vendredi 29 juin 2012

Spotify se lance dans la curation musicale avec les Artists Apps !

Souvenez-vous, le 30 novembre dernier, Spotify annonçait le lancement de ses apps, un concept inédit dans le monde du streaming musical offrant une autre expérience d'écoute aux utilisateurs. La plateforme élargit  sa gamme en donnant cette fois-ci la parole aux musiciens avec la création des Spotify Artists App en y ajoutant un zeste de curation. Visite guidée de cette nouvelle fonctionnalité...


40, c'est le nombre total d'applications gratuites désormais disponible sur Spotify aux usages des plus variés : du scrobbling de morceaux en fonction de son humeur grâce à MoodAgent, au karaoké in-app improvisé avec TuneWiki ou encore la découverte musicale offerte par We Are Hunted, le logiciel rivalise d'inventivité pour séduire les amateurs de musique.


Dernières en date, les Artists Apps ajoutées au catalogue d'applications le 27 juin par le géant du streaming permettant aux artistes de se rapprocher encore un peu plus de leurs fans par le partage de leur expertise et recommandations musicales. L'une des particularité de ce nouveau genre d'applications est qu'elles sont administrées par les artistes eux-mêmes. Ainsi, quatre Artists Apps ont déjà vues le jour représentant les principaux genres musicaux (R&B, rock/metal, punk et electro) avec Quincy Jones, Tiesto, Rancid et Disturbed.


Le principe

Avec les Artists Apps, Spotify invite les musiciens à l'aider à organiser et catégoriser une bibliothèque musicale comptant aujourd'hui plus de 18 millions de morceaux. A travers la création d'application dédiées, Spotify permet aux artistes d'avoir leur propre espace et contenus originaux. Dans le cas de Quincy Jones, 3 pages intitulées "Stories" retracent en musique les moments clés de sa carrière. 


Un bon moyen pour Spotify de remédier à son manque de contenus originaux concernant les bios d'artistes quand on compare ce qui est proposé par d'autres sites musicaux tel que Last.fm. Dans la section album de l'application de Quicy Jones, les utilisateurs peuvent retrouver une sélection de ses oeuvres en tant qu'artiste et producteur.


L'intégration réussie des contenus garantit une continuité dans la navigation de l'internaute avec notamment  la présence d'actions natives de Spotify : l'ajout de morceaux à sa playlist ou encore le partage in-app, par email ou Facebook.

Une nouvelle forme de curation ?

L'autre caractéristique phare de ces nouvelles applications réside dans la valeur ajoutée apportée par l'artiste endossant le rôle de curateur. Le dj Tiësto en est le parfait exemple avec son application baptisée Club Life.


Ce dernier fait en effet figure de prescripteur en proposant sa sélection du meilleur de l'électro à travers différentes catégories : le single de la semaine, l'abum du mois, le top 20 et le festival du mois.
Des recommandations de choix pour tous les amateurs de musique électronique.


Cette nouvelle série d'applications n'est disponible pour le moment que sur ordinateur (au sein du menu "Apps") mais les playlists créées par les artistes peuvent, elles, être enregistrées et ainsi consultables sur terminaux mobiles.
Le cercle restreint de ces curateurs "célèbres" ne devrait pas tarder à s'agrandir puisque l'on parle déjà de la participation prochaine de Steve Aoki, autre figure du monde de l'électro.

Mélanie G.

mercredi 27 juin 2012

Rédaction web : n'oubliez pas les règles typographiques !

Quand on écrit pour le web, de nombreuses contraintes s'imposent, notamment en termes d'optimisation des contenus pour le référencement. De nombreux rédacteurs se plient à ces exigences, mais omettent de porter l'attention nécessaire à des éléments pourtant essentiels mais souvent oubliés : l'orthographe et les règles typographiques. Nous nous penchons aujourd'hui sur le respect des règles typographiques, qui, bien que souvent négligées, sont pourtant un gage de professionnalisme pour tout rédacteur. Pas toujours facile de toutes les respecter, mais un petit récapitulatif des principales règles peut s'avérer utile.

Good typography is invisible - Craig Ward

La ponctuation :


Rien de plus frustrant qu'un texte au fond intéressant, bien documenté mais dont la ponctuation laisse franchement à désirer. Rappelons ainsi quelques règles de base concernant le positionnement des caractères de ponctuation par rapport aux espaces (à noter, quand on parle de typographie, " espace " est un mot féminin).

Pas d'espace avant, une espace après :
  • la virgule - ex. : il était une fois, un blog sur la rédaction ;
  • le point - ex. : il était une fois un blog sur la rédaction. ;
  • les points de suspension - ex. : il était une fois un blog sur la rédaction...
Une espace avant, une espace après :
  • le point d'exclamation - ex. : il était une fois un blog sur la rédaction ! ;
  • point d'interrogation - ex. : il était une fois un blog sur la rédaction ? ;
  • point virgule - ex. : il était une fois ; un blog sur la rédaction.
Caractères avec une espace fine avant et après :
  • deux points - ex. : il était une fois - un blog sur la rédaction ;
  • tirets - ex. : il était une fois - un blog - sur la rédaction ;
  • guillemets - ex. : il était une fois un " blog " sur la rédaction.

Sur le web, pour éviter qu'un signe de ponctuation passe à la ligne, pensez à utiliser le caractère insécable   dans votre code source.

Abréviations :


Pas toujours évident de connaître par cœur toutes les conventions concernant les abréviations, voici donc un rappel des principales règles les concernant :
  • Une abréviation composée des premières lettres du mot se termine par un point - ex. : " synonyme " devient " syn. " ;
  • Une abréviation qui comprend la dernière lettre de ce mot n'a pas besoin de point - ex. : " compagnie " devient " Cie " ;
  • Enfin, une abréviation basée sur un groupe de mots n'a pas non plus besoin de point final - ex. : " Bon à tirer " devient " BAT ".

Majuscules et minuscules :


Dans la langue française, on est souvent tenté de mettre des majuscules partout. Cependant, il existe des contraintes assez strictes concernant leur usage.
  • L'une des règles typographiques les moins respectées concerne sans doute les majuscules et minuscules appliquées aux mots se référant aux populations, aux habitants ou aux langues. Dans le cas d'un nom : les Français, les Anglais, on met une majuscule. Dans le cas d'un adjectif : le peuple français, l'armée anglaise, on se contente d'une minuscule. Même chose pour les langues : " je parle espagnol " ne nécessite pas de majuscule ;
  • Il est vivement conseillé d'accentuer les capitales d'imprimerie. Cependant, et notamment sur le web, ce n'est pas toujours facile à mettre en place. Dans ce cas, un choix éditorial s'impose : accentuer toutes les majuscules, ou aucune.

Règles propres au web :


Certaines normes s'appliquent plus particulièrement à la rédaction pour le web.
  • On ne souligne pas un texte qui n'est pas un lien, ceci afin d'éviter d'induire en erreur les internautes qui sont habitués à cette convention ;
  • Éviter d'utiliser des polices à empattement, plutôt réservées au print .

 

Autres règles :

 

  • On écrit en lettres les chiffres inférieurs à 10. Au delà de 10, on peut les écrire en chiffres ;
  • Les énumérations sont séparées par des points virgules, et terminées par un point final.

Vous voici désormais armés rédiger vos articles en toute sérénité.

Stéphanie M.

lundi 25 juin 2012

Paper, l'app qui numérise vos idées dans un moleskine 100% digital

Imaginée par Fifty-three, une start-up new-yorkaise composée d’anciens employés de Microsoft, l’application Paper est le parfait compromis entre moleskine et tablette graphique. Se définissant comme point de départ de tout processus créatif, Paper permet de réaliser des esquisses numériques tout en conservant les outils (crayon, gomme, carnet) et les sensations du croquis papier. Un mariage réussi puisque l’application a dépassé les 1,5 millions de téléchargements deux semaines seulement après son lancement, début avril. Un succès qui s’explique notamment grâce à la beauté de son rendu qui a été récompensé lors des Apple Design Awards.



Le fonctionnement

Au lancement de l’application, aucune inscription n’est requise. Une vidéo de présentation en guise de tuto et l’utilisateur est paré à utiliser Paper. Son écran d’accueil, sobre, est pourvu d’une vue panoramique agrémentée de carnets numériques aux nombres de pages ajustables.

Un premier carnet de 21 pages est consultable, ce dernier permet d’explorer les nombreuses fonctionnalités de l’application, permettant ainsi de s’inspirer et de découvrir le potentiel de ses carnets.
Chacun de ces carnets dispose de 3 volets : le premier permet de supprimer la page, le second détermine les options de partage, et le troisième permet d’ajouter une page au carnet.


La version gratuite met à disposition les outils de base : un crayon, une gomme et une palette de 9 couleurs. Pour profiter pleinement de l’utilisation de Paper, les in-app purchase permettront d’ajouter de nouvelles fonctionnalités, comptez 1,59 € par outil.

L’application offre une originalité grâce à la fonction “rewind” ou “undo”. L’utilisateur peut annuler sa dernière actions en effectuant un mouvement circulaire à l’aide de ses deux doigts, laissant apparaitre un cercle “rewind” à l’écran. Une fonction bien rare sur les autres app de dessins qui n’offrent en général que l’outil gomme, difficile à manier avec précision.


Les +
  • Le design simple et épuré pour retrouver en toute facilité vos dessins et brouillons
  • La possibilité de personnaliser la couverture des carnets avec des images persos
  • La possibilité de modifier un dessin n’importe quand
  • La fonction partage est très ergonomique et peu intrusive
Les -
  • Bien que très bien pensée, la fonction rewind ne marche pas à tous les coups, le geste à effectuer avec deux doigts ne répond pas correctement, trois fois sur quatre, le geste dézoome au lieu de faire rewind.
  • Les limites de la version gratuite : un seul choix d’outil qui n’a rien à envier à d’autres app de dessins bien plus complète pour la même gratuité.
  • Le prix des outils 1,59€ l’outil seul, 5,49€ le pack essentiel (qui comprend tous les outils)
  • Pas de fonction de texte / d’écriture digitale ABC ou de police intégrée, tout est à réaliser avec les doigts ou éventuellement un stylet.


Après seulement trois mois depuis son lancement, Paper compte déjà des millions d’utilisateurs, conquis et impatients de se procurer les futurs outils qui viendront compléter leur palette. Un pari réussi pour ses développeurs qui ont misé sur l’in-app purchase afin de fidéliser le plus grand nombre.

Mélanie G.

vendredi 22 juin 2012

Des blogs aux tumblr : l'univers impitoyable de la communication !

Le monde de la communication et de la publicité, on le sait, aime beaucoup (faire) parler de lui. Un penchant narcissique qui a largement été encouragé par le web. L'arrivée des sites, blogs et autres tumblr leur a fourni une tribune toute trouvée pour laisser libre cours à leur envie de raconter leur quotidien. Il faut dire que celui-ci ne manque souvent pas de piment, que l'on travaille en agence ou en freelance. Entre les collègues d'open space monomaniaques / incompétents, les managers hystériques / nymphomanes et les clients capricieux / tyranniques, il est vrai que les anecdotes croustillantes ne manquent pas. Même si l'on ne saisit pas toujours tout le jargon qui les accompagnent, l'essence humoristique est bien présente. Petit tour d'horizon donc, de ce que le web nous offre de meilleur sur la vie des communicants :

Clients from Hell et Web Agency Fail :

Ces deux sites proposent de courtes citations, en anglais pour le premier, en français pour le second, pour la plupart issus de dialogues entre professionnels et clients. Il en résulte des situations souvent kafkaïenne entre deux mondes qui s'entrechoquent :



Entre les dialogues de sourds, les incompréhensions diverses, les remarques déplacées ou désobligeantes et les considérations faussement professionnelles, il y en a pour des heures entières de lecture (de quoi s'occuper pendant un brief client qui traîne en longueur par exemple).

Dans un autre registre, on retrouve les très (trop) nombreux clients pour lesquels tous les prétextes sont bon afin d'éviter de payer la prestation commandée. Voici l'une des meilleures du genre :

(en substance : Client : Je dois réellement vous payer ? Je pensais que c'était une blague ! Moi : Qu'est-ce qui a bien pu vous laisser penser ça ? Client : Vous êtes freelance ! Moi : Et... Client : Et bien vous travailler gratuitement ! Si l'on devait vous payer, on appellerait ça de la paidlance ou quelque chose du genre !).


A noter, Web Agency Fail est aussi présent sur twitter : @webagencyFAIL


Les blogs BD sur la vie en agence :

Les agences web / de com' / de pub possèdent intrinsèquement un très fort potentiel comique et graphique. Certains illustrateurs l'ont bien compris, et ont lancé des blogs décrivant leur quotidien rocambolesque. Très rapidement, leurs statistiques de visites ont explosé, et les éditeurs se sont intéressés au phénomène. Plusieurs blogs BDs consacrés au monde du travail se sont donc vus publiés, comme celui de la très talentueuse Kat Karsen, dont les récits au vitriol sont passé des pages de son blog Deconstructing Torino à celles d'un album intitulé "Bienvenue à l'Agence" :




Les tumblr

La plateforme de micro-blogging Tumblr connaît un succès croissant depuis sa création en 2007, en parallèle du retour en grâce du gif animé. C'est donc tout naturellement que les communiquants ont eux aussi adopté ces deux systèmes pour partager leurs anecdotes. Il y en a pour presque toutes les professions, du développeur au graphiste en passant par le référenceur :


Ce tumblr, animé par le blogueur Quentin Caillot, raconte ses expériences de la vie en agence par le biais de gif animés le plus souvent tirés de show télés ou de films. Des situations qu'on a certainement tous l'impression d'avoir déjà vécu :

Ce que je réponds à mon collègue quand il me demande si j’ai 5 minutes à lui accorder alors que j’ai 24 mails à traiter, 6 messages sur mon répondeur et 48 notifications Skype.


Plus orienté technique, les joies du code, créé par le Nicolas Lecointre, rédacteur chez Presse Citron, regorge tout de même de potentiel comique qu'on l'on peut comprendre même quand on n'est pas développeur :

quand un projet crashe 30 minutes avant sa présentation

Il s'agit d'un tumblr contributif, n'hésitez donc pas à proposer vos propres posts !


Très largement inspiré du tumblr précédent, Les joies du SEO applique le même principe, mais pour les référenceurs cette fois :

<title>Tous les matins, quand tu analyses tes positions</title>


Et pour finir, la version orientée graphisme / graphimse :

Quand on te demande ce qui a motivé tes choix graphiques.

Bonne lecture !

Stéphanie M.

mercredi 20 juin 2012

Neen, l'application mobile qui va révolutionner votre manière de communiquer

Aujourd'hui le collectif Digitives a choisi de vous présenter un projet en passe de révolutionner nos échanges numériques. Zoom sur Neen, une application mobile qui revisite les interactions sociales de manière ludique et poétique.


Designer graphique de profession, Geoffrey Dorne l'est aussi par passion à travers le partage et la création d'outils numériques innovants et accessibles par le plus grand nombre. Une expertise dont il fait part quotidiennement sur son blog Graphism mais également sur le célèbre site d'informations Owni, avec son billet du vendredi, échantillon de ses meilleures trouvailles de la semaine. 


Quand il ne blogue pas, Geoffrey Dorne imagine des sites alliant l'utile à l'agréable tels que Sublyn, un plan du métro parisien interactif relié à Twitter ou encore J'affiche.fr, un décryptage de l'actualité sous forme d'affiches. 

Des expérimentations sur les différents usages du web qu'il mène également à l'EnsadLab Paris, en tant que chercheur avec pour projet phare Neen. Derrière ses quatre lettres se cache  "Non-Verbal Emotional Expérience Of Notification", un concept d'application mobile repensant en profondeur la présence numérique à travers la communication non-verbale.


De quelle manière communiquons-nous nos émotions ? Quelle type de notification choisissons-nous pour transmettre un sentiment particulier ? Autant de questions sur lesquelles s'est penché Geoffrey Dorne afin d'optimiser l'interface homme-machine à travers le prisme de la communication phatique.
Cette réflexion, le designer l'a initiée en 2009 sous la tutelle de Rémy Bourganel et Etienne Mineur ainsi que Stefana Broadbent, docteur en sciences cognitives. Car loin de proposer une énième application sociale au design léché, Geoffrey Dorne a souhaité axer ses recherches sur le plan anthropologique afin de placer l'être humain ainsi que son milieu culturel au centre du projet. Neen a donc pour objectif de proposer une nouvelle façon d'interagir sur les différents supports numériques.

La métaphore de la porte

Avant de concevoir tout prototype, Geoffrey Dorne s'est intéressé à la nature des échanges, plus particulièrement à la communication non-verbale. Pour parfaire ce travail de recherche, le designer a eu l'idée de distribuer à son entourage des carnets au sein desquels les personnes étaient amenées à répondre à une série de questions basiques comme pointues. Très vite, il s'est aperçu que beaucoup d'entre elles avaient recours à des dessins ou métaphores pour décrire leurs expériences. 

Diaries, point de départ du projet Neen

C'est donc à partir de ce constat que Geoffrey Dorne a choisi pour métaphore centrale : la porte. Symbole de séparation entre les individus : fermée lorsque la personne est absente, ouverte comme invitation au dialogue et à la rencontre, une représentation universelle pour illustrer au mieux la communication non-verbale.

Doors, la communication tactile et rythmique

Outre cette représentation graphique, la porte permet également d'interagir avec un de ses contacts en toquant comme on le ferait dans la vie réelle. De l'autre côté de l'écran, le destinataire verra lui, la photo de la personne clignoter comme signe de présence. En toquant plus ou moins rapidement, la personne peut moduler l'intensité de la présence qu'elle souhaite laisser.

Un nouvel usage du message

A cette porte, l'utilisateur pourra également y glisser des lettres dans son entrebaillement. Un moyen ingénieux de laisser un message à une personne absente, de façon non-intrusive, en la glissant intuitivement par le biais de l'écran tactile. Le message peut être complété ou récupéré selon l'appréciation de son expéditeur. Une notion de temporalité est aussi prévue permettant à l'utilisateur de déterminer un temps donné pour un type d'attention précise.

Messages, interactivité et temporalité
Neen offre donc un visage plus humain à la communication non-verbale jusqu'ici absente ou peu représentée sur les supports numériques. S'il n'est pas encore commercialisé, le projet fait déjà beaucoup parler de lui et a pu être présenté début juin lors du TedxParisUniversité par son créateur. Une vidéo qui vaut le détour si vous avez été conquis par ce prototype !

Mélanie G.