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lundi 24 juin 2013

StageIt, vos artistes préférés en concert live sans quitter votre canapé !

Lancée officiellement en 2011 lors du célèbre festival américain SXSW, StageIt est une plateforme en ligne permettant aux artistes musicaux d'organiser des concerts en live quelque soit l'endroit où ils se trouvent.  Seuls pré-requis pour participer : l'artiste doit être muni d'un ordinateur équipé d'une webcam et d'un micro. Les internautes, en s'acquittant d'une poignée d'euros, ont eux la possibilité de voir jouer en live leur groupe préféré sans même quitter leur canapé.


Evan Lowenstein, fondateur de cette start-up basée à Los Angeles, explique vouloir offrir une nouvelle expérience musicale aux artistes comme au public à travers des événements uniques et intimistes.
Loin des concerts organisés dans des salles grandes comme des stades, StageIt privilégie la proximité entre les artistes et leur audience notamment grâce à l'intégration d'un espace de discussion à côté de la vidéo retransmise en directe. En effet, pendant toute la durée de la performance, les internautes qui assistent au concert en ligne peuvent partager leurs réactions, demander à l'artiste de jouer une chanson particulière ou encore de faire un rappel. Autant d'interactions qui demeurent limitées pour le spectateur lors d'un concert ordinaire.


Le fonctionnement 

Les artistes sont libres de fixer le prix, la date et la durée de leur concert. Ces derniers sont rémunérés en "notes" par les internautes, une monnaie propre à la plateforme (10 notes = 1$). En plus des gains gagnés avec la vente de billets, les artistes peuvent proposer du merchandising (ex: cd dédicacé) mais également recevoir des pourboires de la part des internautes grâce au bouton "tip the artist". Loin d'être accessoire, ce système de récompense représente plus de 60 % des revenus générés sur la plateforme. Alors que la musique est bien souvent téléchargée illégalement, les internautes qui ont acheté leur billet sur StageIt pour au maximum 5 dollars dépenseront en moyenne un total 13$, avec cette fonction de pourboire.


Sur le montant des recettes engrangées par les artistes, la plateforme prend entre 17% et 37% selon le succès du concert. Un pourcentage qui lui permet de couvrir ses frais de fonctionnement ainsi que le paiement des licences lorsque les artistes jouent des reprises.
Pour les artistes, outre l'expérience d'un live hors du commun, les recettes générées sont loin d'être négligeables en comparaison avec les infimes gains qu'ils peuvent recevoir des plateformes de streaming (ex: Spotify paie 0,005 $ par chanson écoutée).

Avec déjà plus de 800 musiciens qui se sont déjà produits sur la plateforme et une dizaine de nouveaux concerts chaque jour, le fondateur de StageIt compte bien faire élargir ce concept à d'autres domaines comme le stand up, le sport ou encore la cuisine !

mercredi 3 octobre 2012

Evergig : quand le crowdsourcing vous permet de revivre vos meilleurs concerts

Finies les longues heures passées à écumer le net pour retrouver des vidéos tremblotantes au son saturé du concert légendaire auquel vous avez assisté la veille. Grâce au tout nouveau service Evergig, les vidéos de concert sont à portée de main, avec un son de qualité HD. Décrytpage de ce concept innovant avec en prime l'interview de ses fondateurs.

Le principe

Evergig est le fruit de la rencontre entre le crowdsourcing et la musique live. La plateforme propose aux internautes de revivre un concert à travers les vidéos de spectateurs qui ont pu filmer les meilleurs moments.


Une fois uploadées sur le site, ces vidéos sont synchronisées pour ne faire qu'un seul et même live ayant pour particularité d'être en constante évolution au fur et à mesure que de nouvelles sources viennent s'ajouter.

A la différence d’un live enregistré de manière plus traditionnelle, Evergig propose, au travers de ces vidéos filmées par les spectateurs à l'aide de leurs smartphones, une plus grande immersion, et une dimension participative.

Le Fonctionnement

Sur Evergig, chaque concert se construit à partir de vidéos crowdsourcées, l’internaute est donc invité à partager les morceaux qu’il a pu filmer. Pour ce faire, il lui suffit de se connecter à la plateforme et d’uploader sa vidéo en indiquant au passage le nom de l’artiste, le lieu et la date de concert.

Pour garantir un rendu de qualité qui puisse retranscrire au mieux l'ambiance du concert, l'équipe d'Evergig a développé une technologie capable de synchroniser l'ensemble des vidéos uploadées par les utilisateurs. Cette intelligence artificielle permet d'extraire les meilleurs plans de ces vidéos et d'offrir un live vu depuis les quatre coins de la salle. A ce traitement d’image, Evergig ajoute un son HD, récupéré auprès des ayant-droits, pour un rendu plus qualitatif.

Côté interface, tout a été prévu pour revivre le concert dans les meilleures conditions :


  • Une barre de lecture intuitive vous permettant de sélectionner rapidement un morceau joué.
  • Les fonctionnalités phares de partage sur les réseaux sociaux
  • L'embed pour diffuser le live sur votre site web

Le collectif Digitives a eu l'opportunité d'interviewer les fondateurs d'Evergig depuis New-York pour en savoir plus sur cette plateforme atypique :

Comment est née l’aventure Evergig ?  Qui sont ses fondateurs ?
Les prémices d'EVERGIG remontent à 2 ans et demi mais Arthur Dagard et Guillaume Jouannet se sont rencontrés à lécole des Gobelins en 2001 et dirigent depuis 6 ans une agence de communication. Confrontés très jeunes à la puissance du web, ils ont par ailleurs une forte expertise dans le domaine de la musique (créateur de label et ancien musicien), et de l'image (spécialiste de la vidéo, et professeur d'interactivité).


D’où vous est venue l’idée de ce concept ?
L'étincelle a eu lieu lors d'un concert à Bercy. La scénographie du show incluait un mur de points lumineux, et vu du fond des gradins, ce mur et la foule ne formaient qu'un, tant était impressionnant le nombre de téléphones brandis par les spectateurs. S'est alors posée la question du devenir de toutes ces vidéos. Le problème avec les vidéos filmées par le public pendant les concerts est majoritairement d'ordre sonore. Si la qualité des capteurs s'améliore à chaque génération d'appareils, il n'en va pas de même pour les micros, souvent bien en mal de retranscrire proprement la prestation. C'est pour cette raison qu'aujourd'hui, 60 à 70% des séquences filmées par les spectateurs de concerts finissent oubliées au fond d'une carte mémoire ou sont carrément supprimées. Les 30 à 40% restant devenant ce que nous appelons des vidéos orphelines, perdues parmi des millions de vidéos de lolcats ou de chiens skateboarders sur les plateformes de partage; Nous avons donc souhaité créer le premier canal de diffusion de concerts mêlant son professionnel HD et vidéos crowdsourcées.

Vous avez développé une IA dont le but est de synchroniser les meilleures vidéos des spectateurs pour obtenir le concert “idéal”, pouvez-vous nous en dire plus sur cette technologie ?
Sans dévoiler les détails, l'AI agit en plusieurs temps.  Elle synchronise tout d'abord toutes les vidéos postées avec la bande son. Puis elle analyse plus d'une douzaine de critères chaque seconde de chaque séquence afin de n'en extraire que le meilleur, et finalement, en tenant compte du style musical et du type de salle, monte le concert. De plus à chaque fois qu'une nouvelle vidéo est uploadée, elle est susceptible de remplacer une antérieure de qualité moindre.  Et le process est bien évidemment 100% automatisé.

Avez-vous une équipe qui filme également le concert ?
Pas du tout et c'est ici l'un des points de différenciation entre EVERGIG et une captation classique : Mise à part des équipes qui tractent à l'entrée des salles des concerts partenaires afin d'expliquer le concept durant les premiers mois, nous n'avons aucun besoin d'être physiquement présents : le son HD nous est envoyé par le management des artistes via une interface web dédiée, et les contributeurs ont juste à se rendre sur evergig.com pour uploader leurs vidéos.

Comment sont gérées les questions de droits d'auteur relatifs aux concerts ?
Contrairement à certaines plateformes, nous avons la volonté depuis le début de rémunérer les différents acteurs, et afin d'y arriver au mieux nous nous sommes rapprochés d'une société spécialisée dans la gestion internationale des droits dans l'univers numérique.


Comment réagissent les ayant-droits face au projet ? Est-il facile de nouer des partenariats ?
Pour une majorité écrasante, les réactions sont très positives. Au delà du coté spectaculaire induit par notre service, nous proposons aux ayant-droits de les rémunérer alors qu'aujourd'hui, il est très rare qu'ils entrevoient le moindre euro. Aujourd'hui nous multiplions les rencontres et les accords avec les principaux acteurs de l'industrie en France mais aussi en Royaume-Uni ou aux Etats-Unis où nous sommes actuellement.

Quel est le type d'appareil le plus utilisé par les contributeurs pour filmer les concerts ? Appareil photo ? iPhone ? Smartphone android ?
Pour le moment nous recevons majoritairement des séquences shootées avec des iPhones puis des appareils android, mais certains fans se donnent les moyens et il nous arrivent très fréquemment de recevoir des vidéos filmées avec des reflex haut de gamme.

Quels conseils donneriez-vous aux passionnés de concerts qui souhaiteraient eux aussi contribuer avec une vidéo ?
EVERGIG montre que tous les passionnés de concerts sont de (très) bons vidéastes. Le conseil primordial est de tenir son téléphone à l'horizontal et non verticalement, et d'éviter surtout de passer de l'un à l'autre au cours d'une même séquence. De plus, le caractère social et participatif d'EVERGIG, rend toute vidéo potentiellement intéressante, même si celle-ci ne dure que 30 secondes.

Vous avez pour projet de sortir une application iPhone qui permet de filmer et d'envoyer automatiquement les concerts sur le site d'Evergig, pouvez-vous nous en parler ?
L'app iPhone sera effectivement disponible très prochainement (début novembre). Indépendamment de permettre le visionnage des concerts sur iPhone, elle permet surtout d'optimiser l'expérience utilisateur des contributeurs. En effet, inutile de transférer les vidéos sur un ordinateur, l'upload vers EVERGIG s'effectuant directement dans l'app. Plus besoin non plus de renseigner les champs 'date', 'ville', 'salle' et 'artiste' qui seront remplis par défaut grâce aux datas du téléphone. Et de part son ergonomie, l'app "incite fortement" le contributeur à tenir sont iPhone l'horizontalement.

Quels sont les développements que vous souhaiteriez donner à Evergig dans le futur ? 
EVERGIG est né par et pour les concerts, et va continuer, au fil des mois, à enrichir l’expérience offerte aux internautes. Après l'iPhone app début novembre, une app Android sera disponible début 2013. Nous travaillons aussi actuellement afin d'être présents sur les TV connectés à moyen terme.
Mais les domaines du possible pour une AI telle que la notre sont très vastes, et nous travaillons d'ores et déjà à son utilisation dans plusieurs domaines autres que la musique live.



Mélanie G.

lundi 6 août 2012

The Smallest Gig, la petite scène qui fait bouger Sydney

The Smallest Gig ou le plus intime des concerts, est un projet qui s’est concrétisé en 2011. Né du triste constat que les groupes locaux émergents n’avaient pas suffisamment de visibilité scénique à Sydney, Holly Rakin-Smith et Eloise Boutry ont crée une véritable communauté composée d’une part, de fans de musique et d’autre part, de groupes ayant l’envie de partager leur art. Comme son nom l’indique, The Smallest Gig a pour vocation de rassembler un petit public dans des endroits intimes aux allures de “private party”. Un jardin, un salon, un garage ou un toit, décorés de bougies, de lampions, et agrémentés d’un catering fait-maison, deviennent le temps d’une soirée, le berceau d’un partage musical hors du commun.

(photo : Rohan Venn)
Holly et Eloise nous ont accordé une interview afin de nous éclairer sur l’importance du web et des réseaux sociaux sur la promotion de leur concept.

The Smallest Gig ou l’art de créer une nouvelle scène à 17 000 km de chez nous

Digitives- Comment assurez-vous la promotion de vos événements ? Utilisez-vous les réseaux sociaux tels que Facebook ou Twitter ? 

Eloise- 
Facebook est jusqu’à maintenant notre principal outil de communication pour toucher le plus grand nombre. Les médias traditionnels tels que la presse et la radio nous ont aidé à mettre en lumière notre concept. Le bouche à oreille a également joué son rôle, les personnes qui assistent à un de nos événements en parlent ensuite à leurs amis, ce qui, je pense, est la plus simple et naturelle des promotions.

Holly- Facebook est super pour promouvoir des événements et rester en contact avec la communauté, mais le meilleur moyen de communication reste néanmoins le bouche à oreille. Les concerts se font dans des petites salles à l’ambiance intimiste, ce qui offre une expérience unique aux spectateurs qui s’empresseront de la partager avec leurs amis. Je dirais qu’environ 50% du public, à chaque concert, connaissent déjà le concept. Facebook est important pour le partage des vidéos et photos des soirées.

The smallest gig 'Winter' (photo : Peter Cagnacci)


Digitives- Pensez-vous que les réseaux sociaux ont un impact sur la fréquentation des concerts ?


Eloise- Je pense que les réseaux sociaux ont eu un impact positif comme négatif. Ces nouveaux moyens de communication permettent de rester davantage au courant de ce qui se passe, plus particulièrement quand il s’agit d’événements "indés”. Grâce aux réseaux sociaux on peut également suivre l’actu de ses groupes préférés, recommander des concerts à nos amis etc. Mais dans un même temps, ces outils nous rendent aussi plus casaniers et donc moins susceptibles d’assister à des événements ! On peut désormais “joindre” une multitude d’événements en un clic sur Facebook sans garantie d’y aller vraiment. Je pense que la fonction "événement" a ses limites, les utilisateurs se sentant toujours anonymes, un effort de communication envers eux doit être produit, plus qu’un simple envoi d’invitations.

Holly-  Oui, il y a effectivement des bons et mauvais côtés ! Je pense que les réseaux sociaux ont rendus les gens plus difficile à motiver quand il s’agit d’un concert de musique. Les invitations à des concerts ou festivals leur sont livrées sur un plateau d’argent, plus personne n’a besoin de mettre le nez dehors pour aller s’en procurer. Les réseaux sociaux permettent néanmoins d’offrir un plus grand éventail d’événements et de toucher un public plus large.

Digitives- Vous vous servez de Facebook comme outil pour trouver vos lieux de concert, avez-vous beaucoup de retours positifs ? Quels sont les endroits les plus insolites qu’on ait pu vous proposer ?

Eloise- On se sert effectivement de Facebook pour dénicher des lieux de concerts mais nous demandons aux gens de nous contacter par message privé s’ils ont des bonnes adresses à nous recommander. Nous avons à cœur de créer une relation de confiance avec notre communauté. Quand quelqu’un nous propose sa maison pour accueillir un événement, nous organisons une première rencontre; pour prendre un verre et mettre nos idées en commun. Je pense que cette étape est cruciale pour assurer le bon déroulement de tout événement. Donc oui, Facebook est clairement un très bon outil pour mener à bien ce genre de projet ! Les gens sont partants pour offrir leur aide pour que ce genre de soirée perdure. Je n’ai pas d’endroits bizarres qui me viennent en tête mais que des souvenirs de concerts aux lieux extraordinaires ! Nous avons pu organiser une soirée à Sydney dans une maison avec vue sur le Harbour Bridge, d’autres ont vu le jour dans de très anciennes bâtisses, une dans un magnifique entrepôt où des artistes y avaient élu domicile, on y accédait par une cage d’escalier sombre, couverte de graffiti et des anciennes passerelles en métal. C’était comme un labyrinthe sauvage à travers une jungle de béton pour se retrouver soudainement au cœur d’une pièce rustique éclairée à la bougie.

The Smallest Gig 'spring' (photo : Tessa Campbell)

Holly-
Facebook s’avère très utile, particulièrement quand on cherche un lieu pour notre prochain concert. La recherche de l’hôte représente la partie la plus importante de notre travail : trouver quelqu’un qui accepte d’ouvrir sa porte à des inconnus et partager ce lieu le temps d’un concert. Une fois, une personne nous a proposé une immense terrasse sans jamais nous envoyer une photo du lieu en question... ça aurait pu être cool !

Digitives- Comment dénichez-vous les groupes qui participeront aux Smallest Gigs ? Les artistes vous contactent-ils par le biais des réseaux sociaux, et inversement ?

Eloise- Trouver des groupes est vraiment la partie la plus fun, je pense même qu’il s’agit d’un art à part entière. Certains artistes nous contactent via Facebook ou nous envoient leurs démos par email, pour les autres, nous les trouvons en nous immergeant au cœur de la scène locale. The Smallest Gig est née de notre passion pour la musique live. J’ai passé d’innombrables soirées à écouter des groupes jouer, à découvrir les artistes montants de Sydney, à suivre les groupes de mes amis...  Il faut sans cesse se tenir au courant de la scène locale pour ensuite créer une programmation harmonieuse tout en mélangeant les genres musicaux pour donner une couleur particulière à chacun des concerts. Il s’agit vraiment de créer une alchimie. Une grande de notre travail consiste à  échanger par email avec les groupes qui nous intéressent mais également à écouter la musique qu’ils nous envoient et voir ce qu’on peut en faire.


Holly- La plupart des groupes de la scène indé de Sydney utilisent leur propre fanpage comme support pour diffuser leur musique. Beaucoup de programmateurs musicaux  jugent le talent de ces artistes par la qualité de leur démos postées sur Facebook ou Bandcamp. Notre approche est plus pragmatique, on se déplace beaucoup pour découvrir les groupes en live même si l’un des premiers contact avec un artiste en particulier se fera par le biais d’un lien ou d’une recommandation d’une de leurs pages.

Digitives- Vos concerts sont accompagnées de très belles vidéos, 27 au total, pouvez-vous présenter ce concept ? 

Holly- L’enregistrement vidéo de nos concert s’est fait naturellement. L’après-midi de notre premier événement, j’ai croisé un de mes amis qui est réalisateur (Jake Terrey) et je l’ai invité à la soirée, depuis lors, il a filmé tous les concerts et monté une véritable équipe ; Fin Lizzy s’occupe également du tournage et du montage. The Smallest Gig leur offre une liberté des plus totales. Ils peuvent tester de nouvelles techniques et démarches créatives sans les restrictions imposées dans le cadre d’un contrat commercial. Les vidéos jouent un rôle prédominant dans le concept de The Smallest Gig. Nous avons à cœur d’immortaliser l’ambiance de chaque soirée, mais aussi d’offrir un souvenir inoubliable aux artistes qui ont participé. Le but de ces films est de proposer une vitrine de notre travail, accessible aux amateurs de musique du monde entier. Les gens peuvent alors revivre ces instants et partager les performances et vidéos de nos artistes avec le plus grand nombre.

(photo : Peter Cagnacci)

Digitives- Dans votre présentation, vous faites allusion à "l’emprise de l’ère numérique sur la musique", ne pensez-vous pas qu’internet est un outil incontournable pour les groupes et artistes musicaux en quête d’un public plus large ?

Eloise- Ce qu’on veut dire par cette phrase, c’est que la manière de consommer la musique a radicalement changée avec l’avènement du numérique. Sans être une mauvaise chose, une rupture s’est néanmoins faite entre la représentation physique du processus créatif musical et l’auditeur. La magie opère lorsque l’on se trouve dans le même lieu qu’un artiste en pleine performance musicale car la musique, plus qu’un simple son, est une combinaison de sonorités, d’émotions du musiciens et du public évoluant dans un même environnement. Il s’agit d’une expérience scientifique inédite où tous les ingrédients fusionnent pour donner une atmosphère unique. C’est ce que l'on aspire  à créer, capturer et partager. Internet reste un outil exceptionnel qui a complètement métamorphosé l’industrie musicale. Sans l’aide d’internet, nos concerts n’auraient jamais pu voir le jour. Nous avons pu découvrir de nouveaux groupes, les contacter pour promouvoir nos évènements et les partager en ligne etc. De nos jours, les artistes peuvent devenir mondialement connus sans quitter leur chambre ! L’idée me plait mais un équilibre s’impose, la musique doit pouvoir exister à travers différents supports, autrement on risque d’en perdre la magie.


Un grand merci à Holly et Eloise pour leurs retours enrichissants et longue vie à leur projet !
La fan page / Les vidéos des concerts 

Justine P. & Mélanie G.

mercredi 7 mars 2012

[Musique] 3 plateformes innovantes pour prolonger votre expérience live

Fini le temps où l'on uploadait à la hâte des extraits de concerts filmés avec son smartphone, les internautes sont de plus en plus nombreux à plébisciter des contenus dont la qualité sonore et visuelle leur offrent une immersion musicale des plus totales. L’expérience “live” ne se cantonne donc plus aux salles de concert car une fois le rappel fini et les lumières rallumées, les internautes mélomanes se retrouvent  pour partager et revivre les meilleurs moments sur la toile. Justine, notre spécialiste des nouvelles tendances musicales, a déniché pour vous les meilleures plateformes pour une immersion 100% live.

Grand Crew

Ce site français donne le ton avec son slogan “Watch Live Music”. Crée en 2008, Grand Crew brille par son contenu musical grâce à une mine d’informations utiles pour préparer son concert.
L’excellente rubrique Agenda, qui couvre tous les concerts parisiens, permet notamment de se renseigner sur les groupes en tournée et de se procurer des billets.


Les provinciaux ne sont pas en reste puisque le site propose de revivre en intégralité les concerts couverts par le crew. L’atout charme réside en la diversité musicale (de Cocoon à General Elektriks en passant par Zombie Zombie) mais également en la diversité géographique (des Transmusicales de Rennes à Clermont Ferrand). Chacun s’y retrouve.

La qualité audio et vidéo, ainsi que celle du montage prennent tout leur sens en plein écran. Des dizaines de vidéos sont ainsi disponibles gratuitement ou moyennant finance pour vivre ou revivre un concert. Les concerts en direct sont payants (à partir de 2,49€).


La recherche affinée par type (concert, session, interview), par genre musical (blues, folk, rock) ou encore par artiste rend le site agréable et facile à utiliser.

La rubrique “Actu” décrypte les nouveautés en matière de concert, le tout agrémenté d’une playlist Spotify pour permettre à l’utilisateur de faire des découvertes et réserver ses soirées.

En plus d’être un outil d’utilité publique, le site se dote d’une myriade de rédacteurs proposant des reviews d’albums, de clips et d’artistes. De quoi assouvir votre soif de découverte !


Arte Live Web

La chaine de télévision franco-allemande a mis à disposition un outil de visionnage de concerts via la plateforme Arteliveweb. La chaine et ses nombreux partenaires (vidéastes, salles de concerts, artistes) offrent ainsi gratuitement des vidéos de qualité en direct ou en différé (disponible selon la durée autorisée régie par les droits). En plus des concerts, on peut y trouver des pièces de théâtre et des spectacles. L’objectif de la chaine est de rendre accessible la culture à une génération de Digital Natives qui n’a pas forcément les moyens financiers ou l’habitude de sortir. Le site surfe sur la tendance sociale en invitant les utilisateurs à créer un profil avec la possibilité de personnaliser sa page. Les internautes peuvent donc partager leurs goûts et interagir par chat.

L’expérience utilisateur se voit facilitée par ses moyens de recherche (vidéos les plus vues, mieux notées), l’accès à divers classement par genres et lieux est également appréciable.


Pour inaugurer le lancement de son application sur les terminaux mobiles, la plateforme a offert début février le concert à l’Olympia du groupe britannique Arctic Monkeys. L’application a été téléchargée 13000 fois ce jour-là et 51000 utilisateurs ont pu visionner le concert en direct. De quoi encourager les vidéastes à soumettre leur projet et ainsi garantir une longue vie à ce projet culturel.



Pandora, célèbre précurseur américain de streaming musical se lance dans les reportages vidéos fin 2011. En s’alliant à la marque Budweiser, le site propose une série de concerts intimistes et gratuits pour ses membres. En plus du concert, le site offre des Live Reports de concerts à base d’extraits, d’interviews de groupes et de fans.


Une collection de mini vidéos est en ligne et permet de prolonger l’expérience live. Le lieu et les invités n’ont pas été sélectionnés au hasard. En effet, le site dispose des statistiques et les a mis à profit. Ainsi, il a été constaté que les membres de la communauté étaient 25% à aimer au moins une chanson du groupe Dawes, et 30% à leur dédier une station de radio. C'est ainsi grâce à ces utilisateurs que la ville de Portland a remporté l'organisation du premier concert.

A ce jour, deux évènements ont été couverts :
Les montages vidéos valent le coup d’oeil et le concept de mise à profit des statistiques d’écoute est sans conteste une idée en or. Les fans sélectionnés méticuleusement selon leur degré de fanitude est également un bon moyen de déjouer le sort pour espérer faire partie des heureux invités. Puisse l’équivalent français Deezer faire de même.

Justine P.

lundi 9 janvier 2012

[Résolutions 2012] #2: Ne pas rater les évènements culturels de l'année

Qui n'a jamais eu à faire ce triste constat, celui d'avoir raté le concert de son artiste préféré ? Manque de temps ou d'informations, les raisons sont multiples et les frustrations au rendez-vous. Le collectif Digitives, après vous avoir donné les clés pour tenir votre première résolution, vous propose les meilleurs outils pour être toujours au courant des évènements immanquables de l'année 2012.


Live

Très simple et efficace, cette application vous permet de suivre en un clin d'oeil les dates de tournée de vos groupes préférés. Le principe de Live : rechercher pour vous les concerts prévus des artistes que vous aurez pris soin de lister. Pour ce faire, vous pourrez soit rechercher manuellement dans la base de données de l'application ou scanner la bibliothèque musicale de votre ipod.


Une fois vos artistes musicaux enregistrés, l'application collecte les dates de tournées et vous permet même de créer des alertes pour ne pas rater les concerts à venir !

Téléchargez gratuitement Live sur iPhone, iPod et iPad


Gigbox


Voici une application qui ravira les utilisateurs de terminaux Android. Avec Gigbox, retrouvez tous les concerts de vos artistes préférés et partagez vos meilleurs moments live. A l'installation de l'application, deux choix s'offrent à vous : 
  • l'inscription classique avec la création d'un compte Gigbox
  • l'identification via votre compte Last.fm 
Après avoir renseigné votre lieu de résidence, l'application recense tous les évènements prévus à proximité de chez vous. Elle vous guidera également pour vous y rendre grâce à l'intégration de GoogleMaps. Pendant le concert, passez en "live mode" pour échanger avec les autres spectateurs, partager vos impressions et même noter la performance.


A ne pas rater, la section "live mode screen" qui vous permettra de retrouver toutes les photos prises lors du concert.

Téléchargez gratuitement Gigbox sur Androit Market




Et pour ceux qui ne sont pas équipés d'un smartphone, voici un site qui trouvera sa place dans vos favoris ! 20H59 est un agenda culturel très complet permettant de rechercher les événements culturels à ne pas manquer par lieu géographique et thématique.

Mélanie G.

vendredi 14 octobre 2011

[Focus] Connan Mockasin, l'exploration musicale

De sonorités éthérées en paroles oniriques, le jeune musicien néo-zélandais Connan Hosford, leader du groupe Connan Mockasin, nous entraîne dans sa pop psyché et expérimentale.

Connan Mockasin en concert à la Laiterie le 7 octobre


Connan Mockasin est très certainement la révélation de 2011. L'album Forever Dolphin Love, paru en mars dernier, est une exploration dense, délicate et exaltée d'un univers musical poétique peuplé de figures surnaturelles. Porté par une voix haut-perchée, parfois miaulante, jamais criarde, le disque se teinte de sonorités exotiques et électroniques. Une originalité que l'on retrouve dans leurs clips, à l'exemple des très décalés "It's Choade my Dear" ou "Forever Dolphin Love".



Mais le groupe sait aussi se faire acoustique, notamment lors d'un de ses derniers concerts, à Strasbourg. La performance a pris une coloration plus énergique, et les modulations vocales de Connan Hosford des accents plus terriens. Au sein du groupe qui l'accompagne, on retrouve d'ailleurs Samuel Eastgate, leader du groupe Late of the Pier, également connu pour ses fantaisies vestimentaires sur scène.


Retrouvez le groupe Connan Mockasin avec It's Choade my Dear et Melgumi the Milkyway Above dans nos playlists de septembre de d'octobre.

Stéphanie M.

lundi 23 mai 2011

Strasbourg-Chicago, le live report #1

Après un démarrage énergique dans le cadre intimiste de la galerie Stimultania, le festival Strasbourg-Chicago affichait complet vendredi soir. Les sets du groupe de pop aquatique Roméo & Sarah et des chicagoans du Jon Drake Quartet ont électrisé l'audience.



La première partie des Strasbourgeois Roméo & Sarah a posé les bases d'une soirée rythmée et passionnée. Portées par la voix délicate de Sarah, les chansons pop de leur premier album, Vecteurs & Forces, nous ont transporté dans leur univers empreint de poésie… A l'instar du groupe Unfair To Facts, en concert la veille aux côtés des Jaime Rojo, la signature musicale de Roméo & Sarah repose sur une mosaïque de sonorités transcendée par des boucles de guitare.

Quant au Jon Drake Quartet, il n'a pas failli à sa réputation, et a mis le feu à l'audience, tout comme lors de la première édition du festival. Avec ses compositions entraînantes aux sonorités issues des racines profondes de la musique folk. Le quartet a su très rapidement emporter le public dans la frénésie de ses mélodies sautillantes mais teintées de mélancolie. A noter, la participation de Sarah aux percussions pour le désormais célèbre Rattles and Snakes.
Le groupe a offert un final en apothéose avec l'interprétation acoustique d’un de leurs “tubes” en plein coeur d’une audience conquise.

Si vous les avez manqués à la galerie Stimultania, retrouvez le Jon Drake Quartet le 24 mai au Café des Anges en compagnie de Secretive et les Jaime Rojo le 28 mai à l'Artichaut avec Away From Luka.

Notre galerie photo du concert Jon Drake Quartet + Roméo & Sarah (copyright Yves Gendrault pour Digitives) :

  

Digitives