vendredi 9 septembre 2011

Street art, l'activisme de la génération Y


Le vendredi est le rendez-culturel sur le blog des Digitives avec cette semaine, l'arrivée d'une nouvelle thématique consacrée au
Street Art, un mouvement artistique né avec la Génération Y. Mais avant de s'intéresser plus particulièrement à l'un de ses protagonistes, le collectif  vous propose un petit préambule pour mieux comprendre cette forme artistique très atypique.



Banksy, Invader, Miss Tic, des noms qui sont passés de l'anonymat de la rue à la reconnaissance internationale en une dizaine d'années.
Leur point commun ? Ils sont artistes et ont pour terrain de jeu la rue. Flirtant avec l'illégalité, ils redécorent votre espace urbain en une fraction de seconde à l'aide de pochoirs, d'affiches ou de stickers. Aucun d'entre eux ne pourra vous garantir la pérennité de leurs oeuvres. Ephémères, ces formes artistiques sont toutes exposées dans la même galerie : la rue.

Barry McGee, NYC, 2010

Mouvement artistique contemporain, le street art apparait dans les années 70 aux Etats-Unis sous la forme de graffitis. Des messages et signatures habillent très rapidement les murs de Brooklyn ou du Bronx laissant une empreinte visuelle au mouvement musical phare de la contre-culture : le hip-hop.
Aussi, nombreux sont ceux qui réduisent, à tort, l'art urbain au graffiti. Or ce mouvement est de plus en plus définit comme "post-graffiti" voire même  "néo-graffiti" pour son éclectisme tant sur sa forme d’exécution que sur ses motivations.
Purement esthétique ou contestataire, le street art métamorphose l'espace urbain, se le réapproprie et questionne la société dans sa globalité.

Banksy, 2010

Depuis les années 90 et grâce à l'explosion d'internet, l'art urbain fait figure de mouvement artistique précurseur pour son rayonnement  international. Réalisées la plupart du temps sous couvert de l'anonymat, les oeuvres s'affichent désormais en ligne et plus récemment au sein même des musées. Longtemps qualifié de pur vandalisme, le street art a su gagner ses lettres de noblesses avec des artistes encensés par la critique tels Banksy et Shepard Fairey. Tous deux sont réputés pour leur activisme avec des oeuvres subversives traitant des dérives de la société avec des messages très percutants. 

Alors que Banksy ne souhaite être associé à aucune organisation ou entreprise, Shepard Fairey a lui développé une nouvelle forme de street art à des fins promotionnelles appellée "street marketing".


HOPE, le poster du candidat Obama et son créateur Fairey

Preuve en est avec la création du poster "HOPE" pour la campagne présidentielle officielle d'Obama. Un visuel fort qui est désormais passé à la postérité.

Autant d’interprétations et de modes opératoires qui montrent bien que l'espace urbain est une source intarissable d'inspiration. Rendez-vous la semaine prochaine pour un premier portrait consacré à un des artistes de ce mouvement !

Mélanie G.

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