vendredi 12 août 2011

Clips intéractifs en html5, une nouvelle norme musicale ?

Depuis quelques années déjà, les clips musicaux interactifs ont le vent en poupe. Propulsés sur le web grâce au format flash (mais avec les restrictions dues à ce format), ils ont contribué au succès certain de groupes comme Cold War Kids avec I've seen enough ou Arcade Fire avec Neon Bible puis Black Mirror. Des expériences intéressantes, mais toujours techniquement limitées. Ces derniers mois, avec l'apparition de la nouvelle "version" du langage web HTML5, c'est tout un éventail de possibilités qui s'est ouvert aux artistes pour laisser libre court à leur créativité.



Les canadiens d'Arcade Fire ont initié la tendance en milieu d'année dernière avec le clip de la chanson We used to wait, pour lequel un mini-site, The Wilderness Downdown, avait été créé. Réalisé par Chris Milk en partenariat avec Google, cette vidéo intéractive a connu un succès immense sur la toile. Son principe : vous proposez de vous replonger dans le film de votre enfance grâce à un savant mélange de vidéo et d'images google maps de votre ville de naissance. Il reste à notre avis le plus intéressant proposé jusque là en terme de créativité et d'utilisation de l'agencement des fenêtres.



Quelques mois plus tard, Chris Milk et Google nous en remettait plein la vue avec 3 dreams of Black, un clip non seulement intéractif, mais aussi en 3D. Rien que ça. Appuyé sur la technologie WebGL, la vidéo permet à l'internaute de visiter un monde onirique en 3 dimensions, et d'intéragir à l'aide du curseur de sa souris.



Et dernièrement c'est aux musiciens chicagoans de Ok Go avec la compagnie Pilobolus que l'on doit le dernier buzz HTML5 en date. Le clip de la chanson All Is Not Lost propose cette fois-ci à l'internaute de choisir une phrase fétiche qui sera interprétée par les danseurs au cours de la vidéo.



Quel avenir pour les clips intéractifs ?

Malgré des technologies toujours plus efficaces et rapides, ce genre de vidéo en HTML5 reste encore extrêmement lourd. Peu de navigateurs les supportent (Chrome restant le meilleur choix), et ils nécessitent le plus souvent une bonne connexion et une très bonne configuration. Dans la plupart des cas, ces clips n'arriveront donc pas à se charger dans le navigateur de l'internaute, ou occasionneront des lags au cours du visionnage. De gros progrès restent donc à faire dans ce domaine afin de démocratiser l'usage de ce genre de clips. Mais l'initiative est à saluer, et on attend avec impatience d'en voir plus !

Stéphanie M.

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