lundi 6 juin 2011

Altly, nouvelle alternative à Facebook ?

En décembre dernier, nous vous présentions Diaspora*, l'alternative "éthique" au géant Facebook. Un pari fou que s'étaient lancé 4 étudiants américains tout juste diplômés, déterminés à créer un espace de partage où l'utilisateur serait maître de ses données. Sans même avoir écrit une ligne de code, l'équipe a réussi à réunir suffisamment de fonds pour concrétiser ce projet grâce à une vidéo mise en ligne sur le site Kickstarter, destiné au crowdfunding.


Cependant, un an après le coup d'envoi, Diaspora n'en est qu'à sa version Alpha et ne semble donc pas être encore en mesure d'inquiéter son grand rival.
A l'heure où Diaspora publie son bilan annuel et se concentre sur la traduction de son site vers plus de 51 langues, un nouveau réseau social émerge se réclamant lui aussi, comme l'alternative à Facebook.



Baptisé Altly, le site essuie déjà de vives critiques sur le choix de son nom, jugé difficile à prononcer et peu lisible par les internautes. A défaut de faire l'unanimité sur la dénomination, Altly peut s'appuyer sur la renommée de son fondateur Dimitri Shapiro à qui l'on doit la création de Veoh (plateforme de partage de vidéo) et la participation au développement de Myspace Music.

A l'instar de Diaspora*, Shapiro souhaite cloisonner de manière hermétique les différents types de relations que nous avons avec nos contacts. Il s'agit alors d'éviter le mélange des genres en contrôlant la diffusion de ses contenus grâce à des filtres personnalisables. Une stratégie à l'opposé de celle de Facebook qui a rendu le contrôle de ses données de plus en plus complexe.



En autorisant les amis de nos amis à visualiser nos photos ou messages par défaut, la majeure partie des utilisateurs ne sait plus réellement à quels contacts leur vie privée est exposée.
Le fondateur d'Altly déplore donc la pression continuelle subie par l'utilisateur de Facebook le poussant à partager au plus grand nombre ses contenus et cela à travers une multitude de canaux. Et pour s'assurer que l'internaute touche une audience des plus larges, Facebook se charge de lui trouver de nouvelles connaissances, même des plus lointaines.
En prenant la moyenne de 130 amis par utilisateur, Shapiro explique qu'en conservant les paramètres par défaut mis en place par Facebook l'internaute ne partage plus ses contenus avec 130 contacts mais bien avec 16 900 "amis d'amis".
Shapiro met également en lumière la stratégie mise en place par Facebook pour contrôler nos interactions sur des sites web externes.
De plus en plus de sites web ont désormais recours à la gestion des commentaires par le biais de Facebook's Comments, pour sa mise en place très peu complexe. Seul hic, l'internaute doit obligatoirement être connecté à son compte Facebook pour pouvoir ajouter un commentaire.
Ainsi, quand l'utilisateur commente, le réseau social enregistre le commentaire, l'associe au compte et alerte ses "amis" de ce nouvel ajout.
Facebook bouleverse ainsi la notion de vie privée non plus au sein de son réseau mais sur l'intégralité de la toile.

Que propose Altly ?

Parmi les engagements du réseau social :
  • l'utilisateur a le contrôle total de ses données personnelles et peut les modérer grâce à des paramètres accessibles
  • l'utilisateur décide des contenus hebergés et fixe librement la durée de mise en ligne de ses informations 
  • l'utilisateur reste le seul juge concernant le partage de ses contenus avec autrui
  • l'utilisateur doit pouvoir supprimer ses données de manière irréversible.


Quelle différence entre Diaspora* et Altly ?

Difficile de trouver des disparités entre les deux sites rivaux de Facebook, tous deux pronant une approche plus éthiquedu réseautage. Difficile également de savoir si ces sites réussiront à émerger et à fédérer une communauté suffisamment importante pour pouvoir inquiéter Facebook.
Face au scepticisme exprimé par la majeure partie des internautes à l'égard de son site, Shapiro répond :


What are our alternatives?  If we don’t like what Facebook is doing, what can we do about it? Well, herein lies the problem.  There are NO serious alternatives at this time.  For every Coke there is a Pepsi, for every Ford there is a Chevy, for every PC there is a Mac and for every Facebook there is…. a void!  Facebook has such overwhelming power that practically no one believes that trying to build an alternative is possible.

La présence d'une alternative semble donc imparable, reste à savoir quel site se démarquera du lot.
Réponse dans les prochains mois...

Mélanie G.

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