Affichage des articles dont le libellé est photographie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est photographie. Afficher tous les articles

mardi 22 décembre 2015

Top 10 des plus belles pochettes d'album de l'année 2015

Pour la cinquième année consécutive, découvrez la sélection Digitives des plus belles couvertures d'album de l'année. En plus du visuel, nous vous dévoilons les coulisses et secrets de fabrication de ces pochettes devenues désormais incontournables.





#1


Artiste : BATTLES
Titre : La Di Da Di
Artwork : Dave Konopka

















Déjà lauréat de notre classement des plus belles pochettes en 2011 et 2012, le groupe Battles sort son 3e album La Di Da Di et sa pochette trouve cette année encore une place dans le Top Digitives. Ancien directeur artistique et actuel guitariste/bassiste, Dave Konopka signe d’une main de maître toutes les pochettes d’albums et affiches de concerts de son groupe. Une boulimie créative parfaitement illustrée et devenue véritable marque de fabrique pour Battles. Le petit-déjeuner est servi, bon appétit !


#2

Artiste : Drenge
Titre ; Undertow
Artwork : Matthew Cooper

















Le groupe de rock alternatif anglais Drenge nous emmène en plein coeur du comté du Derbyshire, au nord de l’Angleterre, pour son dernier album “Undertow”. Un lieu qui aura inspiré l’écriture des chansons tout comme le choix de l’artwork dont la photo a été prise au coucher du soleil, un soir de janvier. On distingue sur la pochette, une mustang vintage dont la présence mérite d’être saluée tant les chemins de forêt étaient accidentés à cette période de l’année. 20/20 donc pour cette couverture d’album aux allures de film de science-fiction.   


#3 


Artiste : Petite Noire
Titre : La vie est belle / Life is beautiful
Artwork : Lina Iris Viktor

















Yannick Ylunga, chanteur et compositeur de Petite Noire s’improvise modèle pour cette pochette d’album élevée au rang d’art. A la réalisation, on retrouve Lina Iris Viktor, plasticienne et designer talentueuse qui à travers l’utilisation du marbre et de la malachite, représente la rencontre de deux continents : l’Afrique et l’Europe dont le chanteur puise ses origines. Un métissage culturel présent également dans ses compositions dont il qualifie le style de “noirwave”.



#4 


Artiste : Mansfield TYA
Titre : Corpo Inferno
Artwork : Théo Mercier & Mansfield TYA

















La pochette lauréate Made in France de cette année est attribuée au duo Mansfield TYA pour leur album Corpo Inferno. Épaulées par Théo Mercier, un plasticien français, le duo pose avec en son centre une statue d’Hygie.  Lors d’une entrevue avec le magazine Next (Libé), Théo Mercier expliquait la symbolique de sa photo :”Je voulais que la statue apparaisse comme cette tierce personne imaginaire qui se créé lorsque deux artistes forment un duo… Une sorte d’enfant, de troisième oeil.”


#5 


Artiste : Wild Ones
Titre : Heatwave
Artwork : Savannah Mark

















Wild Ones arbore fièrement les couleurs de son deuxième opus à travers la veste portée par la chanteuse du groupe Danielle Sullivan, griffée du nom de l’album “Heatwave”.
Pour ceux qui souhaiteraient découvrir le visage et la voix cachés derrière cette silhouette, l’artwork réalisé par la photographe Savannah Mark prend vie au sein de la vidéo promo de l’album :





#6


Artiste : Obey City
Titre : Merlot Sounds
Artwork : Yumna Al-Arashi

















Le DJ et producteur américain Obey City nous offre une immersion totale à l’écoute de ses compositions aux tonalités issues de la soul, de la funk ou encore de l’électro. Un océan d’influences qui fait écho à une direction artistique imaginée autour de l’eau.
Une métaphore filée puisque l’on retrouve cet élément à la fois dans les clips de l’artiste et à travers les très beaux clichés noir et blanc de la photographe Yumna Al-Arashi qui a réalisé l’artwork de Merlot Sounds ainsi que celui du précédent opus “Champagne Sounds”.




#7



Artiste : Enter Shikari
Titre : The Mindsweep
Artwork : Luke Insect

















Derrière la pochette du 4e album du groupe britannique Enter Shikari, on retrouve Luke Insect, qui, après une première écoute à l’aveugle de Mindsweep, a eu l’idée de représenter un cerveau “mis à nu”. Cette effervescence synaptique serait donc l’effet supposé d’une découverte musicale sur notre cortex cérébral.

Afficher l'image d'origine


La sortie de l’album en janvier 2015 a également permis au groupe de prendre la température côté public. avec l'ouverture d'un pop-up store dans le quartier de Camden à Londres. Le temps d'une journée, les fans ont pu aller à la rencontre du groupe, découvrir leur univers au détour d’une expo centrée sur l’artwork de Mindsweep.



#8




Artiste : Marquees
Titre : Hand Crank Radio
Artwork : Sophie Morille & Teddy Locquard

















L’EP “Hand Crank Radio” des 4 nantais de Marquees a vu le jour au terme d'une campagne de financement participatif sur KissKissBankBank, fin juillet 2015. Leur premier album psyché/60 est inspiré des films classiques de la SF et des romans d’anticipation. Outre ses compositions originales, l'album se démarque à travers son artwork réalisé par Sophie Morille (création et réalisation de l’origami géant) et Teddy Locquard pour la conception de la photographie.



#9



Artiste : C Duncan
Titre : Architect
Artwork : Christopher Duncan

















Christopher Duncan est un artiste écossais doté de multiples facettes. Il signe son premier album “Architect” sous le label Fat Cat après avoir envoyé une démo enregistrée sur son ordinateur. Musicien et chanteur depuis sa plus tendre enfance, il développe aussi une fascination pour l’art, le design et l’architecture. Tiraillé par toutes ces passions, c’est tout naturellement que Christopher Duncan s’offre le plaisir de créer ses propres pochettes. Inspiré par Google Street View pour réaliser ses visuels, il peint et crée un nouveau monde où le moderne côtoie le classique.





#10


Artiste : Fall Out Boy
Titre : American Beauty/American Psycho
Artwork : idée originale, Pete Wentz

















Fall Out Boy sort l’album American Beauty/American Psycho en janvier 2015 avec l’intime conviction de détenir l’artwork de l’année. En effet, c’est durant le tournage du clip éponyme que le chanteur a l’idée d’immortaliser l’ado “psycho” au visage grimé du drapeau US. Loin d’eux l’idée de véhiculer un message politique, le groupe veut simplement rendre hommage aux Etats-Unis.

Ils nourrisent l'espoir que leur pochette devienne aussi mythique que celle de Nevermind de Nirvana. Le maquillage est signé Hee Soo Kwon, qui collabore entre autre avec la série The Walking Dead. Pour la sortie de l’album début 2015, les fans du groupe ont lancé sur les réseaux sociaux un véritable mouvement, se maquillant le visage à l’image de la pochette.

lundi 16 mars 2015

Artsy, l'art mondial en ligne et accessible à tous

Démocratiser l'art en le rendant accessible à tous, ceci en un simple clic ? C'est la mission que s'est lancée Artsy, une plateforme en ligne mettant à la disposition des internautes un catalogue riche de centaines de milliers d’œuvres d'art. Visite guidée au cœur d''une galerie virtuelle où vous pourrez suivre, liker et même acheter vos œuvres préférées.

"Artsy’s mission is to make all the world’s art accessible to anyone with an Internet connection."
Telle est la devise d'Artsy, qui, depuis 2012, s'emploie à démocratiser le monde de l'art, souvent taxé de microcosme élitiste, en proposant un catalogue en ligne d'oeuvres d'art internationales.

Un chantier titanesque que Carter Cleveland a décidé d'entreprendre en s'inspirant du modèle des plateformes de streaming musical. C'est donc à l'image de Pandora, que cet ingénieur informaticien fraichement diplômé de l'université de Princeton a souhaité créer un site basé sur la découverte et la curation d’œuvres d'art en s'adressant à différents types de profil, qu'il s'agisse de mécènes, de galeristes, de collectionneurs ou de simples amateurs d'art.

Découvrir

 

Avec son catalogue riche de plus de 250 000 œuvres d'art, Artsy place la découverte artistique au cœur de l'expérience utilisateur :
  • Le "Art Genome Project"
Derrière cet intitulé aux accents scientifiques se cache un système de classification et de contextualisation des données permettant de décrire au mieux artistes, oeuvres et mouvements artistiques. Ainsi, on compte 1200 termes caractéristiques appelés "gènes" ayant été définis par l'équipe d'Artsy avec l'aide de galeries partenaires, de musées et d'utilisateurs. Chaque œuvre d'art se voit attribuer environ 25 gènes. La mise en place de cette taxonomie permet d'améliorer grandement l'expérience utilisateur en permettant la découverte de nouvelles œuvres d'art.
  • La curation
Toujours dans ce souci de rendre l'art accessible au plus grand nombre, Artsy permet de se créer facilement et gratuitement un compte afin de pouvoir suivre ces artistes préférés. En moins d'une minute, la plateforme vous invite à choisir vos mouvements artistiques, artistes et musées favoris.

Aperçu du processus de création de compte

Vous pourrez alors par la suite recevoir des notifications personnalisées concernant l'actualité d'un artiste ou d'un musée auquel vous vous êtes abonné.

  • Des pages "artiste" personnalisées
Une chose est sure, Artsy sait mettre en valeur le travail des artistes, ceci, en leur dédiant des fiches au design léché au sein desquelles l'internaute peut retrouver biographie, photos d'oeuvres HD, articles exclusifs ou encore dates d'expositions à venir.

Aperçu de la page de l'artiste Ed Ruscha

Chaque œuvre bénéficie également de sa propre fiche comprenant ses caractéristiques (titre, date, technique, format etc.), son lieu d'exposition et sa disponibilité. A noter, le bouton "view in room", très utile pour visualiser une œuvre en "contexte réel".

Fiche du tableau Higher Standards/Lower Prices d'Ed Ruscha

Les galeries et musées ne sont pas en reste avec, depuis décembre, l'ajout d'une vingtaine de grands musées français.

Enseigner

 

Artsy met également en avant la portée pédagogique de sa plateforme, avec sa classification pointue des oeuvres et la possibilité pour les enseignants de télécharger des visuels  HD d'oeuvres d'art et de faire découvrir à leurs élèves les coulisses de leur création à travers sa section "In the studio" où l'on peut découvrir, par exemple, un reportage-photo au cœur du studio du street artist JR.


Collectionner

Artsy joue également le rôle d'intermédiaire entre la galerie et le collectionneur en permettant l'achat d’œuvre depuis la plateforme allant de 100 $ jusqu'à 1 million. Le site ne prend pas de commission sur les transactions, toutefois, les galeries doivent souscrire à un abonnement mensuel pour pouvoir être référencées sur la plateforme.

Quand on sait que près de 25% des 20-30 ans ont acheté leur première œuvre d'art en ligne sans jamais l'avoir vue physiquement, d'après une étude réalisée en 2014 et que 55% des sondés (tous âges confondus) ont acheté une reproduction à tirage limité directement par le biais d’une plateforme web au cours des douze derniers mois, le marché de l'art en ligne a de beaux jours devant lui.

mardi 23 décembre 2014

Top 10 des plus belles pochettes d'albums de l'année 2014

Pour la quatrième année consécutive, découvrez la sélection Digitives des plus belles couvertures d'album de l'année. En plus du visuel, nous vous dévoilons les coulisses et secrets de fabrication de ces pochettes devenues désormais incontournables.

# 1

Artiste : Chet Faker
Titre : Built On Glass
Artwork : Tin & Ed

















Pour son premier album, l’australien Nicholas James Murphy, officiant sous le nom de scène Chet Faker, n’a rien laissé au hasard. Encensé par la critique, “Built on Glass” est le fruit du mariage réussi entre musique électro minimaliste et influences issues de la soul et de la folk.
Un minimalisme que l’on retrouve d’ailleurs dans la direction artistique signée Tin & Ed. Le duo a souhaité travailler sur la coexistence de la force et de la fragilité, deux thèmes centraux de l’album “Built on Glass”, matérialisée à travers une série de natures mortes comme cette main sur la pochette de l’album, portant les stigmates d’un passé douloureux. Élu meilleur artwork 2014 aux Aria Awards, cette cover restera incontestablement gravée dans les esprits.

# 2

Artiste : Afghan Whigs
Titre : do to the beast
Artwork : Amanda Demme

















Après 16 ans d’absence, le groupe de rock alternatif américain revient sur le devant de la scène avec “Do to the Beast”, son 7e opus. Un retour synonyme de changement : nouveaux membres, nouveaux arrangements musicaux et une pochette d’album au visuel percutant.
Pour la réalisation de l’artwork, le chanteur d’Afghan Whigs, Greg Dulli, a souhaité mettre à l’honneur le travail d’une amie de longue date : la photographe américaine Amanda Demme en choisissant un de ses portraits en noir et blanc. L’artiste n’a jamais souhaité livrer d’explications sur son oeuvre, Greg Dulli a lui été attiré par la  violence qui se dégage de cette photo laissant penser à une explosion.

# 3

Artiste : Foster The People
Titre : Supermodel
Artwork : Young & Sick

















La couverture de Supermodel a été réalisée par Young & Sick, un véritable labo d'art qui donne autant dans l'illustration et le design que dans la musique et la mode. Déjà sollicité par le groupe pour leur premier album (Torches, 2011), Foster The People a cette année vu les choses en grand.

crédits : howard-f

En effet, en lieu et place du teasing habituel, le groupe a utilisé l'artwork du disque pour créer une impressionnante fresque de plus de 30m sur les murs de Los Angeles. Le street artist californien Daniel Lahoda a accompli ce travail titanesque du 29 décembre 2013 au 9 janvier 2014.
Découvrez le time-lapse de la création de cette fresque.


# 4 

Artiste : Spoon
Titre : They Want My Soul
Artwork : Todd Baxter

















Pour son 8e album, le groupe de rock américain Spoon nous fait remonter le temps avec une identité visuelle basée sur un thriller psychologique tout droit sorti des années 70.
Une idée originale que l’on doit au photographe Todd Baxter qui, loin de se cantonner à la réalisation de l'artwork, a proposé tout un univers pour “They want my soul” avec une série photographique et un clip pour le single “Inside Out” aux allures de science-fiction. 


# 5

Artiste : Karen O
Titre : Crush Songs
Artwork : Karen O

















L'année 2014, ou la consécration pour la chanteuse des Yeah Yeah Yeahs ? Elle co-écrit un titre avec Spike Jonze pour la BO du film Her, 'The Moon Song' qui sera même nommé aux Oscars. Puis vient son album 'Crush Songs' qui parle d'amour et du passé. Les chansons n'avaient pas pour vocation de sortir sur un album. Écrites en 2007 dans l'intimité de son appartement New-Yorkais, elles sont une invitation à remonter le temps, celui où la chanteuse pensait ne plus jamais pouvoir tomber amoureuse suite à une rupture douloureuse qui aura notamment inspiré le titre poignant : “Maps”.



A l'image de l'artwork au stylo bic, le disque est livré avec des anciennes notes, témoins d'un passé que la chanteuse semble enfin assumer.


# 6 

Artiste : Eagulls
Titre : Eagulls
Artwork : Andy Jones

















Le photographe Andy Jones a réussi le pari de faire vivre l'artwork du groupe anglais Eagulls (déjà sollicité pour les singles de l'album éponyme). La recette miracle serait d'appartenir au même courant : le brit punk.


En feuilletant le portfolio du photographe, on y découvre des clichés captant les délires de notre décennie, sans instagram mais dans une ambiance plus punk-polaroïd.
Une voiture brûlée au milieu d'une cité déserte, comme un appel à l'aide, un cri de révolte au pays de la couronne : le punk n'est pas mort.


# 7

Artiste : The Twilight Sad
Titre : Nobody wants to be here and nobody wants to leave
Artwork : DLT Design
















Pour son nouvel album, le groupe de rock écossais “The Twilight Sad” poursuit sa collaboration avec DLT Design, illustrateur attitré du label Fat Cat Record. Le groupe semble avoir trouvé l’interlocuteur priviliégié, capable de traduire au mieux ses chansons en images. 


Contrairement à  “Fourteen Autumn & Fifteen Winters”, leur précedent opus, l’identité du nouvel album de the Twilight Sad se veut beaucoup plus lugubre et mélancolique, en accord avec ses chansons telles que “Sometimes I Wished I Could Fall Asleep” ou encore “Never Was The Same”.


# 8

Artiste : Interpol
Titre : El Pintor
Artwork : David Calderley - Graphic Therapy

















Au-delà de l’idée astucieuse de l’anagramme comme titre d’album, le groupe de rock qu’on ne présente plus, a souhaité mettre en valeur la sonorité et l'harmonie de ces deux mots ainsi que leur complémentarité avec l’image de fond. C’est à partir d’études de mains datant des années 30 que le designer graphique David Calderley a créé l’artwork d’’El Pintor” en ajoutant au passage une couleur supplémentaire à la signature visuelle du groupe symbolisée par l’alliance du rouge et du noir.

Shepard Fairey, "Eveything is wrong" (Brooklyn, 2014)

Autre temps fort pour “El Pintor”, la réalisation d’une fresque pour le single “Everything Is Wrong” par le street artist Shepard Fairey reprenant les éléments clés de l’artwork principal avec la présence des mains et d'anagrammes.

# 9

Artiste : The Drums
Titre : Encyclopedia
Artwork : Dom Smith

















Avec “Encyclopedia”, The Drums annonce la couleur dès la pochette de l’album avec une composition réduite au tandem Jonathan Pierce et Jacob Graham. Ces anciens membres, que le duo considèrent désormais comme des fantômes du passé, sont représentés par des places inoccupées sur un canapé. Loin d’être un détail, cette réduction d’effectif immortalisée par Dom Smith, a permis aux deux comparses de retrouver leur liberté artistique d’antan. Une série de symboles vient apporter une touche de légèreté à cette ambiance pesante, chacun représentant une chanson de l’album, le microscope, par exemple, pour la chanson “Let Me See Who You Are”.


# 10 

Artiste : Temples
Titre : Sun Structures
Artwork : Abbie Stephens, Zoë Maxwell (photo) / Thomas Caslin (design)
















Originaire de Kettering dans le Northamptonshire, les membres du groupe Temples sont des adeptes assumés du homemade côté production, ils prouvent une fois de plus leur attachement à leur bourgade en posant "local" pour la pochette du disque. Ce cliché présente un bâtiment "The Triangular Lodge" qualifié de délire architectural, datant du XVIe siècle, à Kettering. Cette bâtisse regorge de références au chiffre 3, pour la Sainte Trinité que l'on retrouve à maintes reprises tout autour du monument.

crédits : Skyscan Aerial Photolibrary

Fondée par Sir Thomas Tresham entre 1593 et 1597, le Triangular Lodge fait figure d'OVNI dans le paysage architectural anglais, à l'image de Temples dans celui de la musique.

Et vous, quel est votre artwork préféré ?

vendredi 14 juin 2013

[Expo Photo] Les Bains reconvertis en temple du street art

Du 22 juin au 17 juillet 2013, la galerie d'art contemporain Magda Danysz met à l'honneur la résidence d'artistes éphémère des Bains à travers une exposition photo inédite. Une série de photographies signées Stéphane Bisseuil et Jérôme Coton immortalisant le travail d'une cinquantaine d'artistes au sein des 3000 m2 de ce mythique lieu parisien.

Œuvre de l'artiste Tarek Benaoum (crédit photo : Stéphane Bisseuil)

Le caractère éphémère propre à l'art urbain ne pouvait trouver meilleur lieu que les Bains pour s'exposer. Construit en 1885, cet immeuble haussmannien abrite dans un premier temps les plus célèbres bains douches de la capitale pour se reconvertir dès les années 70 en véritable temple des nuits parisiennes. Suite à sa fermeture en 2010 pour cause de vétusté, l'établissement décide d'acceuillir temporairement une résidence d'artistes en leur laissant carte blanche pour un dernier hommage avant sa réhabilitation prévue pour 2014.


Installation de l'artiste Sambre (crédit photo : Stéphane Bisseuil)

De janvier à avril 2013, 50 artistes urbains ont pu redonner vie à ces murs défraichi en les sublimant grâce à la peinture, le collage ou encore la sculpture. Une performance artistique hors du commun qui a été réalisée dans la plus stricte intimité ; les photographes Stéphane Bisseuil et Jérôme Coton ayant été les seuls autorisés à pénétrer dans ce lieu mythique. Ces derniers ont pu immortaliser avec brio des oeuvres à la durée de vie limitée.

Fresque de l'artiste Philippe Baudelocque (crédit photo : Jérôme Coton)

Un concept de galerie éphémère qui offre une résonance particulière à ces réalisations notamment celle de Philippe Baudelocque dont l'essence même repose sur la fragilité.

Point d'orgue d'un lieu chargé d'histoire, cette galerie d'art improvisée donne l'impression d'un rêve éveillé. Les photographies de Stéphane Bisseuil et Jérôme Coton nous prouvent néanmoins que cette performance artistique a bel et bien existé.

L'exposition "Les Bains / Résidence d'artistes - photo show" aura lieu du 22 juin au 27 juillet 2013 à la Galerie Magda Danysz - 78, rue Amelot, Paris 11 

mercredi 15 mai 2013

Days, une appli photo pas comme les autres

Loin d'être un énième clone du géant Instagram, l'application photo gratuite Days offre une nouvelle façon d'immortaliser l'instant présent en transformant votre smartphone en véritable journal de bord visuel.


Lancée début mai par Wander, une start-up new-yorkaise, Days se démarque d'emblée des autres applications photo déjà existantes. Days surprend en effet par  l'absence des fonctionnalités classiques auxquelles tout utilisateur peut s'attendre d'une application photo. Pas de filtres ou d'outils de retouche pour sublimer ses clichés ni d'invitation systématique à partager dans la seconde ses innombrables photos avec le reste du monde, Days restreint plus qu'il n'autorise.

Avec pour slogan "Introducing the first visual diary that lets you capture your life as it really is", Days a pour objectif de devenir votre journal de bord visuel, le plus réaliste possible. A la fonctionnalité d'appareil photo, l'application introduit la notion de storytelling en collectant vos souvenirs les plus authentiques possible.

Le fonctionnement 

Face au trop-plein d'informations et à l’instantanéité propres aux médias sociaux, le CEO de Days, Jeremy Fisher prend ses concurrents à contre-pied en imposant une contrainte de taille à ses utilisateurs : ne poster qu'une fois par jour. Selon Fischer, la journée serait l'unité de temps idéale pour collecter au mieux nos souvenirs.



Les utilisateurs de l'application ont donc entre 5h du matin et 5h le lendemain pour immortaliser leur journée à travers une ou plusieurs photos accompagnées d'une légende. Élément clé de l'application, la notion de temps se retrouve également sur chacun des clichés où figure l'heure précise à laquelle le moment a été immortalisé.



Au bout de quelques jours, les utilisateurs peuvent donc observer la progression de leur album reconverti en véritable journal de bord. Mais quel intérêt de documenter son quotidien si l'on ne peut pas en faire profiter le plus grand nombre ? Les créateurs de l'application ont bien sur tout prévu :


Les utilisateurs peuvent rechercher leurs contacts dès la création de  leur compte (facebook, twitter ou via leur carnet d'adresse), commenter les photos de leurs amis à grand renfort d'emoji et partager leur "journée" sur les principaux réseaux sociaux. Days n'autorise toutefois pas l'import de photos (Instagram ou album photo natif) mais permet de sauvegarder les clichés pris avec l'application dans la pellicule de l'iPhone.

A peine lancée, cette application impressionne déjà par sa maturité tant à travers la qualité de son interface que par l'originalité de son concept.

L'application Days est disponible gratuitement sur l'appstore et devrait être prochainement développée sur Android.

vendredi 16 novembre 2012

[Expo] Mobile Photo Paris, la photographie vue du smartphone

Alors que la capitale parisienne vit au rythme de la Photographie en ce mois de novembre, le Collectif Digitives a choisi de vous présenter le Mobile Photo Paris, un évènement inédit provoquant la rencontre entre numérique et photographie.


Du 21 au 25 novembre, amateurs comme professionnels de la photo se réunissent autour d’un seul et même “objectif” : le smartphone, à l’occasion du Mobile Photo Paris. Présenté comme l’un des premiers du genre, cet événement met en lumière les différentes facettes et possibilités offertes par la photographie mobile à travers les oeuvres de 18 photographes français ou francophiles.

Avec plus de 19 millions d’utilisateurs de smartphones en France, l’usage de la photo mobile s’est encore plus démocratisé en devenant un véritable témoin du quotidien. Des terminaux mobiles qui n’ont plus beaucoup à envier aux appareils photos traditionnels grâce à l’évolution constante de leur résolution, égalant aujourd’hui celle des compacts numériques. A ces avancées techniques vient s’ajouter l’explosion des applications mobiles, des outils simple d’utilisation offrant à l’utilisateur un “labo photo” de poche pour retoucher, recadrer ses clichés. Enfin, l'avantage suprême du smartphone est bien sûr son instantanéité, le fait qu'on l'a toujours avec soit et qu'il permet de faire des photos à tous moments, quel que soit le contexte.

Un instant de la vie quotidienne capturée par l'artiste Catriona Donagh

L’exposition Mobile Photo Paris propose au public de découvrir la photographie mobile cette fois-ci, hors de la toile et des réseaux sociaux mais immortalisées par une pléiade d’artistes, sur papier. Les sujets traités par ces photographes sont multiples : certains ont choisi de se concentrer sur le portrait, d'autres sur les structures et les formes géométriques dans la ville, ou encore sur le mouvement et l'idée de transit. Des conférences, ateliers et photowalks autour de la thématique seront également organisés tout au long de la semaine.

Rendez-vous donc la semaine prochaine au Bastille Design Center à Paris, munis de votre smartphone !

Mélanie G.