mercredi 27 mars 2013

[Crowdfunding] Financement participatif pour le projet strasbourgeois Des Roses & Des Choux

Après avoir consacré de nombreux articles au phénomène de crowdfunding en décodant ses perspectives et enjeux, nous avons décidé aujourd’hui de mettre en lumière un projet en cours de financement sur une de ces plateformes qui nous tient particulièrement à coeur : le bistrot des Roses & des Choux.

illustration : Laurence Bentz (tous droits réservés)

Porté par Eugénie, une jeune strasbourgeoise dynamique et maman de deux enfants, ce projet est né d'une envie de proposer un lieu adapté aux parents et à leurs enfants, au coeur du centre ville de Strasbourg. Le concept des cafés-poussette a déjà séduit beaucoup de familles dans de nombreuses métropoles, permettant de partager un moment convivial dans un lieu adapté aux petits comme aux plus grands.

Au programme de ce futur bistrot, un décor vintage et chaleureux, une carte élaborée à partir de produits d’origine locale et proposant des plats inspirés de l'enfance, mais aussi des goûters et des ateliers adaptés à l'âge de chacun, y compris des parents :

  • pour les bébés : chante avec bébé, massages, baby gym...
  • pour les enfants : éveil musical, yoga, danse, cirque, philosophie, langues étrangères...
  • pour les femmes enceintes : yoga de grossesse, pilates...
  • pour les parents : brico/déco, couture, mama sport...

En plus de ces ateliers, des animations ponctuelles seront proposées : lectures de contes, baby disco, goûters à thème, etc.

Les parents auront également la possibilité de réserver le lieu pour y célébrer les anniversaires de leurs enfants, et de piocher de bonnes idées cadeaux dans le coin boutique.

Lancé le 26 mars sur la plateforme KissKissBankBank, le projet des Roses & des Choux a pour objectif de collecter la somme de 10 000 euros pour pouvoir se concrétiser. Une collecte qui prévoit de rétribuer chacun des généreux donateurs par une belle contrepartie.

La page KissKissBankBank du projet des Roses & des Choux
Suivez également l'avancement du projet sur la page Facebook

lundi 25 mars 2013

Candidats, recruteurs, et si vous passiez au recrutement mobile ?

Comme beaucoup de domaines, le monde du recrutement a beaucoup évolué au cours des dernières années, au fur et à mesure des modifications des habitudes d'utilisation des nouvelles technologies, devenant tout d'abord digital avec l'apparition des jobboards, puis social avec l'émergence des plateformes sociales spécialisées dans les ressources humaines. Plus récemment, le recrutement devient mobile grâce à l’essor des smartphones et à la création d'applications et de sites mobiles dévolus à la recherche d'emploi.

En effet, le trafic mobile ne cesse d'augmenter, le comportement des internautes est toujours plus nomade, il est donc logique que ces pratiques "contaminent" également la recherche d'emploi. Selon des études récentes, 1/4 des annonces sont déjà consultées depuis des smartphones, et 2/5 des jeunes diplômés effectuent déjà leurs démarches d'emploi sur leur mobile.

Extrait de l'infographie sur le recrutement mobile réalisée par Rue de l'Emploi
A découvrir en intégralité ici



Dans ce domaine, l'exemple de Rue de l'emploi fait figure de bon élève. En effet, même si de nombreuses plateformes dédiées à l'emploi ont passé le cap du mobile au cours des derniers mois, il est le seul dont l'intégralité des fonctionnalités candidat et recruteur est disponible sur mobile, y compris la possibilité de créer son CV directement depuis son smartphone et d'envoyer directement sa candidature pour des offres de recrutement. Et, en plus des ces fonctionnalités destinées aux chercheurs d'emploi et aux RH, la société qui édite Rue de l'Emploi, Social City Media, propose des services de recrutement mobile pour aider les entreprises à transformer leur site carrière pour les rendre accessibles sur smartphones (elles ne seraient encore que 13% à disposer d'un site carrière mobile). Raphaël Malka, responsable communication pour Rue de l'Emploi, a accepté de répondre à nos questions concernant les évolutions du recrutement mobile.

Quand on pense recrutement mobile, on s’attend à retrouver comme public cible la génération Y, y’a-t-il toutefois d’autres tranches d'âge qui utilisent ce type de jobboard ?

Ah, je suis ravi de pouvoir répondre à cette question ! Pas plus tard qu’hier je lisais un article écrit il y a 17 ans (je suis tombé dessus par hasard) qui s’intitulait : « Recrutement: Comment trouver un job sur Internet ». La recherche d’emploi sur le web commençait tout juste à se démocratiser. Au début des années 1990, elle était exclusivement réservée aux chercheurs et informaticiens puis elle s’est étendue à toute la population. Si je prends cet exemple, c’est pour vous montrer que ce schéma est actuellement en train de se reproduire dans le cadre du recrutement via mobile. Nous avons tendance à croire que le m-recrutement s’adresse d’avantage à la génération Y hyper connectée née avec un mobile dans la main mais c’est faux, toutes les tranches d’âge et catégories socio professionnelles deviennent progressivement usagers fréquents du service.

Selon vous, pourquoi la génération digital natives est autant réceptive au recrutement mobile ?

La réponse est dans la question :). Les digital natives, génération qui a grandit et évolué avec l’essor du numérique, la démocratisation d’Internet et le boom des téléphones portables ne peut être que réceptive au recrutement mobile, concept qui s’inscrit parfaitement dans leurs modes de vie et habitudes.

Les recruteurs sont-ils encore réticents face au recrutement mobile ? Pourquoi ?

Les recruteurs ne sont pas réticents à l’idée d’implémenter une stratégie de recrutement mobile au sein de leur entreprise, ils ne savent tout simplement pas comment s’y prendre. A partir du moment où on leur présente les solutions qui existent et les bénéfices qu’ils peuvent en tirer, ils sont plus que partant !
Pour le moment, seules quelques entreprises ont décidé d’investir dans le m-recrutement telles que Orange, EDF, Aviva, l’Armée de Terre, ou encore le Groupe Accor qui disposent soit d’une application, soit d’un site de recrutement mobile, et elles ne peuvent que s’en féliciter vu leur classement dans les sociétés meilleures communicantes en ligne. Les autres prennent du retard et perdent chaque jour de nouveaux talents, c’est bien dommage... L’avenir appartient définitivement à ceux qui recrutent mobile.

En quoi un CV mobile est-il différent d'un CV conçu sur ordinateur par exemple ?

Premier point, le CV mobile est ultra dynamique, il est modifiable à toute heure, en tout lieu, étant donné qu’il est dans votre poche, il sera donc actualisé en temps réel. Deuxième point, il offre au candidat l’opportunité de postuler à tout instant et lui assure ainsi une extrême réactivité. A l’inverse, le CV web est plus statique, uniquement modifiable lorsque vous êtes chez vous devant votre ordinateur, nettement moins pratique … Troisième point, le CV mobile s’accompagne d’images et de vidéos (directement prises depuis votre smartphone ou uploadées depuis votre bibliothèque) mettant en scène vos réalisations personnelles ou professionnelles et reflétant ainsi au mieux votre originalité.

Les 3 secteurs dominants dans la répartition des CVs sont le BTP, les services à la personne et aux entreprises ainsi que l'hotellerie-restauration/tourisme, des secteurs qu'on associe généralement peu aux nouvelles technologies. Comment expliquez-vous un tel succès dans ces secteurs ?

Ces secteurs sont tout simplement ceux dont les effectifs sont les plus importants. Étant donné que tous les secteurs sont dotés d’un taux d’équipement quasi équivalent, leur succès est parfaitement logique ! Et cela prouve que le mobile est aujourd’hui une technologie utilisée de tous.

Pouvez-vous nous présenter votre activité de création de sites carrière optimisés mobiles pour les entreprises ?

Social City Media propose des solutions RH mobile qui se décline en 4 services différents :
- Editeur du Jobboard 100% mobile, Rue de l’Emploi
- Création de site et application carrière 100% mobile
- Intégration d’un module de candidature aux sites ou applications carrières mobile déjà existants.
- Création d’une application collaborateur. (promotion de la mobilité interne, outil de cooptation, suivi des actualités de l’entreprise en temps réel …)

Quelles sont les prochaines fonctionnalités que vous souhaiteriez implémenter ?

Dans les mois à venir, Rue de l’Emploi compte enrichir d’une part, la partie CV mobile: ajout d’un volet compétence sous forme de mots clés et exportation du CV au format pdf ; d’autre part la partie recruteur avec partage des offres par sms et via Twitter.

L'application Rue de l'Emploi est disponible gratuitement pour iPhone et Android, en version candidat ou recruteur.

vendredi 22 mars 2013

Le top 5 des meilleurs claviers

Qu'il soit physique ou virtuel, le clavier est un instrument indispensable de notre quotidien pour nos ordinateurs, nos tablettes ou nos smartphones. Et dans ce domaine, deux écoles s'affrontent : les adeptes du less is more, pour lesquels le clavier dans sa forme classique doit finir par disparaitre, comme dans l'exemple du projet de clavier virtuel Minuum, d'autres sont attachés à l'objet et sont à la recherche du clavier parfait, qu'il soit design, ergonomique ou simplement original. Le collectif Digitives s'est penché sur cette question, et vous propose aujourd'hui sa sélection de claviers.


Pour les amoureux de la nature 



Ces claviers sans fil en bois massif sont fabriqués en France et finis à la main à partir de bois d'érable ou de noyer. Entièrement personnalisable, vous pouvez sélectionner la disposition (azerty, qwerty, etc.) ainsi que l'agencement (Mac, Windows) et sélectionner l'une des trois polices disponibles pour la gravure. Vous pouvez également demander à ce que soit gravé un texte personnalisé ou opter pour la création graphique proposée, le tout pour 125 €.

Pour les adeptes des travaux manuels



Idéal lorsqu'on aime personnaliser son environnement de travail soit-même et qu'on a un clavier à touches plates et un peu de masking tape en réserve, il n'y a plus qu'à suivre les indications de la blogueuse Kira, qui explique comment procéder. Attention néanmoins à choisir du scotch suffisamment translucide pour pouvoir voir les touches !

Pour les amateurs de design



Ce clavier ultra-fin en plexiglas noir et aluminium brossé fera le bonheur des adeptes de beaux objets. Un design épuré, équipé d'un touchdisc et du système PerfectStroke pour le confort des touches. Un beau mariage entre élégance et ergonomie.

Pour les geeks nomades



Prendre des notes, répondre à des emails ou encore converser n'est pas toujours chose aisée depuis son smartphone. Si vous êtes souvent en déplacement, le clavier one2Touch vous permettra de recréer un bureau improvisé quelque soit le lieu où vous vous trouvez. Fabriqué en silicone, le clavier comporte un pad central sur lequel vous pourrez déposer votre smartphone ou tablette. Votre appareil mobile devra néanmoins être équipé de la technologie NFC pour pouvoir se connecter à ce périphérique. Sans cable, waterproof et même pliable, ce clavier vous accompagnera partout ! Le constructeur n’a pas encore communiqué de prix pour le moment mais prévoit de sortir cette innovation très prochainement sur le marché européen.

Pour les amateurs d’oeuvres d’art



Adieu QWERTY et AZERTY, voici le clavier du futur ! Un prototype hors du commun imaginé par le designer Wan Fu Chun et récompensé lors des Red Dot Design Awards dans la catégorie Communication et Interaction. Baptisé “Puzzle”, les touches de ce clavier peuvent être disposées selon votre convenance. Une prouesse en termes d’ergonomie et de design qui révolutionnerait notre vie au bureau !

Et en bonus, pour conclure cette sélection, voici deux modèles d'un genre particulier qui devraient satisfaire les gourmands !

Difficile de résister à une envie de chocolat, ce clavier risque toutefois de fondre sous vos doigts...



Et pour les plus grosses faims, nous avons également trouvé le clavier qu'il vous faut !



mercredi 20 mars 2013

Le crowdsourcing au service de l'écologie

Le crowdsourcing comme le crowdfounding font depuis quelques années partie presque intégrante de notre quotidien. Projets de financement par les internautes et plateformes ayant recours à l'intelligence collaborative fleurissent sur la toile. Au départ surtout concentrés autour du domaine des services (traduction, marketing, etc.), le crowdsourcing gagne des aspects de notre quotidien bien plus inattendus. Exemple en est avec les applications que nous vous proposons de découvrir aujourd'hui, deux belles preuves de l'utilisation des technologies numériques et du crowdsourcing pour aider la planète !

TrashOut

Débarrasser la planète des déchets laissés par l'homme, tel est le pari ambitieux de l'application Trashout invitant les citoyens du monde entier à signaler toute décharge sauvage à l'aide de leur smartphone. 
A l'origine de cette idée, on trouve Jozef Vodicka un entrepreneur slovaque qui après avoir visité Singapour et la Finlande, deux lieux exemplaires dans leur respect de l'environnement, a eu l'idée d'étendre cette conscience écologique à l'échelle planétaire en créant une application innovante et à la portée de tous. 


Gratuite et simple d'utilisation,  l'application TrashOut permet de signaler tout dépôt d'ordure illégal en quelques secondes. Pour ce faire, il suffit de le prendre en photo, de préciser le type de déchets et de géolocaliser le lieu sur une carte. L'étape suivante consiste à alerter les autorités compétentes (via email ou encore sur les réseaux sociaux) ou de nettoyer par soi-même le lieu pollué. Trashout récompense le degré d'implication grâce à un système de badges et fourni également à l'utilisateur un suivi sur le devenir de la décharge repérée.


Le site web de l'application offre une visualisation des données collectées par les utilisateurs sous forme de graphiques. Une bonne manière de sensibiliser les internautes à la préservation de l'environnement. Même si le nombre de décharges sauvages signalées à travers le monde grâce à TrashOut se compte aujourd'hui en milliers, il n'y en a pas encore eue en France. Qui sera le premier ?

L'application est disponible gratuitement sur iOs, Android et Windows Phone.


Trashswag

Trashswag, c'est le nom d'un concept original alliant crowdsourcing et récupération qui vient de voir le jour sur la toile.


Le principe est simple, Trashswag propose aux internautes souhaitant se débarrasser d'encombrants de lister et géolocaliser leurs objets afin que d'autres personnes puissent les récupérer pour leur offrir une seconde vie. Cette idée originale vient d'un habitant de Toronto, Gavin Cameron qui jusqu'alors avait pour habitude d'échanger les adresses et photos de ses trouvailles avec ses amis. Face au nombre conséquent d'encombrants laissés à l'abandon dans les rues, Gavin a eu envie d'offrir une meilleure visibilité à ces objets promis à la déchetterie en créant une plateforme crowdsourcée afin que le maximum puisse être réutilisé.
Pour le moment uniquement dédiée aux habitants de Toronto, son créateur prévoit déjà de développer son concept pour d'autres villes du monde. Affaire à suivre donc...

lundi 18 mars 2013

Musepeak vs Moodshare : quel outil pour créer vos planches d'inspiration ?

Dans le domaine de la création de sites web comme dans celui du design, de la mode ou de la décoration, nous sommes souvent amenés à préparer des "moodboards" ou planches d'inspiration pour nos nouveaux projets. Qu'elles soient destinées à une réflexion en interne ou à une présentation auprès du client, ce sont des outils de choix pour définir la direction vers laquelle on se dirige. La plupart du temps, ces planches d'inspiration sont préparées dans des logiciels de design. Le problème ? Ils nécessitent de bonnes compétences graphiques pour réaliser une mise en page harmonieuse, et ils peuvent difficilement être modifiés par plusieurs personnes en même temps. Le Collectif Digitives s'est penché sur la question et a sélectionné pour vous deux outils collaboratifs de création de moodboards.


Musepeak : 

Véritable service professionnel de "moodboard" ou planches d'inspirations, Musepeak a été développé par une l'agence italienne Koinema. Son interface épurée est très facile à prendre en main. Il vous suffit de définir un projet et de créer une nouvelle planche ou "board". Plusieurs planches d'inspiration peuvent être créées pour chaque projet.


L'import d'images dans les planches se fait très facilement, depuis des sites internet (en indiquant simplement l'url) ou en upload direct. Petit bémol, s'il est possible d'importer en lot plusieurs images depuis un site, le fait d'avoir à uploader les images une à une depuis son poste n'est pas très pratique.

Ces images peuvent ensuite être réarrangées très facilement et la taille des aperçu peut également être changée par un simple clic. Chaque image peut être notée indépendamment, il est également possible d'ajouter des descriptions pour chacune d'entre elles. Il est également possible d'organiser les images en fonction de la note qui leur a été attribuée.

L'outil est collaboratif, il est donc possible d'ajouter des membres pour chaque projet, et de discuter grâce au volet de conversation. Chaque image bénéficie également de son espace de discussion. Chaque membre du projet est "propriétaire" des images qu'il a ajouté, ce qui permet de savoir quel est le degré de participation de chacun dans un projet. L'outil vous envoie également automatiquement un résumé du travail accompli au cours de la journée.

Le petit plus incontournable, c'est la possibilité de générer une guest url, et permettre ainsi à d'autres personnes, vos clients par exemple, de consulter vos planches. Ces urls publiques des projets peuvent être changées ou tout simplement supprimées. Autre avantage, l'outil n'est pas très fortement brandé, et votre marque apparaît plus visiblement que celle de Musepeak. Les planches peuvent bien sûr également être exportées en pdf, mais le résultat n'est graphiquement pas très intéressant et fait pale figure en comparaison de la version web.

Une fois finis, les projets peuvent être archivés afin de vous permettre de mettre de l'ordre dans vos idées et de créer de nouveaux projets.


Les - :

En premier lieu, le prix de ce service risque bien d'en arrêter plus d'un puisqu'après la période d'essai gratuite d'un mois, le tarif va de 24€ par mois pour 3 projets actifs (avec un nombre de planches et d'utilisateurs illimité, les projets archivés n'en font donc pas partie) à 187€ par mois pour un nombre illimité de projets. Cependant, les étudiants peuvent disposer de comptes gratuits sur demande.

Autre bémol, la transparence des png n'est malheureusement pas très bien gérée. Il est également dommage que les annotations sur les images ne soient pas visibles dans la version publique, et qu'il n'existe pas de fonctionnalité du type colorpicker pour créer des nuanciers directement dans l'outil et extraire les couleurs depuis les images.






Moodshare : 

Tout comme Musepeak, Moodshare est un service de création de moodboards, pour le moment proposé gratuitement et en version bêta, créé par l'entreprise britannique Mooooodle Limited. On ne sait donc pas combien ce service coûtera à terme, mais, selon l'écran d'inscription, une fois la version finale lancée, une version gratuite sera tout de même proposée.


Contrairement à Musepeak, Moodshare permet d'effectuer des recherches au sein même de l'outil, en indiquant un mot-clé, et en sélectionnant les sources de recherche, dans 5 catégories : Images (Google, Flickr, 500px, Deviant Art, Instagram et Picasa), Stock (Big Stock, Shutter Stock et Pond 5), Video (Youtube et Vimeo), Sound (Soundcloud), ou Autres (Twitter, MyFonts et ColorLovers). La présence de médias audio et vidéo ajoute ici une dimension supplémentaire à la planche d'inspiration, qui devient ainsi multi-support.Les résultats de recherche obtenus sont classés par source, et il est possible de les visualiser en taille réelle, et de les ajouter à votre planche en un clic. Pour vous éviter d'ajouter les images en doublon, celles-ci sont "lockées" sur la page de résultat, ce qui vous permet également de les supprimer si vous changez d'avis.

Les items ajoutés sont affichés en bas de la page de recherche, dans la "lightbox". C'est à partir de cette barre d'outil que vous pourrez créer votre planche d'inspiration en plaçant chaque élément en drag & drop. A tout moment il vous est possible de retourner à l'écran de recherche pour y récupérer d'autres éléments. Les images peuvent être placées en superposition, et des règles de priorités peuvent être appliquées à chacune pour déterminer l'ordre de chevauchement (mais cet outil n'est pas très intuitif).

Il est bien sûr également possible d'uploader ses propres images, ou de récupérer des médias directement depuis un site internet en spécifiant une url, mais uniquement depuis youtube, vimeo, flickr, 500px, Instagram, Twitter et Soundclound, contrairement à Musepeak.

Moodshare permet également d'ajouter du texte et des blocs de couleur à sa planche d'inspiration (mais toujours pas de colorpicker).

Comme dans le cas de l'outil précédent, le nombre de planches par projet est illimité et celles-ci peuvent être exportées en version web ou pdf. La version web peut-être accessible publiquement, en diffusant son url, ou à l'aide d'un mot de passe. Une précaution supplémentaire lorsque l'on souhaite partager sa planche tout en maintenant une certaine confidentialité. La version PDF, sensiblement identique à l'export en ligne, est visuellement satisfaisante.

Moodshare est également un outil collaboratif, permettant d'inviter vos collaborateurs ou vos clients à consulter vos projets. A la différence de Musepeak, sa gestion des utilisateurs est plus fine. Ceux-ci peuvent être organisés en groupes, et des permissions différentes peuvent être accordées en fonction du type de profil (admin, internal, external). Par contre, le site ne propose pas de fonctionnalité de commentaire, mais vous pouvez visualiser à tout moment le nom des utilisateurs en train de modifier une planche.


Les - :

Le design de l'interface est bien moins soigné que celui de Musepeak, mais rappelons que le service est encore en bêta et qu'il pourrait évoluer dans les temps à venir. De plus, certains éléments laguent un peu et là encore, la transparence des png est mal prise en charge.





En conclusion, nous sommes en présence de deux services aux fonctionnalités avancées et complémentaires. Si l'un a plutôt mis l'accent sur l'épure de son design et ses fonctionnalités collaboratives avancées, l'autre prend le dessus en matière de recherche de contenu et de gestion des utilisateurs. Pas de point de comparaison possible au niveau de la tarification, puisque Moodshare n'a pas encore annoncé ses prix. L'avantage irait donc à ce dernier pour sa personnalisation plus avancé du moodboard, permettant un travail plus poussé !

A lire ou à relire, nos articles sur le travail collaboratif :