lundi 22 août 2011

Livemyfood, j'irai manger chez vous

La semaine dernière nous vous présentions le site "Globalgreetnework", un trip-planner catalyseur de rencontres. A l’honneur aujourd’hui dans ce second volet consacré au tourisme participatif  : Livemyfood ou comment s’enrichir autour d’un bon plat mijoté par des locaux. Découvrez sans plus attendre cette communauté de gourmets, baptisés “foodies”.



La cuisine, on peut en faire son métier ou tout simplement sa passion, ce concept n’a rien d’innovant et rencontre un succès fulgurant sur le petit écran. L’émission “Un dîner presque parfait” en a d’ailleurs fait sa marque de fabrique : pas la peine d’être cuisto pour inviter des gens à sa table.
Livemyfood surfe sur cette tendance en proposant un réseau social qui met en relation les voyageurs et les locaux. Une forme de tourisme alternative où l’on part à la découverte d’un pays ou d’une région à la table d’un féru de cuisine. Crée en septembre 2010 par Tom Brami et Lena Silberberger, ces deux voyageurs et gourmets, ont décidé de mettre en place une communauté afin de manger “local”, une priorité, selon eux, pour être immergé dans la culture d’un pays. Ce site a été récompensé aux trophées de l’Intern@ute Voyage en 2011.


A l’inscription, on devient un “foodie”, membre à part entière d’une communauté curieuse et accueillante. On choisit si l’on veut être hôte, invité, ou encore les deux. L’utilisateur peut étoffer son profil et y renseigner ses goûts, son mode de vie, le nombre d’invités qu’il peut accueillir et s’il accepte de loger de gourmands voyageurs pour une nuit. Un onglet “Mes spécialités” permet de renseigner quelques spécialités dont vous avez le secret (jusqu’à 10 possibilités). Que vous soyez invités ou hôtes, vous avez la possibilité de noter un foodie de 0 à 5 étoiles.


On regrettera néanmoins le manque de précision lors de la notation, en effet il n’y a pas de critères sur lesquels l’invité peut se baser, on imaginerait volontiers des items qui reprendraient les clefs d’un dîner réussi à savoir : l’ambiance et l’hospitalité, l’originalité et la qualité du mets.
Que l’on soit fauché ou curieux, Livemyfood permet aux voyageurs de trouver son hôte grâce à une recherche affinable par continent, pays et ville, qui allie maîtrise culinaire et mode de vie. Fort d’un panel de 1500 membres internationaux, il suffit d’envoyer un message à l’hôte de son choix pour lier le contacter et fixer une date afin de partager le couvert.
A l’inverse de nombreuses communautés que l’on trouve sur la toile, ce site n’est en réalité qu’un vecteur virtuel, sorte de bottin répertoriant les amoureux de la gastronomie de par le monde, l’expérience, elle ne prend son sens qu’une fois arrivé à la porte de cet inconnu qui le temps d’une soirée, nous fera découvrir ce que son pays a de plus vrai.

Mélanie G.

vendredi 19 août 2011

Le top 20 des pages 404 les plus originales

Après les classements des sites internet, des cartes de visites et des logos les plus beaux et les plus originaux (et les plus attentifs remarqueront que certains sites figurent dans plusieurs top !), le collectif Digitives s'est penché sur la question des pages 404 . Ces pages qui ne sont pourtant pas destinées à être consultées font cependant parfois l'objet de l'attention des créateurs de site internet qui y voient un espace d'expression libre. Artistiques, poétiques ou décalées, voici notre top 20 des meilleures pages 404 :

Air Asia

Apadeloup

AtypicStore

Dribbble

Etsy

Impala Webstudio

Infinvision

Lockerz

Lockerz

Deezer

Ribot

Creative spark

Sens Critique

TechCrunch

The Cassette

Vie de Merde

Yellow Bird Project
Tractr
Enstyled

The New Yorker

    Et vous quelles sont vos 404 préférées ?

    Stéphanie M. & Mélanie G.

    mercredi 17 août 2011

    Magazines en ligne, le meilleur de la presse web

    En raison de la baisse toujours plus importante des ventes de magazines papier, nombreux sont ceux qui cherchent un avenir du côté du web. En effet, la cote des magazines numériques ne fait que grimper pour toucher un lectorat toujours plus important. Interactivité, mobilité, fréquence des mises à jour, ces magazines d'un genre nouveau ont tout pour plaire à la génération digitale. Pour preuve, la revue pour Ipad Project, donc nous vous parlions il y a quelques mois, en est à sa huitième édition, et le lectorat de Think Quarterly, le trimestriel de Google, ne cesse de s'étoffer. Passage en revue de quelques uns de ces magazines uniquement disponibles en ligne.

    Presse féminine : The Trendy Girl et Elle adore

    Si le site Elle adore se démarque sans conteste par la variété des sujets abordés, aussi complète que pour un magazine féminin papier, on n'est un peu moins conquises par l'esthétique de ses pages un peu trop chargées. Les fans d'épure se tourneront donc plutôt vers The Trendy Girl, superbe site plus orienté mode et tendances, dont on a du mal à se lasser. Un magazine pour fille comme on aimerait en voir plus souvent, c'est à dire très loin des clichés du genre !



    Dernières tendances : Fubiz et le Journal du Design

    Toujours à la pointe en matière d'architecture, de photographie ou encore d'arts numériques, Fubiz est une source illimitée d'inspiration pour tous les créatifs. Autant de thématiques que vous pourrez également retrouver sur le Journal du Design. A noter, Fubiz est ouvert aux contributions de ses membres. N'hésitez donc pas à partager votre propre dose d'inspiration.

    Webdesign : Smashing Magazine et le Blog du Webdesign

    Deux incontournables des tendances du webdesign. Typographies, templates, conseils et tutoriels, vous y trouverez tous les éléments nécessaires pour vous tenir à jour en matière de graphisme sur internet et améliorer le design de votre site. Et pour ceux qui souhaitent aller plus loin dans leur maîtrise du webdesign, Smashing Magazine édite régulièrement son Smashing Book, véritable bible des bonnes pratiques en la matière.


    Actualité internet : TechCrunch France, French Web et Mashable

    Trois pointures pour tout savoir sur les évolutions du web, les dernières start-ups et les nouvelles tendances. Une information très professionnelle et diverse qui couvre tous les angles de ce domaine.

    Culture geek : Nowhere else, le Journal du geek, Gizmodo

    Vous vous sentez perdu(e) au cours des discussions sans fin de vos amis geeks ? Le terme "sandbox" n'évoque rien de plus qu'une aire de jeux pour enfants et vous ignoriez encore que Firefox 6 venait de sortir ? Pas de panique, pour briller en société lors de votre prochaine soirée LAN, consultez notre sélection de magazines consacrés à la culture geek et à ses dernières tendances.

    Les magazines d'actulités : OWNI, Slate et Slate Afrique

    Trois sites à privilégier si vous êtes à la recherche d'un point de vue non formaté sur des sujets de société. Santé, consommation, culture, économie ou encore politique, ces thématiques parfois brûlantes sont traitées sans langue de bois.

    Cet “objet web non-identifié”, lancé en 2009, séduit pour ses articles libres de ton. Ses prises de position notamment contre l’Hadopi, surprennent et font de ce magazine un électron libre au sein du monde de la presse.

    Depuis 2009, le magazine américain Slate a sa version française “Slate.fr”, un magazine en ligne offrant une sélection d’articles de fond sur des thèmes très variés. La priorité n’est donc pas au scoop mais plutôt à la réflexion et l’analyse de sujets politiques, économiques ou encore culturels. Slate.fr propose des articles originaux ou traduits du site américain. Le 10 février dernier, Slate.fr a lancé Slate Afrique consacré à l’actualité du continent africain et remporte déjà un franc succès.


    Et vous quels sont vos magazines en ligne préférés ?

    Stéphanie M.

    lundi 15 août 2011

    Global Greeter Network ou le tourisme participatif

    En début d'année, le collectif Digitives préparait votre été en mettant à l'honneur le trip-planner "Spottedbylocals", une communauté de locaux soucieuse de véhiculer une image fidèle de leur ville. Avec Global Greeter Network, l'expérience va encore plus loin. Elle permet au voyageur désireux de sortir des sentiers battus de découvrir une destination aux côtés d'un habitant qui lui fera visiter bénévolement ses lieux préférés.

    L'idée vient de Lynn Brooks, une new-yorkaise qui, lassée de voir les visiteurs de sa ville se cantonner aux circuits touristiques balisés, a imaginé une forme d'accueil plus conviviale basée sur la rencontre avec ses habitants.  Elle crée alors le Big Apple Greeter en 1992, le premier programme d'accueil au sein duquel une nuée de bénévoles baptisés "Greeters" font partager leur amour pour New-York à des touristes conquis.


    Victime de son succès, le concept s'exporte au-delà des frontières et devient le "Global Greeter Network". avec plus d'une dizaine de destinations (France, Royaume-Uni, Canada, Australie, Russie etc...). Depuis lors, les règles n'ont pas changées : le bénévolat reste de mise pour les "greeters" (terme issu de l'anglais "to greet" : accueillir) qui ne propose ni hébergement ni visite prédéfinie. L'objectif est donc de faire découvrir sa ville comme s'il s'agissait d'amis venus passer quelques heures en votre compagnie.

    Greeting, mode d'emploi


    sommet annuel des "international city greeters" 

    Véritable réseau social, le site globalgreeternetwork  permet l'organisation des rencontres entre locaux et touristes par affinités. Avant tout échange, le visiteur est invité à remplir un profil sur lequel sont renseignés ses goûts et attentes quant à l'excursion. Les organisateurs se chargent ensuite de trouver le greeter partageant les même centres d’intérêt que le voyageur. Il ne reste plus qu'à fixer la date et le lieu de rendez-vous pour concrétiser la rencontre.

    Une communauté mondialement connue

    Grâce à globalgreeternetwork, plus de 3700 personnes ont été greetées l'an dernier rien que dans notre capitale. Un concept qui séduit tant les touristes que les greeters qui se regroupent par ville labellisée "city greeter". Des communautés à part entière qui possèdent, pour la plupart, leur propre site web comme OnlyLyon et plus localement : Greeters Mulhouse Alsace !

    l'ambassade des greeters alsaciens

    Ces initiatives locales permettent de combler les lacunes du site officiel qui reste très sommaire et dénué de témoignages. Pour preuve, on compte chaque mois, une nouvelle association de citygreeters en France.

    Fini donc les conseils hésitants de votre voyagiste, préférez désormais ceux d'un local, amoureux de sa ville qui vous offrira une visite guidée loin des hauts lieux touristiques. 

    Mélanie G.

    vendredi 12 août 2011

    Clips intéractifs en html5, une nouvelle norme musicale ?

    Depuis quelques années déjà, les clips musicaux interactifs ont le vent en poupe. Propulsés sur le web grâce au format flash (mais avec les restrictions dues à ce format), ils ont contribué au succès certain de groupes comme Cold War Kids avec I've seen enough ou Arcade Fire avec Neon Bible puis Black Mirror. Des expériences intéressantes, mais toujours techniquement limitées. Ces derniers mois, avec l'apparition de la nouvelle "version" du langage web HTML5, c'est tout un éventail de possibilités qui s'est ouvert aux artistes pour laisser libre court à leur créativité.



    Les canadiens d'Arcade Fire ont initié la tendance en milieu d'année dernière avec le clip de la chanson We used to wait, pour lequel un mini-site, The Wilderness Downdown, avait été créé. Réalisé par Chris Milk en partenariat avec Google, cette vidéo intéractive a connu un succès immense sur la toile. Son principe : vous proposez de vous replonger dans le film de votre enfance grâce à un savant mélange de vidéo et d'images google maps de votre ville de naissance. Il reste à notre avis le plus intéressant proposé jusque là en terme de créativité et d'utilisation de l'agencement des fenêtres.



    Quelques mois plus tard, Chris Milk et Google nous en remettait plein la vue avec 3 dreams of Black, un clip non seulement intéractif, mais aussi en 3D. Rien que ça. Appuyé sur la technologie WebGL, la vidéo permet à l'internaute de visiter un monde onirique en 3 dimensions, et d'intéragir à l'aide du curseur de sa souris.



    Et dernièrement c'est aux musiciens chicagoans de Ok Go avec la compagnie Pilobolus que l'on doit le dernier buzz HTML5 en date. Le clip de la chanson All Is Not Lost propose cette fois-ci à l'internaute de choisir une phrase fétiche qui sera interprétée par les danseurs au cours de la vidéo.



    Quel avenir pour les clips intéractifs ?

    Malgré des technologies toujours plus efficaces et rapides, ce genre de vidéo en HTML5 reste encore extrêmement lourd. Peu de navigateurs les supportent (Chrome restant le meilleur choix), et ils nécessitent le plus souvent une bonne connexion et une très bonne configuration. Dans la plupart des cas, ces clips n'arriveront donc pas à se charger dans le navigateur de l'internaute, ou occasionneront des lags au cours du visionnage. De gros progrès restent donc à faire dans ce domaine afin de démocratiser l'usage de ce genre de clips. Mais l'initiative est à saluer, et on attend avec impatience d'en voir plus !

    Stéphanie M.