lundi 30 mai 2011

[Spotify] Mise à jour logiciel - ce qui va changer pour vous

Depuis deux semaines, le logiciel de streaming musical Spotify fait couler beaucoup d'encre avec ses nouvelles conditions d'utilisation. Nous avons le plaisir de retrouver Justine qui a testé pour Digitives cette nouvelle version afin que vous puissiez y voir plus clair.

Le logiciel de streaming musical s’est doté d’une mise à jour qui va changer beaucoup de choses pour les utilisateurs. Tout natif digital qui se respecte n’a pas pour habitude de payer pour écouter de la musique streamée, l’article concernera donc les uilisateurs “free” ou “open”, cibles principales de ces changements majeurs.



Le contrat Spotify

Depuis quelques jours, à l’ouverture du logiciel Spotify, on vous propose de signer un contrat (si vous ne vous engagez pas, vous êtes invités à quitter les lieux). Puisque la majorité des utilisateurs acceptent sans rechigner les conditions d’utilisation souvent sans même prendre le temps de les lire, par ennui, par manque de temps ou parce que le langage juridique est barbant, nous avons décrypté et résumé pour vous les grandes et petites lignes du dit contrat.

  • Vous devez garantir votre majorité (18 ans), ou si vous n’avez pas l’âge requis, vous devez demander l’autorisation à un tuteur.  (cf article 1)
  • En signant, vous approuverez le fait que Spotify puisse entièrement reformuler son contrat, retarifer ses produits, et vous resterez engagés même si une telle modification intervient après signature.
  • Spotify se réserve le droit de supprimer votre compte s’il suspecte des activités frauduleuses et ne remboursera aucun achat effectué depuis le logiciel (musique et compte payant). (cf article 15)
    Un contrat qui vous notifie simplement le peu de droits que Spotify vous octroie et beaucoup de mises en garde et d’interdits.

Ce qui va changer pour vous

Depuis le 5 mai 2011, Spotify a restreint l’écoute d’un même titre à 5 fois. Ainsi, si vous voulez avoir la possibilité de l’écouter une sixième fois, il faudra payer.

A tous les utilisateurs du service non payant, vous avez désormais une limite horaire quant à la lecture des titres en streaming correspondant à 20h d’écoute. A noter l’apparition d’une jauge située au-dessus de votre liste de contact vous indiquant le temps restant. 20h d’écoute, c’est déjà pas énorme, mais si on fouille dans la FAQ Spotify, on se rend compte que le vice est poussé à l’extrême :

Lorsque vous créez votre compte vous recevez 20 heures d’écoute - cela équivaut à écouter 25 albums ou 300 titres chaque mois ! Vous serez crédité de 5 heures chaque semaine dès la première semaine dans la limite 20 heures maximum.

Si vous aviez l’habitude d’utiliser Spotify durant vos soirées, si tant est qu’elles durent plus de 5h, il va falloir revenir à l’ancienne méthode.

Spotify, comme nouvelle bibliothèque musicale

Dans la plus récente mise à jour, le logiciel vous propose d’importer votre bibliothèque musicale,  (c’était-à-dire vos fichiers MP3), Spotify se transforme alors en simple lecteur audio, vous avez la possibilité d’écouter vos propres MP3 en mode hors connexion. Nous avons testé la lecture de MP3 via Spotify afin de vérifier si la promesse “Nous ne diffusons pas de publicité audio lorsque vous écoutez vos propres fichiers.” était bien tenue. C’est bien évidemment faux, nous avons eu le droit à 3 pubs identiques en 30 minutes d’écoute de fichiers locaux. L’avantage ici, c’est que lors de la lecture de vos propres fichiers, le temps d’écoute n’est pas comptabilisé. L’intérêt de Spotify est d’évincer petit à petit tous les autres lecteurs audio.
Pour l’instant, lorsque l’on importe un CD sur son ordinateur, Spotify n’apparait pas dans la liste des lecteurs installés sur votre machine, mais on peut d’ores et déjà choisir manuellement Spotify comme lecteur par défaut.

Vous pouvez créer des listes de lecture avec vos fichiers locaux et les partager. Les autres utilisateurs pourront les lire si l’équivalent de vos MP3 existe dans la base de données Spotify.

Un logiciel qui aspire à détroner iTunes

Spotify se lance dans la synchronisation espérant au mieux inquiéter le géant iTunes. Vous pouvez donc synchroniser vos listes de lecture et votre iPod en quelques clics, mais également importer votre musique en passant par votre dossier “musique personnelle” sur Spotify.

Attention cependant à la première synchronisation qui comporte des risques que Spotify se garde de dévoiler. Un backup sur iTunes est donc nécessaire.

Premier hic et non des moindres, au branchement, on voit apparaître à l’écran : “Cliquez sur le bouton “Vider l’iPod et synchroniser avec Spotify” pour transférer les fichiers.”.
Si vous avez comme nous, passé des heures à classer vos albums via iTunes, avec tag et images appropriées, vous ne cliquerez pas.

Dans la foire aux questions, on nous prévient que les films, les livres audio et les émissions TV seront supprimées. (Normal quand on sait que Spotify ne propose que des fichiers musicaux). Seuls les podcasts semblent épargnés en les faisant passer pour de la musique. Si vous synchronisez vos podcasts via Spotify, ils apparaitront d’ailleurs dans l’onglet “musique” de votre iPod.
Si vous jonglez avec plusieurs ordinateurs, attention, le logiciel Spotify ne garde pas en mémoire vos musiques personnelles et à chaque synchro sur une autre machine, votre bibliothèque disparaitra. (Sauf si vous avez la même sur chaque ordinateur, mais quel intérêt ?)

Quid des tag et cover art ? Spotify garantit la cohérence des tags sur les titres achetés via Spotify et si c’est possible (on connait ses limites) sur les fichiers locaux. 
Pour ceux qui ne peuvent choisir entre l’un et l’autre, sachez que vous n’avez même pas le choix, si vous avez synchronisé votre iPod avec Spotify, et que vous souhaitez revenir sur iTunes pour compléter votre bibliothèque, il faudra d’abord vider toute la musique synchronisée via Spotify (et inversement). Marrant !

Spotify a du chemin à parcourir avant de convaincre quiconque de basculer sur son logiciel et d’abandonner iTunes. Peut-être qu’une mise à jour est nécessaire pour garantir une certaine stabilité ? Une chose est sûre, il reste peu d’intérêt à l’utilisateur “free” ou “open” d’utiliser un tel service.

Justine P.

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