de projet décrit son projet de manière détaillée en l'agrémentant d'images et de vidéos. Une fois les conditions remplies, le projet a alors 90 jours pour recueillir les fonds escomptés.

le bilan du projet "1000 miles", road-trip documentaire

Si la somme n'est pas atteinte, les contributeurs ayant soutenu le projet ne seront pas débités. En revanche, si l'opération s'avère concluante, le porteur de projet récolte les fonds sur son compte paypal et les mécènes, eux, reçoivent des lots exclusifs selon le montant de leur participation.


un des lots distribué aux contributeurs de 1000 miles

A travers cette démarche, Ulule offre un nouveau mode de fonctionnement différent des autres sites de crowdfunding existants en France, en privilégiant la rétribution en cadeaux exclusifs plutôt qu'en argent.

Et à ceux qui ne verraient en Ulule qu'une pâle copie de Kickstarter, le co-fondateur Alexandre Boucherot répond :
Notre service est effectivement inspiré de Kickstarter. Nous sommes assez proches dans l'esprit, mais nous nous en différencions par plusieurs points. D'abord, les outils proposés ne sont pas les mêmes. Nous avons un système de paiement, PayPal, qui nous permet de toucher 180 pays grâce aux version anglaise et française du site. Kickstarter, lui, est réservé aux ressortissants des Etats-Unis. L'autre différence, c'est que nous sommes beaucoup plus ouverts à tous types de projets, quand Kickstarter a un côté très hype, très mode.

Ambition et optimisme, deux ingrédients indispensables à la réussite de tout projet qu'Ulule a su mettre en œuvre pour sa propre plateforme, bien partie pour durer.

Le site en images :


Mélanie G.

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